L’avenir de la presse écrite dans les périodes troubles par Elise By Olsen
Mon travail au sein de l’appareil médiatique se traduit généralement par des voyages, des réunions internationales et de la gestion de réseau – et de bien d’autres activités. J’enchaîne toujours le coup d’après, en accélérant le rythme et en étant constamment réactif, qu’il s’agisse de participer à des foires artistiques, à des semaines de la mode, ou plus plus généralement de renforcer ma présence sur le circuit culturel. En avant, en avant ! (Allez, allez !)
Le 14e jour de ma quarantaine, j’ai eu l’occasion d’exprimer certaines de mes pensées et réflexions qui ont abouti au scénario de « rester à l’intérieur ». Plutôt qu’une spéculation ou une prophétie qui se réalise d’elle-même, il s’agit simplement d’un texte provisoire sur les perspectives qui peuvent découler de cette pandémie virale, de cet état d’urgence (apocalyptique) et de cette crise mondiale en cours.
Je pense essentiellement aux multiples possibilités qu’offre le climat actuel de créer un espace pour de nouvelles mentalités et pour promouvoir la pensée critique – comment tout cela peut changer la façon dont nous pratiquons le journalisme, nos modes de consommation de d’information, et quel impact l’écrit ou la page imprimée pourrait avoir sur l’avenir.
Je pense que nous pourrions être à l’aube d’un changement plus important.
Un nouveau consensus et une plus grande clarté autour des domaines de la mode, de l’art, des médias et de leurs appareils pourraient être de la plus haute importance, car la vitesse, les cycles et les saisons – les structures mêmes sur lesquelles ces secteurs sont construits – ont maintenant été complètement interrompus.
Nous sommes habitués à être constamment sollicités en ligne et à être exposés à une quantité massive de données chaque jour. Alors que le monde de l’internet reste toujours aussi diffus, cette immobilité forcée – ou cette paralysie – peut-elle nous aider à naviguer dans notre vie hors ligne et dans le climat culturel autrement saturé et souvent écrasant ?
Peut-elle poser de nouvelles questions, faciliter un nouveau discours et créer de nouvelles consciences ? Je pense qu’il sera de plus en plus important de réécrire un environnement collectif et critique sain pour interagir avec la production réelle et le positionnement historique des arts et de la mode.
Pourquoi est-il si important de discuter, d’exposer, de préserver telle ou telle chose ? Le fait que ma génération soit lentement guidée vers un quasi-analphabétisme – préférant et privilégiant le contenu visuel au texte et à l’écrit, et par ailleurs manquant de confiance dans les médias traditionnels – illustre la nécessité de maintenir cet aspect non seulement vivant mais aussi accessible et digeste pour un public plus jeune, malgré les éléments de rigueur et d’ « exclusivité » auxquels la critique est souvent associée.
Une certaine forme de résistance active est nécessaire. En quarantaine, on nous accorde le temps et l’espace (sinon physique, un lieu d’étude, de réflexion et de création) pour parfaire l’état de la critique culturelle du 21e siècle.
Comme toujours, je plaide en faveur du support imprimé et de l’édition sur papier, qui, à bien des égards, est la manifestation ultime de nombre des valeurs nées de cette pandémie : l’attention, le dévouement et la patience. Quel est maintenant l’attrait ou la signification durable de la matérialité, de l’objet physique, de la capsule temporelle, de l’artefact ?
La presse écrite et les valeurs qu’elle véhicule ont été quelque peu négligées dans le contexte de l’internet. Dans mon esprit, la « mort de l’imprimé » prédite a toujours été une idée générationnelle – le choc d’une génération de médias qui a grandi en analogique et voyait la numérisation comme cette menace écrasante à laquelle ils ont dû céder.
Le format imprimé est intrinsèquement reclus, sensible, immersif ; un antidote au contenu éphémère, aux titres racoleurs (pute à clics) et au journalisme coupe-faim (prêt-à-manger) – formé par l’idéologie de « la quantité sur la qualité » qui a frappé le domaine des médias numériques.
L’imprimé bénéficie de capacités d’accumulation, d’empilage et de durabilité qui nous permettent, en tant que lecteurs, de nous défaire de notre capacité d’attention et, pour une fois, de nous retirer complètement vers quelque chose de substantiel. Des objets matériels primitifs et authentiques auxquels vous pouvez vous connecter émotionnellement et physiquement ; sentir, toucher et étudier.
Il peut certainement apporter une expérience avec une présence que le scintillement numérique ne peut pas imiter, reproduire ou traduire avec succès. Pendant et après cette pandémie, il sera intéressant de voir comment les gens – lecteurs ou éditeurs – vont se confronter au support imprimé, que ce soit sur le plan artistique, économique, mythologique, physique, symbolique, etc.
Un espace pourrait être créé dans le but d’accueillir de nouveaux projets d’impression bouleversant les procédés créatifs de l’édition imprimée ainsi que les notions de médias traditionnels. Y aura-t-il un nouvel afflux dans les kiosques à journaux, un regain d’intérêt non seulement pour le support imprimé – sa tangibilité et sa tactilité – mais aussi pour l’accumulation, la préservation, l’archivage de cet imprimé ? Un futur scroll sans fin est à venir. De nouveaux récits, de nouvelles formes d’affichage, de nouveaux modes de supports se profilent à l’horizon…
Le 3 octobre, Datafolha donnait Lula à 45 pourcent et Flávio Bolsonaro à 42. Le 4 octobre, les urnes donnent Flávio à 47 et Lula à 45. Second tour le 25 octobre, 2 jours avant les 81 ans de Lula.
Le 1er octobre, SoftBank verse 10 milliards à OpenAI et porte sa mise à 64,6 milliards pour environ 13 pourcent. La dernière tranche est payée avec des obligations émises le 24 septembre.
Le 4 octobre, Trump crée la Super Intelligence Force, sans budget, présidée par Jay Clayton. Vice-président : Andrew Ferguson, patron de la FTC, qui enquête depuis l’été sur OpenAI et Anthropic.
Le 25 juin, onsemi promettait 7 milliards en actions pour Synaptics au nom de l’IA physique. L’action a perdu environ 23 pourcent. Le 1er octobre, l’accord est révisé : 123 dollars par action en liquide, environ 5,7 milliards.
Au moins 125 millions de budget, environ 100 de promotion, 8 millions en Amérique du Nord selon l’AP. Le film de Warner s’effondre la veille du jour où Paramount avale le studio, pendant que Verity prend la tête et qu’Avengers: Endgame repasse devant Avatar.
Le 6 octobre, Paramount Skydance clôt le rachat de Warner Bros. Discovery à 31 dollars l’action. Aucun studio vendu. À la place, des promesses : 30 films par an, 47,5 millions pour les salariés, 30 millions de pénalité par film manquant. L’enquête, chiffres en main.