Un “harceleur”, tout simplement. Dans une interview accordée à Arte Radio dans le cadre du podcast “Transmission”, la chanteuse Lio s’en prend sans détour à Serge Gainsbourg, un homme qu’elle disait aduler à ses débuts, mais qui l’a vite fait -sans mauvais jeu de mots- déchanter.
“J’en suis revenue de Gainsbourg, qui est un harceleur, tout simplement”, explique-t-elle dans l’émission, après avoir raconté comme elle appréciait le chanteur alors qu’elle débutait à Bruxelles dans les milieux punk. Et d’évoquer “quelqu’un de pas du tout cool avec les filles et qui était un Weinstein de la chanson, d’une certaine manière…”
Toujours dans le même entretien, elle revient sur les fréquentations de “Gainsbarre”, qui a côtoyé et écrit pour de nombreuses jeunes femmes (Jane Birkin, France Gall, Zizi Jeanmaire…). “J’ai vécu en direct ses comportements plus que spécieux envers les jeunes femmes et son manque de regard, en fait réel, qu’il avait…”, explique Lio.
Elle assume son personnage de Lolita sexy des débuts, revendique son féminisme contre le « métier » du show-business et déboulonne allègrement les statues de la chanson française (Gainsbourg, Bashung).
Lio au micro de Laurence Garcia pour Transmission.
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— ARTE_Radio (@ARTE_Radio) August 5, 2021
De nombreux scandales
À cet égard, la chanson “Les sucettes à l’anis” écrite par le chanteur pour France Gall est éloquente, continue Lio. Un titre qui décrit une fellation, ce dont la jeune interprète n’avait pas vraiment conscience. “Clairement, France Gall a été abusée par des adultes sans respect. C’est un viol, elle l’a ressenti comme ça, et c’est légitime”, s’agace l’artiste belge. Ce que l’intéressée avait d’ailleurs confirmé dans une interview au Point en 2015, qualifiait Serge Gainsbourg de “gros cochon”.
Pour autant, contrairement à Harvey Weinstein, “Gainsbarre” n’a jamais été poursuivi pour viol ou agression sexuelle. Il n’en reste pas moins que certaines frasques accréditent l’image qu’en a aujourd’hui Lio. Du “Je voudrais bien la baiser” adressé à Whitney Houston en plein direct à la télévision aux tentatives de baisers non désirés sur Catherine Deneuve, en passant par le scandale du titre “Lemon incest” chanté avec sa fille Charlotte, 12 ans à l’époque, ou de Catherine Ringer qu’il avait traitée de “pute”, nombre d’incidents rappellent un personnage pour le moins controversé.
Au Guardian, en 2019, Charlotte Gainsbourg reconnaissait d’ailleurs que son père serait très probablement “poursuivi pour chacun de ses gestes” de nos jours.
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Écrit par
Alpha Sagan
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