Gabriel Matzneff : Mais la musique soudain s’est tue
Parce qu’il est le nouveau Stendhal de notre siècle. L’air de rien Gabriel Matzneff a su se faire une place indélébile dans le paysage littéraire français.
Pourquoi lui ? Parce qu’il est le nouveau Stendhal de notre siècle. L’air de rien Gabriel Matzneff a su se faire une place indélébile dans le paysage littéraire français. Non sans fracas il est vrai. Mais l’auteur De le rupture et d’Ivre de vin perdu revient aujourd’hui pour notre plus grand bonheur avec un nouveau tome de son journal, Mais la musique soudain s’est tue. Et il n’y a pas ici que le titre d’élégant, comme le dit lui-même l’auteur : « Être élégant, c’est respecter les autres; c’est aussi se respecter soi-même. » Et ce n’est ni plus ni moins ce que fait ce rebelle des lettres françaises depuis plus de cinquante ans.
Où le lire ? Idéalement en Italie pour fuir le spleen de Paris. Mais dans votre lit c’est bien aussi.
Le passage à retenir par cœur ? « Je suis Gabriel Matzneff. À quinze ans, une fille préfère un amant écrivain à un amant banquier, mais lorsqu’elle en aura trente elle épousera le banquier. » (…) « Je ne crois pas à la colère de Dieu, mais je crois au charme du diable. Les coups qui me sont donnés (par le milieu littéraire) sont destinés à me pousser au désespoir ou à la clochardisation. »
A qui l’offrir ? A Jean-Luc Lahaye, en plusieurs exemplaires.
Gabriel Matzneff, Mais la musique soudain s’est tue. Journal 2009-2013, Gallimard.
Enfance, services publics, argent et pouvoir : 21 articles documentés, plus les nouveautés de l’Oracle.
Une transmission frauduleuse de données a été reconnue. Une offre de vente visant environ 700 dossiers à 300 000 dollars a ensuite été signalée. Entre incident établi et publicité de criminels, chaque mot compte.
Le corps d’un ancien agent municipal a été découvert dans un local du stade des Rigondes. La durée exacte de sa présence reste à établir. Au-delà de l’effroi, il faut examiner le suivi des bâtiments et préserver la dignité d’une vie que nous ne connaissons pas.
La mise en cause d’un éducateur marseillais oblige à regarder l’organisation de la protection. Vérifier les antécédents des adultes est nécessaire. Donner à chaque enfant un interlocuteur extérieur, accessible et durable, doit devenir une exigence tout aussi concrète.
La France compte moins de naissances, et le débat cherche des coupables. L’hypothèse d’une contradiction entre compétition économique et soin mérite mieux : regarder le temps, le logement et la liberté réelle de devenir parent.
Avec La Dislocation, paru le 24 septembre, l’historien choisit le dialogue pour saisir un monde qu’il juge en fragmentation. L’annonce ouvre une question plus vaste : à quelles conditions une pensée qui prédit accepte-t-elle d’être mise à l’épreuve ?