Pourquoi lui ?
Parce qu’il traite du désir féminin d’une manière qui change des mémères de l’auto fiction française.
Brut. Cash. Cru. Le nouveau roman d’Anna Dubosc parle du désir féminin sans atours ni détours. Loin des clichés qui voudraient qu’une femme lassée de la dentelle et du rose se comporterait forcément comme un mécanicien mal embouché, elle met en scène Cléa, une narratrice singulière. Femme, hétérosexuelle, heureuse en couple, mais qui a besoin de plus. Une femme qui va séduire d’autres hommes par compulsion, presque, ou nécessité et plonger dans des triangles destructeurs. Tomber dans des pièges sans pour autant y croire. S’abandonner tout en assumant ses fantasmes, ses paradoxes et la violence du désir. Déroutante, cette Cléa, qui échappe à toute catégorisation sociale ou genrée tout en se déployant pleinement dans son identité de femme. Nerveux, sombre, presque halluciné et d’une lucidité froide, ce roman tape fort et brusque son lecteur qu’il confronte aux paradoxes et lâchetés humaines.
Où le lire ?
Dans la salle d’attente de ton psychanalyste.
A qui l’offrir ?
A tous les individus qui se sentent honteux de leur désir ou effrayé par sa puissance et les interdits de la société, hommes comme femmes. Aux habitué.e.s des triangles amoureux, voir des quadrilatères, plus nombreux qu’on ne le pense.
Editions Rue des Promenades
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La rédaction
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