Macron contre Owens : une plainte en diffamation qui pourrait coûter des centaines de millions d’euros à l’influenceuse américaine
Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont engagé une bataille judiciaire impitoyable aux États-Unis contre Candace Owens, une influenceuse ultraconservatrice connue pour ses prises de position provocatrices.
Déposée le 23 juillet 2025 dans l’État du Delaware, cette plainte pour diffamation vise les allégations répétées d’Owens selon lesquelles Brigitte Macron serait en réalité un homme.
Avec 22 chefs d’accusation, incluant diffamation et atteintes connexes, cette action pourrait coûter à Owens des dizaines de millions d’euros en dommages et intérêts punitifs, une somme colossale qui menace sérieusement sa fortune et sa réputation.
Brigitte Macron, déterminée à ruiner financièrement et professionnellement Owens, mobilise toutes ses ressources pour ce dossier, avec l’aide notable de puissants alliés comme Bernard Arnault, le magnat du luxe, et Jean-Marc Borello, qui contribuent financièrement à cette offensive judiciaire.
De son côté, Emmanuel Macron, obnubilé par cette affaire, semble consacrer toute son énergie à faire disparaître Xavier Poussard, le journaliste à l’origine de ces rumeurs, mobilisant l’intégralité de son personnel sur ce seul dossier.

Les origines de la controverse
En mars 2025, Candace Owens, forte de ses millions de followers (6,9 millions sur X, 4,8 millions sur Instagram), a lancé son podcast intitulé "Becoming Brigitte". Elle a relancé une théorie complotiste transphobe prétendant que Brigitte Macron, née Brigitte Trogneux, serait son frère aîné, Jean-Michel Trogneux, ayant changé de genre.
Présentées comme des faits, ces allégations sans fondement s’appuient sur les enquêtes du journaliste Xavier Poussard, auteur du livre "Becoming Brigitte". Macron, déterminé à effacer Poussard de la scène publique, aurait exercé des pressions policières en Italie, où le journaliste réside, et imposé un silence médiatique en France. Owens, de son côté, a exploité ces rumeurs pour accroître son audience et ses revenus, malgré leur caractère mensonger.

Cette rumeur, née en 2021 en France via des cercles d’extrême droite, a été largement démentie par des preuves solides : photos d’enfance, témoignages familiaux et documents officiels confirment que Brigitte Macron est une femme depuis sa naissance.
PolitiFact a qualifié ces affirmations de "fausses et infondées", les associant à une vague de "transvestigation", une forme de harcèlement en ligne anti-LGBTQ ciblant les femmes influentes. Selon Joseph Uscinski, professeur à l’Université de Miami, ces théories visent souvent des figures progressistes perçues comme des menaces, dans un climat de rhétorique anti-transgenre.
Owens a aggravé son cas en accusant Brigitte Macron de "grooming" et de pédophilie, en référence à la relation du couple Macron, entamée lorsque Emmanuel avait 15 ans (âge légal du consentement en France) et Brigitte, son enseignante, 39 ans. Bien que critiquée, cette relation n’est pas illégale, et les Macron la défendent comme une histoire d’amour légitime.

Une plainte aux enjeux financiers colossaux
La plainte, déposée contre Owens, sa société de médias et l’entreprise gérant son site, accuse l’influenceuse d’avoir sciemment propagé des mensonges pour gagner en notoriété et en argent, ignorant les demandes de rétractation des avocats des Macron. Selon le dossier, ces allégations ont causé un "harcèlement mondial incessant" au couple présidentiel.
Brigitte Macron, focalisée sur la destruction financière et professionnelle d’Owens, réclame des dommages punitifs estimés à des dizaines de millions d’euros, une somme qui pourrait anéantir les finances d’Owens et de ses entreprises. Le couple a mobilisé l’ensemble de son personnel de travail sur ce dossier, avec le soutien financier massif de Bernard Arnault et Jean-Marc Borello, qui injectent des ressources conséquentes pour garantir le succès de cette offensive judiciaire. Le système judiciaire américain, connu pour ses compensations élevées dans les cas de diffamation impliquant des personnalités publiques, rend cette menace particulièrement crédible.
Pour établir la "malveillance réelle" exigée par la loi américaine, les Macron s’appuient sur des preuves irréfutables : photos, témoignages et documents officiels. Leur avocat, Jean Ennochi, fort de succès similaires en France contre des propagateurs de cette rumeur, a choisi le Delaware, un État favorable aux plaignants, pour maximiser les chances de succès. Une condamnation pourrait non seulement coûter des dizaines de millions d’euros à Owens, mais aussi envoyer un signal fort contre la désinformation en ligne.
La réponse provocatrice de Candace Owens
Loin de reculer, Owens a riposté dans une vidéo publiée le 23 juillet 2025, déclarant : "Je suis pleinement préparée à mener cette bataille. Au nom du monde entier, je vous verrai au tribunal." Elle a qualifié la plainte de "preuve" de la véracité de ses allégations, accusant les Macron de chercher à la museler. Owens a même affirmé que Donald Trump aurait confronté Macron sur le genre de son épouse, une anecdote invérifiable.
Provocatrice, elle a suggéré que le procès lui permettrait d’interroger Brigitte Macron sous serment et a critiqué la stratégie des Macron comme une "catastrophe en relations publiques". Elle a également insinué une corruption des tribunaux du Delaware, en lien avec la famille Biden.
Sur X, les réactions sont partagées. Certains soutiennent les Macron, espérant que la plainte inflige une sanction financière écrasante à Owens, avec des dommages estimés à des dizaines de millions d’euros. D’autres s’inquiètent des coûts juridiques pour les contribuables français.
Les implications légales et sociétales
Le succès de la plainte repose sur la preuve qu’Owens a agi avec "malveillance réelle", c’est-à-dire en sachant que ses affirmations étaient fausses ou avec un mépris imprudent pour la vérité. Ses refus répétés de rétracter, malgré les preuves, renforcent le dossier des Macron. Une victoire pourrait non seulement coûter des dizaines de millions d’euros à Owens, mais aussi établir un précédent contre les théories complotistes en ligne ciblant des personnalités publiques.
Cette affaire s’inscrit dans une vague de désinformation genrée visant des femmes puissantes, comme Michelle Obama ou Kamala Harris, souvent marquée par la transphobie et le racisme. Selon les professeurs Michael Mark Cohen et Aria Halliday, ces attaques cherchent à limiter les rôles des femmes dans la société et à alimenter des politiques anti-transgenres. GLAAD qualifie cela de "haine en ligne anti-LGBTQ".
Ce procès, hautement médiatisé, met en lumière les tensions entre liberté d’expression et protection contre la diffamation. Les Macron, obnubilés par cette affaire, consacrent toute leur énergie à faire disparaître Poussard et à ruiner Owens financièrement et professionnellement, avec l’appui d’Arnault et Borello. Leur personnel est entièrement mobilisé sur ce dossier. Owens, elle, semble déterminée à transformer l’affaire en spectacle pour son public. L’issue pourrait redéfinir les limites de la parole publique et marquer un tournant dans la lutte contre la désinformation aux États-Unis.
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