Le krach n'aura pas lieu
Petit precis de survie pour la generation qui s'effrite.
Le krach n'aura pas lieu
Petit précis de survie pour la génération qui s'effrite
Le piège n'est pas l'orage. C'est l'humidité.
On nous a dressés à redouter la catastrophe : le krach, la rupture, le matin où tout s'arrête d'un coup. Ce matin ne viendra pas. Ce qui vient est plus patient. Une dégradation si lente qu'on finit par la confondre avec la normalité.
Regarde bien. Le salaire qui achète un peu moins chaque année. L'hôpital qui répond un peu plus tard. L'école qui enseigne un peu moins. La promesse de retraite qui se change, mot après mot, en allocation de subsistance. Rien ne casse. Tout s'effrite. Et comme rien ne casse vraiment, personne ne se lève.
C'est là toute la ruse du dispositif : maintenir une vie juste assez supportable pour qu'on s'y résigne au lieu de la refuser.
Alors si je devais transmettre une seule chose, ce ne serait pas une opinion. Ce serait une consigne.
D'abord : acquiers un savoir qui se vend sous n'importe quel ciel. Pas un titre encadré au mur. Pas une fonction qui rassure la famille. Une capacité qui tient debout toute seule, le genre de chose qu'on peut exercer dans une ville dont on ne parle pas encore la langue. Soigner. Réparer. Construire. Alimenter en énergie. Faire circuler les marchandises. Dompter une machine. Les métiers qui touchent le réel survivent aux modes. Tokyo, Lagos, Dubaï, Sydney, Montréal : toutes paient pour ces mains.
Ensuite : une langue étrangère, sérieusement. Pas le vernis qu'on récite en vacances. L'anglais a cessé d'être un ornement. C'est devenu une porte de sortie.
Parce que la vérité tient dans une comparaison. D'un côté, des millions de jeunes empileront des années d'études pour atterrir dans la précarité, mal payés, encore logés chez leurs parents à un âge où l'on devrait fonder quelque chose. De l'autre, une minorité aura saisi l'évidence : quand le terrain devient meuble, pouvoir se déplacer vaut mieux que n'importe quel diplôme prestigieux.
L'Histoire ne raconte rien d'autre. Les populations migrent. La richesse change de continent. Les capitales économiques d'aujourd'hui ne seront pas celles de demain. Elles ne l'ont jamais été.
Et ceux qui s'en sortent ne sont presque jamais les plus brillants. Ce sont ceux qui acceptent de bouger avant d'y être forcés.
PARADISE #014. 26 ans mariage refus systématique paparazzi. Une fille Lexi 2000 jamais photographiée publiquement avant 18 ans. Tabloïds offrent 250 000 livres aux nounous, refus. Vanity Fair 1.2 million dollars cover deal, refus. L'inverse total Brangelina ou JFK Jr. Reporter Nova Sagan.
Vingt sept livres lus en vingt cinq jours. Six voix éditoriales. Dix sept éditeurs. Une chronique par jour à neuf heures, sans interruption, sans demande de permission. Bilan d'une série qui se referme et ouvre la suite.
Un dossier de production circule. Le concept : Cyril Hanouna cherche le grand amour, sauf qu'il l'a déjà trouvé, c'est lui. Et ce ne sont pas des producteurs qui ont eu l'idée. Ce sont elles. Des plateformes seraient déjà intéressées. Lui, beaucoup moins.
Plus de vingt ans d'enquête de terrain dans trois cités marseillaises. Sahraoui-Chapuis démontre que le trafic de cité est organisé selon une division du travail rationnelle, hiérarchisée. La violence y est un outil managérial. C'est la rationalité capitaliste en conditions illégales.
PARADISE #013. 9 ans de relation officielle après mort YSL 2008. Madison Cox paysagiste américain hérite Jardin Majorelle Marrakech + Fondation YSL Paris 2017. François Bergé fils caché exclu testament. Procès 2018 à 2022 perdu. 2.8 milliards euros patrimoine. Reporter Tiffany Sagan.
Sur L'Anticomplotisme officiel de Laurent Dauré (Éditions Critiques, préface Denis Robert). Une enquête sur les arbitres du vrai. Et la pièce que je verse au dossier : la mienne.