Emilie Moutsis : Livrée nue
Emilie Moutsis nous à envoyé son travail il y a quelques semaines. Nous avons aimé et l’avons questionnée. Emilie Moutsis maltraite les mots des autres.
Emilie Moutsis nous à envoyé son travail il y a quelques semaines. Nous avons aimé et l’avons questionnée. Emilie Moutsis maltraite les mots des autres. Nous publions les siens. Découverte d’une jeune artiste parisienne qui a des choses à dire.
Sur la page de présentation de ton site tu expliques que tu a été coordinatrice artistique dans l’évènementiel, que tu es née avec deux dents, que tu as deux enfants, que tu as grandi à Saigon, que tu es tombée amoureuse et que tu as grandi dans une banlieue rouge dans les années 70. Si tu nous remet tout ça dans l’ordre ça donnerait quels titres de livres ?
Vipère au poing, mon enfance a été délicieusement torturée…
L’écume des jours, l’amour me meurt en général…
Forcément L’amant,pour les origines…
Moi, Christiane F, une adolescente tourmentée…
L’humble vérité aka Une vie , pour la livraison épisodique de bribes de ma vie, sans fards ni paillettes…
Tu dessines sur des livres de Poe, Sartre, Irving, comme une nécessité de noircir leurs pages avec des dessins. C’est un rituel sacrificiel ? L’envie de désacraliser le livre ou de lui donner une autre naissance ?
Mon histoire familiale s’inscrit déjà dans un rapport privilégié aux livres, je les utilise aujourd’hui comme matière première pour inscrire mon action. Je m’approprie le livre instinctivement, en plus du caviardage, je m’attaque à la matière pour la creuser, la sculpter, je vais y chercher les secrets enfouis, je ne raille plus je fouille…
Lorsque l’on découvre ton travail on s’aperçoit que tu es aussi amoureuse des mots que des images. L’un ne va pas sans l’autre ?
Je ne suis pas amoureuse des mots, j’en supprime plus que j’en sauve. J’utilise les survivants pour livrer un secret. Les images s’imposent d’elles-même, mes dessins sont un canal de lecture supplémentaire, un autre chemin pour appréhender l’histoire… Parfois plus cool, apaisant une tension… D’autres fois non…
Quand on a vu tes « Caviardises », on n’a pu s’empêcher de penser aux surréalistes et aux lettristes. Ou as-tu été chercher tes inspirations ?
J’ai toujours eu un vif intérêt pour l’illustration, de l’ultra-précieux au carrément gore… Mais c’est un rapport privilégié au graffiti qui m’a inspirée pour recycler la violence dans la création. Forcément je me nourris des surréalistes et des lettristes mais aussi de toutes les images du Grand Tout. Je suis boulimique en fait…
Sur ta chaîne vimeo on découvre une série de petits films sonores pris pendant l’élaboration de tes Caviardises, sorte de journal intime de tes inspirations créatives. On a l’impression que tu cherches à faire une œuvre dans l’œuvre ou une œuvre de ta propre œuvre. Pourquoi tout expliciter ? Ne penses tu pas que le mystère de la création doit rester flou ?
Je trouve que l’observation d’un travail, d’une démarche sous toutes ses coutures est infiniment riche. La gestation fait partie intégrante de l’oeuvre, dans ce sens la mise en abîme devient la base du processus créatif. Je n’ai pas le sentiment ni la volonté d’expliquer mais tant mieux si tout est limpide, ne reste qu’à se laisser glisser dans les méandres.
Peux-tu nous expliquer le concept de ton expo « Livrée nue » ?
Pour cette première mise à l’air à Paris, j’ai annexé une librairie, je me suis installée avec ma valise, mes objets persos, mes œuvres, mes vidéos et une installation vidéo de Donnie Nasko. Simplement montrer le chemin d’une femme vers sa libération, avec son corps comme cheval de Troie. Je me suis foutue à poil, à peine camouflée dans les voiles des Hauts de hurlevent…
L’adresse est l’information. Une coalition que rien ne réunissait descend ce mardi soir devant Bercy pour demander des moyens d’adaptation au dérèglement climatique dans le budget 2027. Ils ont regardé où étaient les décisions.
Le précédent record était de 98 journées, en 2018. Il a été égalé le 13 septembre, dépassé le 14, porté à 100 ce 15 septembre. La répartition mois par mois dit où le record s’est joué, et ce n’est pas en juillet.
La Boring Company lève 3 milliards en série D, menés par les Émirats. Sequoia suit, Andreessen Horowitz suit, Temasek suit. La valorisation a été multipliée par quatre depuis 2022. Le produit promis en 2013 n’existe toujours pas.
La police à 11h30 sur les Champs. Les universitaires à 12h30 place Jussieu. Les électriciens dans leurs centrales. Le climat à 19h30 devant Bercy. Huit heures d’écart entre le premier cortège et le dernier, et pas un mètre de trottoir en commun.
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Neuf millions d'inscrits à la loterie, 480 000 billets, 35 000 personnes samedi soir. Le retour de Céline Dion est le plus gros événement live français de l'année. Il se joue dans une salle rebaptisée le 1er juillet par un fournisseur d'énergie, et que le rival de son producteur veut acheter.