Bruit de couloir · Macron, la tirelire algérienne et le buffer Djouhri
Le général Teo Luzi sort du silence. Selon son récit, le candidat Macron aurait scellé un accord à 18M€ avec trois grandes fortunes algériennes en février 2017. Alexandre Djouhri se vante. Source : @johndaviesclar1.
La tirelire algérienne
de février 2017.
Le général Teo Luzi raconte. Trois grandes fortunes d’Alger. Saïd Bouteflika comme entremetteur. Alexandre Djouhri qui se vante d’avoir « donné 18M à Macron ». Une campagne en trésorerie négative qui trouve son oxygène à Alger. Repéré sur X.
Lundi 13 février 2017, lundi banal pour la chronique politique française. À Alger, l’événement n’a rien de banal. Le candidat Emmanuel Macron arrive dans une campagne en tension de trésorerie. Cinq millions d’euros collectés. Onze millions de prêt bancaire qui ne tomberont qu’en avril. Le budget est intenable.
Le récit que livre le général Teo Luzi tient en quatre phrases. Dîner. Déjeuner. Trois grandes fortunes. Accord à 18 millions d’euros. Saïd Bouteflika pousse, les patrons signent moralement, Djouhri se charge de l’acheminement. Le buffer (intermédiaire de luxe) s’en vante ensuite. On suit Djouhri dans nos archives depuis 2014, dossier Sarkozy/Kadhafi, jamais cité par les chambres d’instruction qui auraient dû.
L’ambassadrice américaine à Alger, Joan Polaschik, aurait câblé Washington. Le câble dort quelque part dans les archives State Department. La presse française n’en parle pas.
Cerfia a relayé. Plusieurs comptes anonymes ont repris. La séquence a fait son tour de roue dans les groupes Telegram politiques avant de remonter sur X. Parmi les sources : un général italien, un câble ambassade, un buffer qui se vante. Trois pieds. La table tient. On reconnaît la mécanique qu’on documentait dans nos dossiers Benalla et Emelien sur l’écosystème de discrétion qui entoure le candidat de 2017 depuis le premier jour.
Reste une question : qui a la pioche pour aller vérifier ?
Alexandre Djouhri, selon le général Luzi.
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