« LES REVENANTS » : RESURRECTION DE LA SERIE FRANCAISE
Vous n’allez entendre parler que de ça aujourd’hui. Si vous n’étiez pas devant Canal + hier soir, vous allez vous sentir un peu déphasé avant de rattraper votre retard en rentrant chez vous.
Vous n’allez entendre parler que de ça aujourd’hui. Si vous n’étiez pas devant Canal + hier soir, vous allez vous sentir un peu déphasé avant de rattraper votre retard en rentrant chez vous. Évidemment, comme à chaque fois qu’on nous survend un produit télévisuel, on se méfie, mais Canal depuis plusieurs années s’est posé comme une valeur sûre (et on applaudit au passage le travail de Fabrice de la Patellière, à la tête de la fiction sur la chaîne cryptée). Et en ce 26 novembre, le phénomène Les Revanants est né. Quoi de neuf ? Trois fois rien. Pour la première fois, une série française réussie l’amalgame d’une intrigue à personnages multiples, d’une atmosphère assumée (le meurtre malsain, jamais vu à la télé, rappelle du Gaspar Noé), d’une réalisation ambitieuse (longueur des plans pour placer le spectateur en attente permanente de l’événement) et de l’utilisation de thématiques aussi fortes qu’éternelles (sur ce point, peut-être la série la plus ambitieuse qui soit). Et déjà, certains comparent la série au Twin Peaks de Lynch. Derrière ce petit bijou, Fabrice Gobert, déjà repéré pour son premier long, Simon Werner a disparu…, se place à la caméra et à l’écriture. Pour le scénario, il est accompagné d’Emmanuel Carrère (entre autre membre du jury du Festival de Cannes 2010 et lauréat du Prix Renaudot 2011 pour Limonov) et Fabien Adda. Et même si nous le répétons ici depuis des années, une fois ne sera pas de trop, pour faire de bons scénarii, engager des écrivains (et des scénaristes quand même pour cadrer le tout). Les amoureux de la narration, de l’imagination, de la création d’histoires qui ont pensé les revenants sont l’avenir. On le sait à des détails. Par exemple, sur le site de la série, vous pouvez avoir accès aux lettres écrites par le personnage du psy. Des riens qui créent un univers entier.
Hier soir, nous avons vadrouillé une partie de la nuit sur les réseaux sociaux. On avait pas vu ça depuis Lost.
L’adresse est l’information. Une coalition que rien ne réunissait descend ce mardi soir devant Bercy pour demander des moyens d’adaptation au dérèglement climatique dans le budget 2027. Ils ont regardé où étaient les décisions.
Le précédent record était de 98 journées, en 2018. Il a été égalé le 13 septembre, dépassé le 14, porté à 100 ce 15 septembre. La répartition mois par mois dit où le record s’est joué, et ce n’est pas en juillet.
La Boring Company lève 3 milliards en série D, menés par les Émirats. Sequoia suit, Andreessen Horowitz suit, Temasek suit. La valorisation a été multipliée par quatre depuis 2022. Le produit promis en 2013 n’existe toujours pas.
La police à 11h30 sur les Champs. Les universitaires à 12h30 place Jussieu. Les électriciens dans leurs centrales. Le climat à 19h30 devant Bercy. Huit heures d’écart entre le premier cortège et le dernier, et pas un mètre de trottoir en commun.
Le procès de Rémy Daillet et de 14 autres prévenus s'ouvre le 15 septembre à Paris, pour association de malfaiteurs terroriste et séquestration. Trois semaines d'audience. Nous avons compté ce que les titres de presse mettent en avant, et ce qu'ils laissent en sous titre.
Neuf millions d'inscrits à la loterie, 480 000 billets, 35 000 personnes samedi soir. Le retour de Céline Dion est le plus gros événement live français de l'année. Il se joue dans une salle rebaptisée le 1er juillet par un fournisseur d'énergie, et que le rival de son producteur veut acheter.