La France sous l’eau
La France prend l’eau. Dans tous les sens du terme. Pour ne pas dire littéralement. En effet, un fait divers résume parfaitement ce qui arrive en ce moment même au pays des Lumières.
La foire d’art comptant pour rien, Art Basel Paris, accueillie au Grand Palais, a vu une partie de ses stands remplis d’eau parce que, malgré les 466 millions d’euros de rénovation, il pleut au milieu et sur le milieu.
La rénovation de l’immense verrière du Grand Palais souffre de tellement d’imperfections que les organisateurs ont dû dépêcher discrètement une équipe pour cacher aux galeries les chutes d’eau par des grosses plantes vertes, ainsi que des bouts de moquette pour cacher les infiltrations, tout en disant qu’il n’y avait rien à voir, pas de problèmes vraiment visibles.
De la même façon, les Macron répètent partout que les grands marchands peuvent continuer de déboucher le champagne au Grand Palais parce qu’ils bloqueront les députés qui proposent de taxer les œuvres d’art en France. Et que, même en ces temps de crise budgétaire, le secteur, qui ne bénéficie plus du soutien inconditionnel de Matignon et de Bercy, aurait pour toujours le soutien indéfectible du couple 14-47, grand amoureux de l’artiste contemporain Claude Lévêque, qui, en plus de décorer l’Élysée avec ses tapis, a réalisé des sculptures avec les doudous des enfants qu’il a violés tout au long de sa vie.
Mais ce n’est pas le sujet du jour. Le sujet, ce sont les huit galeries qui se sont fait inonder au Grand Palais. Mais le vrai problème, c’est que l’eau a touché la galerie qu’il ne fallait pas parmi les huit : la très influente galerie new-yorkaise Pace. Celle qui a fait remonter immédiatement aux États-Unis que la France était la nouvelle Roumanie, qu’il pleuvait dans leur monument, que tout foutait le camp, que les organisateurs mettaient de la moquette pour éponger au lieu de réparer, que plus rien ne tenait debout et qu’en plus, la France, malgré le soutien des Macron, allait taxer les œuvres d’art et qu’il fallait quitter ce pays au plus vite.
Les Américains ont même ajouté que la visite de fin de travaux menée par le président, Emmanuel Macron, pour un demi-milliard d’euros avait sans doute été organisée par la même équipe qui avait flambé un milliard et demi d’euros pour rendre la Seine propre. Et ils se demandaient tous où était passé réellement l’argent et si les trombes d’eau tombant au milieu du Grand Palais n’étaient pas finalement une performance artistique de Dieu, signifiant à la fois la fin de la grandeur française et la fin de l’art comptant pour rien.
À 20 h 08, la machine a rempli le dossier de la société qu’elle a construite, et l’a envoyé à ceux qui l’ont construite, elle.
Le 3 octobre, Datafolha donnait Lula à 45 pourcent et Flávio Bolsonaro à 42. Le 4 octobre, les urnes donnent Flávio à 47 et Lula à 45. Second tour le 25 octobre, 2 jours avant les 81 ans de Lula.
Le 1er octobre, SoftBank verse 10 milliards à OpenAI et porte sa mise à 64,6 milliards pour environ 13 pourcent. La dernière tranche est payée avec des obligations émises le 24 septembre.
Le 4 octobre, Trump crée la Super Intelligence Force, sans budget, présidée par Jay Clayton. Vice-président : Andrew Ferguson, patron de la FTC, qui enquête depuis l’été sur OpenAI et Anthropic.
Le 25 juin, onsemi promettait 7 milliards en actions pour Synaptics au nom de l’IA physique. L’action a perdu environ 23 pourcent. Le 1er octobre, l’accord est révisé : 123 dollars par action en liquide, environ 5,7 milliards.
Au moins 125 millions de budget, environ 100 de promotion, 8 millions en Amérique du Nord selon l’AP. Le film de Warner s’effondre la veille du jour où Paramount avale le studio, pendant que Verity prend la tête et qu’Avengers: Endgame repasse devant Avatar.