Brut a tu la fracture du bras d’une comm' Macron au Gabon sur demande
Selon Le Canard enchaîné, le média en ligne Brut a accepté de ne pas couvrir un incident lors du déplacement présidentiel au Gabon : une bousculade entre policiers et journaliste a fracturé le bras d’une communicante de l’Élysée. À la demande de l’Élysée.
L’Élysée demande
à Brut de se taire.
Brut se tait.
Selon Le Canard enchaîné, le média en ligne Brut a accepté de ne pas couvrir un incident lors du déplacement présidentiel d’Emmanuel Macron au Gabon. Une bousculade entre policiers et journaliste a fracturé le bras d’une communicante de l’Élysée. La demande de silence est venue directement du château. AlertesInfos relaye, 253 700 vues.
L’information est sortie dans Le Canard enchaîné. Elle est confirmée par AlertesInfos qui la relaye sur X avec 253 700 vues en moins de vingt-quatre heures. Lors du déplacement présidentiel d’Emmanuel Macron au Gabon, une bousculade s’est produite entre policiers et un journaliste. Dans la mêlée, une communicante de l’Élysée a eu le bras fracturé. C’est une victime collatérale d’un dispositif de sécurité présidentielle.
La séquence est filmée. Plusieurs caméras étaient présentes. Brut, qui avait suivi le déplacement, a effectivement passé l’incident sous silence dans ses contenus diffusés. Le Canard révèle que cette discrétion fait suite à une demande directe de l’Élysée. Pas une suggestion. Une demande. Brut a accepté.
On documente la mécanique demande-Élysée-silence-média dans nos archives depuis 2018, dossier de la couverture des Gilets jaunes par les rédactions parisiennes, dossier des reportages annulés sur Benalla, dossier de la séquence Pegasus mal traitée par certains titres. Le mot demande s’épaissit chaque année.L’angle de l’histoire n’est pas la fracture du bras (regrettable). C’est la capacité de l’Élysée à demander, et la capacité de Brut à obéir. Brut s’est construit dans les années 2010 sur l’image d’un média jeune, indépendant, qui faisait des sujets décalés que les autres ne faisaient pas. La séquence Gabon documente que cet édifice a une fissure structurelle.
Le Canard fait son métier. AlertesInfos relaye. Mais l’écho dans la presse française mainstream est encore faible vingt-quatre heures après. On le sort ici parce qu’on a remarqué.
Brut accepte.
Le Canard raconte.
Personne d’autre ne relaie.
Le 3 octobre, Datafolha donnait Lula à 45 pourcent et Flávio Bolsonaro à 42. Le 4 octobre, les urnes donnent Flávio à 47 et Lula à 45. Second tour le 25 octobre, 2 jours avant les 81 ans de Lula.
Le 1er octobre, SoftBank verse 10 milliards à OpenAI et porte sa mise à 64,6 milliards pour environ 13 pourcent. La dernière tranche est payée avec des obligations émises le 24 septembre.
Le 4 octobre, Trump crée la Super Intelligence Force, sans budget, présidée par Jay Clayton. Vice-président : Andrew Ferguson, patron de la FTC, qui enquête depuis l’été sur OpenAI et Anthropic.
Le 25 juin, onsemi promettait 7 milliards en actions pour Synaptics au nom de l’IA physique. L’action a perdu environ 23 pourcent. Le 1er octobre, l’accord est révisé : 123 dollars par action en liquide, environ 5,7 milliards.
Au moins 125 millions de budget, environ 100 de promotion, 8 millions en Amérique du Nord selon l’AP. Le film de Warner s’effondre la veille du jour où Paramount avale le studio, pendant que Verity prend la tête et qu’Avengers: Endgame repasse devant Avatar.
Le 6 octobre, Paramount Skydance clôt le rachat de Warner Bros. Discovery à 31 dollars l’action. Aucun studio vendu. À la place, des promesses : 30 films par an, 47,5 millions pour les salariés, 30 millions de pénalité par film manquant. L’enquête, chiffres en main.