L’homme qui fuyait le Nobel – Patrick Tudoret
Pourquoi lui ?
Parce que la fuite est aussi une construction. Ou une reconstruction.
Le Nobel, c’est la célébrité irrécusable. La consécration forcée. Une panthéonisation de son vivant. Si l’on exclut un Sartre cherchant encore plus de reconnaissance en la refusant, que chercherait un homme fuyant le Nobel ? Et que trouverait-il dans cette fuite ?
Des questions qui auraient pu mériter d’élever des réponses à un niveau quasi eschatologique. Mais Patrick Tudoret décide justement de ramener tout cela à un niveau très concret. Et la chute entre le symbole du Graal Nobel et le quotidien d’une existence humain remet la morale en perspective.
Patrick Tudoret a un génie dans ce roman : rappeler que l’amour est tellement commun. Et tellement miraculeux.
Parce qu’on peut connaître le miracle de l’amour sans se gargariser de grands sentiments, comme on peut suivre le chemin de Compostelle sans avoir la foi.
Où le lire ?
Chez vous, quand vous commencez à vous habituer au bonheur.
Incipit.
C’était un de ces jours où, sans s’en exclure, il trouvait l’humanité laide.
Le passage à retenir par cœur.
Il en convenait, aujourd’hui, ça tenait du miracle. Oui, ce qu’il avait vécu avait été à la fois une terrible épreuve et un miracle cent fois renouvelé. Selon quelles règles absconses de l’arithmétique amoureuse ? Il n’aurait su le dire, mais il l’avait vécu simplement : une femme abolissant les autres.
À qui l’offrir ?
À ceux qui s’évertue de faire sombrer le romantisme dans le fantastique, comme si le miracle n’était pas quelque chose d’extrêmement commun. On penserait bien à Marc Levy, mais ce serait presque facile.
L’homme qui fuyait le Nobel, Patrick Tudoret, éd. Grasset, 239 p., 18 €
Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.