Fidel Castro : Un cauchemar dans un rêve
Nous ne poserons pas la question que tout rédacteur, que tout journaliste fait sienne depuis des temps immémoriaux : « Qui es-tu, Fidel Castro ?
Nous ne poserons pas la question que tout rédacteur, que tout journaliste fait sienne depuis des temps immémoriaux : « Qui es-tu, Fidel Castro ? ». Non. L’auteur de ces lignes a, pour une fois chez ce type de personnage, envie de sortir de l’ornière politique pour ne s’intéresser qu’à la vie d’un « Lider » aux insondables tourments. Voyageur solitaire, dictateur sanguinaire, Fidel Castro a rythmé son époque comme une salsa du démon. C’est l’histoire de celui qui fut, au début, l’équivalent de l’Abbé Pierre un cigare à la main. Défenseur des plus pauvres, Fidel (appelons-le par son petit prénom, petit clin d’œil aux groupies du vieil homme) mit son incontestable verve oratoire au service des deshérités de son époque. Très vite séduit par le chant des sirènes politisées, il convoite avidement un siège de député. C’est ainsi que, comme le dit très bien Machiavel, le personnage se déshumanise lentement. Ironie de l’histoire, le combat de sa vie était de déloger un tyran. On voit, dans « Fidel Castro, l’album photos » (éditions de la Table Ronde, 11€50) des images le représentant fièrement, armes à la main, cœur en bandoulière. Ce même cœur qui toqua à la chambre de la vilénie pour faire l’amour avec elle, entretenant une liaison éternelle avec la dictature. Nous sommes en 1959. Nous sommes loin des armes, loin des guerres. Je vois Fidel Castro et son enfant, Fidel Junior, lors de l’enregistrement d’une émission de télévision américaine. Ce regard un peu naïf que ne peut dissimuler une fierté, celle de l’appartenance biologique, génétique. Je ne sais ce qu’est devenu son fils, je me concentre sur ce regard, portant en son sein un amour inconditionnel, une trace brillante dans la pupille du bonheur. Un père aimant, mais si inconsistant, si infidèle, gérant l’amour comme un vase de cristal sur le dos d’un éléphant. Un amant, aussi, cumulant les femmes, les prenant avec passion, les abandonnant cruellement. C’est un peu cela, entre autres choses (comment résumer une vie en un papier ?) qui rend Fidel Castro détestable. Détestable mais fascinant.
Fidel Castro, l’album photos – Editions de la Table Ronde, 11€50, dans toutes les librairies normales et révolutionnaires.
Enfance, services publics, argent et pouvoir : 21 articles documentés, plus les nouveautés de l’Oracle.
Une transmission frauduleuse de données a été reconnue. Une offre de vente visant environ 700 dossiers à 300 000 dollars a ensuite été signalée. Entre incident établi et publicité de criminels, chaque mot compte.
Le corps d’un ancien agent municipal a été découvert dans un local du stade des Rigondes. La durée exacte de sa présence reste à établir. Au-delà de l’effroi, il faut examiner le suivi des bâtiments et préserver la dignité d’une vie que nous ne connaissons pas.
La mise en cause d’un éducateur marseillais oblige à regarder l’organisation de la protection. Vérifier les antécédents des adultes est nécessaire. Donner à chaque enfant un interlocuteur extérieur, accessible et durable, doit devenir une exigence tout aussi concrète.
La France compte moins de naissances, et le débat cherche des coupables. L’hypothèse d’une contradiction entre compétition économique et soin mérite mieux : regarder le temps, le logement et la liberté réelle de devenir parent.
Avec La Dislocation, paru le 24 septembre, l’historien choisit le dialogue pour saisir un monde qu’il juge en fragmentation. L’annonce ouvre une question plus vaste : à quelles conditions une pensée qui prédit accepte-t-elle d’être mise à l’épreuve ?