La Chalet Society à la recherche d’une conscience poétique

Si l’on prend pour argent comptant le mot de Paul Valéry, « un homme sérieux a peu d’idées. Un homme à idées n’est jamais sérieux. » Alors on peut définitivement dire que l’ancien patron du Musée de Tokyo, Marc-Olivier Wahler est un cabot loin de toute rigueur académique. Un homme libre qui a installé un musée éphémère (The Chalet Society) dans une école désaffectée de Saint Germain des Prés, pour y présenter ce qu’il nomme : The Museum Of Everything. Rien de moins que 500 œuvres d’artistes anonymes de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours.
Un musée ambulant destiné donc à ceux qui créent sans intention, sans éducation et sans célébration artistique. Comme quoi finalement innover ce n’est pas forcement avoir de nouvelles idées mais plutôt arrêter d’en avoir des anciennes. Et puis quoi, une idée qui n’est pas risquée vaut elle la peine qu’on l’appelle vraiment idée ?
Sur le site institutionnel, la CHALET SOCIETY est présenté comme un nouveau projet visant une réflexion sur l’institution artistique contemporaine. Réactive aux environnements artistiques les plus audacieux, la CHALET SOCIETY se conçoit comme une communauté à la recherche d’une « conscience poétique », notion développée par Saul Wahl Katzenellenbogen, élu en 1586 roi de Pologne : il ne régna qu’une seule nuit, mais eu le temps d’énoncer un certain nombre de prédictions, dont celle sur 2012 : « Une année charnière, sombre. Si une conscience poétique est développée, alors le ciel s’éclaircira ». La CHALET SOCIETY fédère une communauté d’artistes, de collectionneurs, de chercheurs et autres passionnés et se met à la recherche de cette « conscience poétique ».

Jusqu’au 16 décembre, la Chalet Society présente The Museum of Everything…pour recevoir une invitation officielle et visiter l’exposition, cliquez ici ou rendez vous sur www.musevery.fr



Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.