Hors-Champ : l’exposition de Denis Robert à ne pas manquer
« En 2008, mes premières toiles à la Galerie W, craie blanche sur fonds noirs, creusent nos rapports à la finance. Elles marquent un territoire. Celui d’un homme pris dans la nasse. Mes images ressemblent à des toiles tissées par des araignées un peu spéciales. Je décris un monde dans le Monde, qui invente des règles, en abuse, dupe, viole, parie, en flux continu. La crise financière éclate au moment même de ma première exposition.

En 2011, fin du processus judiciaire. J’ai – on a – gagné « […] La Cour de cassation rejette de façon définitive toutes les demandes de la société Clearstream à l’encontre de Denis Robert, et relève l’intérêt général du sujet traité et le sérieux de l’enquête diligentée par lui. ». Il s’agit d’une jurisprudence, qui sert maintenant à la défense de la liberté d’expression des journalistes devant la justice.
Si on m’avait expliqué que de ce matériau, de ce combat, de cette enquête, j’allais produire de l’art hyper
contemporain… Si on m’avait dit que de cette histoire on allait faire une énorme BD… Et maintenant un film pour le cinéma…

2015. Je rends des comptes. Je continue à gamberger, à tracer, à explorer, à exposer. J’ai imprimé des pages de mes carnets de notes, des listings bancaires, des pensées sur toiles. J’ai franchi une barrière invisible. Je suis allé vers des espaces inconnus où je bataille avec des vides, des lignes, des châssis, des cartons, des épaisseurs, des mots, des encres et des couleurs. De cette matière, je finis par créer un langage.
Le hold-up est permanent. Prolétaires de tous les pays, munissons-nous d’armes indétectables. De courage et d’humour. L’investigation est un art. Soyons des artistes. Appelons cette exposition un plan hors-champ. Une enquête de sens et d’équité. Du « work » qui progresse. De mes premières impressions à ses cartons colorés, ses slogans biturés, ses Blankfein massacrés : huit années que j’avance dans ce brouillard épais avec la petite lumière de la Galerie W. »
Hors-Champ, Denis Robert – du 30 janvier au 15 mars
Vernissage Jeudi 29 janvier [19h-22h]
Galerie W – 44 rue Lepic, Paris










Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.