Pourquoi la société Iconoclast est-elle tout sauf à part ?
Iconoclast est une société de production qui a eu envers nous une grande fidélité. Mais nous n avons pas su répondre à leur désir. Retour sur la maison qui a fait de la disruption un métier.
Iconoclast est une société de production qui a eu envers nous une grande fidélité. Mais nous n’avons pas su répondre à leur désir. Et comme nous n’en pouvons plus de répondre à la question récurrente : que pensez-vous d’Iconoclast ? Nous allons répondre une dernière fois, de manière honnête et lucide, pour ne plus avoir à nous répéter. Iconoclast est un effet de mode orchestré pour duper les agences et les annonceurs. Dans la mode comme dans la production, il faut sans cesse de la nouveauté. Faire croire qu’on a un temps d’avance, qu’on fabrique les tendances visuelles de demain. Comme personne ne vérifie vraiment ce qui se dit, tout le monde copie et donc tout le monde répète ce que les autres ont dit. Cette logique mimétique créé des fortunes immenses en un temps record à des hommes qui pensent ouvertement qu’ils se nourrissent du travail des réalisateurs. Tous le cynisme et l’ironie de cette industrie sont contenus selon nous dans cette dernière phrase. Savez-vous au moins depuis quand cette société existe ? Trois ou quatre ans seulement. Créé par Nicolas Lhermitte (ex Hush) et Mourad Belkeddar (ex Caviar Paris) qui ont eu la bonne idée à l’époque d’embaucher le fils Mondino pour se servir du savoir-faire de son père Jean-Baptiste Mondino. Comme quoi le montage d’une boite de prod’ « à la mode » ne tient parfois que sur l’effet mondain d’un nom, à l’heure du népotisme généralisé en même temps nous ne sommes plus vraiment surpris. Mais prenons un exemple concret qui va étayer et conforter ce qu’on cherche à vous expliquer ici. Vous vous souvenez sans doute du clip Happy de Pharell Williams (réalisé par We Are From LA) qui a fait la réputation d’Iconoclast. Et bien même cette vidéo est une vulgaire parodie. Un plagiat qui a essayé d’être étouffé pour présenter le duo de réalisateurs comme les nouveaux génies du cool. Évidemment, il n’en est rien. Ça fait trois ans qu’on nous bassine avec eux alors que leur seul clip notable a été pompé à l’excellente danseuse Anne Marsen. Vous voyez où nous voulons en venir. Cette industrie regorge de manœuvres plus perverses les unes que les autres pour asseoir une autorité du cool et ainsi claquer des marges indécentes planquées dans des devis de production où l’on fait croire par exemple aux clients que le réalisateur voyage en classe affaire alors que la prod’ n’offre au faiseur d’image qu’une classe éco. Pensez à multiplier ce genre d’opération sur tous les postes dans vos devis et vous verrez votre marge tripler par rapport à ce que vous présentez à vos clients. Pendant que de jeunes producteurs vraiment brillants se battent becs et ongles pour défendre leurs artistes, d’autres prennent en otage une industrie qui ne cesse de souffrir créativement à cause de leurs seuls intérêts personnels. Est-ce une tartuferie ? Cela va de soi. C’est pour cela qu’il nous a semblé important de faire cette mise au point et ainsi démystifier cette société face à tous les jeunes talents qui nous demandent si il est encore important pour eux d’être représentés par Iconoclast. Vous avez maintenant la réponse.
NOTE : Il est important de comprendre que ce qui va se produire en 2016 ou en 2017 est ni plus ni moins que ce qui s’est passé à la fin des années 80. Une histoire sans fin ou un éternel recommencement, comme bon vous semble. Les outsiders de la vielle époque s’appelaient Wanda, Première Heure, Bandits ou encore Partizan. Ils avaient l’énergie des années 80 pour renouveler la production française. Cette époque est morte et révolue (ils sont tous devenus très vieux) mais il aura fallu attendre plus de vingt ans pour que la marque Iconoclast brise les rêves de ces anciens outsiders devenus leaders qui espéraient tant encore être « cool » l’espace d’un spot de trente secondes. Mais ce n’est pourtant plus du côté d’Iconoclast qu’il faut regarder là où est l’avenir (nous y reviendrons très prochainement). Parce qu’en 2016 la roue continue de tourner mais plus vite que dans les années 80… A chaque génération sa façon de pratiquer la disruption.
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