45 699 paris sportifs avec l’argent de la ville : l’ex-maire du Kremlin-Bicêtre Jean-Marc Nicolle jugé 8 ans après sa mise en examen
45 699 paris sportifs
avec l’argent de la ville.
Commençons par les chiffres, puisque tout, dans cette affaire, est affaire de compteur. Jean-Marc Nicolle, ancien maire du Kremlin-Bicêtre, comparaît devant le tribunal correctionnel de Créteil. L’accusation lui reproche d’avoir détourné un montant total d’environ 223 353 euros, essentiellement consacrés aux paris sportifs. Le nombre de mises retrouvées : 45 699. Quarante cinq mille six cent quatre vingt dix neuf paris. La période courrait, selon le dossier, de janvier 2013 à novembre 2017.
Les qualifications, parce qu’elles disent l’ampleur supposée : abus de confiance et recel, escroquerie, favoritisme, corruption passive et trafic d’influence, blanchiment aggravé. Il aurait, dit l’accusation, contourné les règles de la commande publique et utilisé de fausses factures pour alimenter sa pratique du jeu. Il est jugé, pas condamné. La présomption d’innocence vaut ici aussi, et je la maintiens, même quand le réquisitoire des faits donne le tournis.
Il y a, dans ce dossier, une mécanique presque trop parfaite pour être vraie. Un élu, censé gérer l’argent de tous, qui le ferait glisser, mise après mise, vers des plateformes de paris. 45 699 fois. On imagine mal l’addiction sans imaginer aussi l’aveuglement collectif qui l’entoure, les circuits comptables, les signatures, les regards qui ne voient rien. Une ville ne se fait pas vider par un seul homme sans une longue chaîne de distractions.
L’Archive ne préjuge pas du verdict, c’est au tribunal de Créteil de dire ce qui tient. Mais elle retient la leçon du calendrier. Quand la délinquance dite en col blanc met 8 ans à atteindre une salle d’audience, pendant qu’un vol de portable est jugé en comparution immédiate, on apprend quelque chose sur la justice à deux vitesses. Le compteur du parieur s’est arrêté en 2017. Celui de la justice, lui, tourne encore.
HYPOTHESIS · PROPHECY · NUMBER
Le dirigeant d’Anthropic redoute un scénario de cyberattaque massive à six ou douze mois. L’alerte s’appuie sur un incident documenté, mais son échéance reste une projection.
Le Nouvel Obs rapporte deux tentatives de rachat restées sans suite. Derrière le prix proposé pour Brut, un enjeu de distribution : atteindre les lecteurs qui ne commencent pas leur journée devant CNews.
La Lettre rapporte la découverte d’un composant STMicroelectronics dans les débris d’un drone frappant Kyiv. La présence d’une puce ouvre une enquête sur la chaîne commerciale ; elle ne suffit pas à identifier l’auteur du contournement.
Des accès professionnels interrompus compliquent le travail documentaire. Le SPDC, la publication des actes et le versement des taxes sont des maillons distincts : leur état mérite une information précise.
Et si le moi était une organisation plutôt qu’un chef ? La Société de l’esprit propose de comprendre l’intelligence par des mécanismes multiples. Une hypothèse féconde, pas une preuve que la conscience n’existe pas.
Un biplan parti de Cuers s’est écrasé le 13 septembre à La Londe-les-Maures. Son pilote Patrick Féron et sa passagère sont morts. Les causes restent indéterminées.