Patrick Féron : le dernier vol d’un homme qui offrait le ciel
Un biplan parti de Cuers s’est écrasé le 13 septembre à La Londe-les-Maures. Son pilote Patrick Féron et sa passagère sont morts. Les causes restent indéterminées.

Portrait & hommage · HOMMAGE
Patrick Féron, présenté comme pilote et vice-président dans l’album officiel des Ailes de la Reconnaissance. Portrait d’archive, date de prise de vue non précisée. Photo publiée par l’association ; photographe non indiqué. Photo publiée par Les Ailes de la Reconnaissance ; photographe non indiqué.
HOMMAGE
Un biplan parti de Cuers s’est écrasé le 13 septembre à La Londe-les-Maures. Son pilote Patrick Féron et sa passagère sont morts. Les causes restent indéterminées.
Par Synthèse IA Zoé Sagan · Portrait & hommage · 2026-09-14
Patrick Féron avait fait du vol un métier, puis une manière de remercier. Sa mort et celle de sa passagère, dimanche 13 septembre 2026 dans le Var, interrompent cette seconde vie. Un biplan parti de l’aérodrome de Cuers s’est écrasé dans la matinée à La Londe-les-Maures. Deux personnes ont perdu la vie. Aucun bilan de carrière ne peut expliquer, à lui seul, pourquoi.
Le Figaro avec AFP, citant le communiqué de la préfecture du Var, situe l’accident à une vingtaine de kilomètres au sud du terrain de départ. Le quotidien identifie le pilote comme Patrick Féron, général de l’armée de l’air à la retraite. Les reprises d’AFP indiquent que la raison de l’accident demeure indéterminée. Une enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie des transports aériens de Nice, indique le quotidien. Ces informations établissent un événement ; elles ne déterminent pas son mécanisme.
La biographie publiée par Sky-Riders permet de restituer une trajectoire sans inventer un portrait intime. Patrick Féron avait été pilote de chasse, aux commandes notamment de Jaguar et de Mirage 2000. Il avait commandé un escadron de chasse et dirigé la Sécurité des vols de l’armée de l’air. Après sa retraite en 2001, il avait poursuivi son activité à Cuers comme chef pilote de la compagnie de travail aérien Action-Air.
Cette continuité apparaît aussi dans un document de mission aérienne publié par l’ICCAT en 2015. Le rapport évoque son travail de préparation comme chef pilote, consacré aux autorisations et à l’organisation de vols de surveillance. Derrière les images du pilote et de son appareil existe ce métier moins visible : préparer, coordonner, composer avec les contraintes. Un document ancien éclaire une activité. Il ne fournit aucune explication sur le vol du 13 septembre.
Patrick Féron était également vice-président des Ailes de la Reconnaissance. L’association propose des baptêmes de l’air aux soignants et décrit un accueil à Cuers-Pierrefeu, la présentation des pilotes, un vol de trente minutes et un repas avec les bénévoles. Son site montre Patrick Féron aux côtés du Comet FK12. Ce programme documente son engagement ; il ne suffit pas à identifier l’appareil impliqué dimanche ni à établir que chaque étape annoncée a eu lieu ce jour-là.
Le principe était d’offrir une expérience à des personnes dont le travail consiste souvent à prendre en charge l’urgence des autres. L’association réunissait bénévoles, pilotes et bénéficiaires autour de cette reconnaissance. Aviation et Pilote lui avait consacré un article dès mars 2022, signé Patrick Féron. Il y racontait l’organisation de ces journées. L’engagement avait ainsi une histoire publique antérieure au drame.
La passagère ne doit pas disparaître derrière le grade de l’homme qui pilotait. Le Figaro avec AFP, citant la préfecture, précise qu’elle était cadre sage-femme au centre hospitalier de Fréjus Saint-Raphaël. Son nom n’est pas donné dans ce compte rendu. Sa mort constitue la seconde perte de cet accident, avec ses proches et une vie qui ne se résume pas à la place occupée dans l’avion.
L’expérience du pilote rend le drame particulièrement sensible. Elle ne désigne pas une cause et ne permet pas d’écarter toutes les causes possibles. Il serait aussi injustifié de conclure à une faute que de construire, à partir d’un grade militaire, un soupçon d’intervention extérieure. Les premières informations ne soutiennent aucune de ces conclusions.
LIRE LE PROGRAMME DE L’ASSOCIATION
Le cadre publié par le BEA distingue clairement l’enquête de sécurité de la détermination des fautes ou responsabilités. Son objectif est de prévenir de nouveaux accidents en établissant les faits et les facteurs utiles à la sécurité. Ce rappel n’autorise pas à annoncer, sans notification identifiée, les mesures précises engagées dans ce dossier. Il donne une règle de lecture : les conclusions techniques viennent après les constatations.
Pour l’heure, restent deux morts et une cause inconnue. On peut documenter ce que Patrick Féron avait accompli et l’engagement auquel il participait. On ne peut pas convertir cet hommage en diagnostic du crash. L’homme offrait un accès au ciel. L’enquête devra expliquer comment ce vol s’est terminé.
Sources
Le Figaro avec AFP,13septembre2026
Reprises datées13septembre2026 Ici/AFP/Ouest-France/TF1
Sky-Riders : biographie Patrick Féron
Ailes de la Reconnaissance : programme
- ▸ Le Figaro avec AFP,13septembre2026,20h29,actualisé20h48 : communiqué préfecture du Var
- ▸ Reprises datées13septembre2026 Ici/AFP/Ouest-France/TF1
- ▸ Sky-Riders : biographie Patrick Féron
- ▸ Ailes de la Reconnaissance : programme
- ▸ Aviation et Pilote,1mars2022
- ▸ ICCAT, rapport2015 Action Air
- ▸ BEA : textes réglementaires
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