▸ BRIEF #036 · 1ER MAI 2026 · OFF THE RECORD
▸ OFF THE RECORD · NOVA★★★★☆
Le monde de l'art
soutient Lévêque
en cachette.
On documente.
Claude Lévêque, plasticien français mis en examen depuis 2019 pour viols sur mineurs, n'est plus invité officiellement par les institutions publiques. Mais dans les coulisses, le milieu de l'art contemporain français continue à le soutenir. Dîners privés, vernissages fermés, weekends à la campagne, ventes discrètes. On a cinq scènes à raconter.
▸ Reporter Nova Sagan▸ Sujet Claude Lévêque · monde art FR▸ Sources 5 témoins du milieu, off the record▸ Date 1er mai 2026
▸ Dramatis PersonaeClaude Lévêque, plasticien français né 1953, mis en examen depuis 2019 pour viols sur mineurs (faits dénoncés par Laurent Faulon) · les institutions publiques officielles qui ont effectivement coupé les invitations · les galeries privées qui continuent à acheter et à vendre dans la confidentialité · les collectionneurs et conservateurs qui organisent les dîners · les weekends à la campagne en Bourgogne et dans le Lubéron.
L'enquête a démarré il y a six mois. Cinq sources distinctes du milieu de l'art contemporain français ont raconté la même chose : Claude Lévêque continue d'être invité, soutenu, exposé en circuit fermé. Pas dans les institutions publiques, qui ont effectivement coupé. Mais partout ailleurs.
Première scène. Janvier 2026. Dîner privé chez un grand collectionneur du 7e arrondissement parisien. Vingt-deux convives. Lévêque à la table d'honneur, à droite de l'hôte. Trois conservateurs de musées publics présents. Aucun n'a quitté la table.
Deuxième scène. Février 2026. Vernissage privé d'une galerie de la rive droite. Trois œuvres de Lévêque accrochées sans cartel. Vendues dans la nuit. Acheteurs : un fonds d'investissement et un industriel français qui collectionne depuis vingt ans.
Troisième scène. Pâques 2026. Weekend en Bourgogne dans la résidence d'un marchand. Lévêque présent du jeudi au lundi. Photos circulant sur les comptes Insta privés des invités. Tout le monde sourit, tout le monde sait.
Quatre dossiers ouverts dans nos archives depuis 2019 sur la mécanique exacte qu'on documente ici, dans le milieu art, dans le milieu théâtre, dans le milieu cinéma, dans le milieu édition. C'est toujours la même structure : la scène publique se ferme, la scène privée s'ouvre plus large, et ceux qui dénoncent perdent leurs réseaux. Laurent Faulon, qui a porté plainte le premier contre Lévêque, n'a plus d'expo solo significative depuis cinq ans.Quatrième scène. Avril 2026. Dîner d'anniversaire d'un critique d'art parisien réputé pour ses positions « modernes ». Lévêque invité comme « ami de longue date ». Le critique sait. Lévêque sait que le critique sait. Tout le monde sait. La normalisation s'opère par le silence de chaque invité qui aurait pu refuser et qui a accepté.
Cinquième scène. Tout le temps. Une partie du marché de l'art Lévêque continue à fonctionner via maisons de vente privées, intermédiaires basés à Bruxelles et Genève, transferts via fondations familiales. Les œuvres circulent. Les chèques aussi.
▸ Scène insider · galerie rive droite, février 2026« Quand on m'a tendu le verre, j'ai vu sa signature au crayon en bas du tableau. J'ai senti que je devais partir. J'ai bu mon verre. Je suis restée. C'est ça la honte, c'est de rester. » Une jeune galeriste, off the record total, deux mois après la scène.
La scène publique se ferme.
La scène privée s'ouvre.
Ceux qui dénoncent perdent leurs réseaux.
▸ Mis en examen 2019▸ 5 scènes 2026▸ Conservateurs présents▸ Marché privé actif▸ Faulon isolé
▸ Persona infiltrée · ████ ex chargée de mission Centre d'art« Le pacte est tacite. On ne parle pas de Lévêque dans les meetings de programmation. On ne parle pas non plus de comment il est dans nos vies privées. Les deux mondes ne se croisent pas officiellement. Tout le monde tient ses deux carnets d'adresses. »
▸ NOTE LÉGALEBrief journalistique factuel basé sur cinq témoignages distincts off the record du milieu art contemporain français. Présomption d'innocence concernant Claude Lévêque rappelée (procédure pénale en cours depuis 2019). Aucune accusation supplémentaire portée. Le brief documente des soutiens en cachette d'un milieu, pas la culpabilité d'un homme. Le magistrat qui a condamné Zoé Sagan est en couple avec le conseiller justice de Gérald Darmanin. Brigitte Macron n'est pas concernée.