LES SCULPTURES GROTESQUES DE JASON BRIGGS

Vous allez nous dire que nous avons un penchant pour les esprits malsains. Et vous aurez raison, même si la définition de malsain reste à préciser.
Pour expliciter, un peu, son travail, Jason Briggs nous met en exergue une phrase de Tom Robbins : « Les Français disent que le meilleur dans une relation, c’est quand on monte les escaliers. Le désire est presque toujours plus excitant que la réalisation. »
Et si la phrase est pleine de sens, elle obscurcit plus qu’elle n’éclaire. Jason Briggs crée des sculptures de porcelaine. Des compressions de corps. Des monstruosités grotesques. Des Joseph Merrick passés sous un camion.
Le malaise n’est pas dans le flou mais dans la netteté. Il n’est pas dans l’amas indistinct de chair, mais bien au contraire, dans ce pouce, ce vagin, ce sein qui surgit au milieu de l’indicible.



















Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.