William Saurin et Garbit mettent la quasi-totalité de leur production à l’arrêt
«Un point de rupture.» En évoquant début décembre le mur énergétique que s’apprêtent à affronter de nombreuses sociétés agroalimentaires françaises, Mathieu Thomazeau, le président de Cofigeo (William Saurin, Garbit) reconnaissait à demi-mot l’impossibilité pour ses conserveries françaises de continuer à fonctionner au vu des prix de l’énergie.
La décision a finalement été actée le 6 décembre dernier, et entre en vigueur ce lundi 2 janvier 2023. Le groupe connu pour ses marques William Saurin, Garbit, Raynal et Roquelaure et Zapetti met à l’arrêt quatre de ses huit usines en France. À savoir les sites de Capdenac (Aveyron), de Pouilly-sur-Serre (Aisne), de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse) et de Lagny (Marne).
Cela représente environ 80% de la production du groupe. Et 800 de ses 1200 salariés français se verront appliquer un accord d’activité partielle de longue durée (APLD). «Cette décision a pour objectif de faire face à la hausse spectaculaire de ses coûts d’énergie (gaz et électricité nécessaires à la cuisson et à la stérilisation des plats et recettes cuisinés), qui seront multipliés par 10 dès le début de l’année», s’est justifié le groupe dans un communiqué.
Facture énergétique de 40 millions d’euros
Déjà début décembre, Cofigeo, qui réalise 330 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 90% en France, avait alerté sur l’envolée de sa note énergétique au 1er janvier. «Elle passera du jour au lendemain, de 4 millions à 40 millions d’euros», chiffrait auprès du Figaro Mathieu Thomazeau, son président. Après des mois d’économies, le spécialiste des couscous et cassoulets en conserve estimait ne plus avoir d’autres solutions que de se préparer à stopper ses lignes de production. Le spécialiste de la conserve a ainsi signé il y a quelques semaines un accord avec ses syndicats pour mettre en place une APLD dans ses huit usines françaises. Le but : pouvoir adapter sa production rapidement.
Le groupe, «qui met tout en œuvre pour sortir au plus vite de cette situation», ne précise pas la durée d’arrêt de production envisagée. Mais il insiste, à côté de la baisse de sa consommation d’énergie de 10%, «de l’impérieuse nécessité de répercuter ces vagues d’inflation qui vont s’amplifier dès le premier janvier avec la fin de nos couvertures énergétiques». Depuis le 1er décembre, distributeurs et industriels de l’alimentaire sont ainsi en discussions pour fixer les prix pour 2023. Ces derniers insistant pour une revalorisation sensible de leurs tarifs fournisseurs, au vu des prix du gaz et de l’électricité.
Ce choix de Cofigeo est un petit coup de tonnerre dans la filière alimentaire. Au vu de l’inflation de ses coûts, celle-ci alerte depuis des semaines sur des risques d’arrêts de production en chaîne. Jusque-là, hormis quelques acteurs de l’industrie lourde comme Duralex, aucun fabricant de l’alimentaire n’avait pris une décision aussi radicale. Selon plusieurs sources, d’autres groupes agroalimentaires pourraient être en grandes difficultés en janvier, fragilisant la continuité de la production.
Source : Le Figaro
Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.