Ce film réalisé par Martin Garde donne a réfléchir. Il fait un tableau captivant de la première grande exposition d’Ai Weiwei en Grèce . Cette exposition est dédiée à sa vision du monde à travers la crise des réfugiés qui continue à nous faire réfléchir quotidiennement sur la condition humaine.
L’artiste s’exprime viscéralement quand il compare les réfugiés qui apparaissent à l’horizon à du « sang frais » qui coule d’une blessure auto-infligée. Il crie son désespoir quand il réalise que pour certains encore la crise ignore la reconnaissance humaine.
Un montage d’instantanés montrant un doigt aux institutions et aux repères de la « société civilisée » souligne visuellement ce sentiment accusatoire avec puissance.
Le réalisateur Martin Garde Abildgaard capture parfaitement l’aura accessible de Weiwei et son esprit déterminé a assumer ce qui nous entoure. La caméra nous offre des regards soutenus sur les œuvres politiquement inspirées de l’artiste. De caméras de vidéo surveillance en marbre à un dinghy transportant de simples fragments de ceux qui recherchaient la sécurité, il est clair que l’artiste voit un monde en mauvaise santé… cette œuvre communique son profond désaccord avec respect.
J’ai toujours été fasciné par le travail de Ai Weiwei . Il est extrêmement courageux et n’a jamais peur d’aborder des sujets qui peuvent être dangereux pour lui . Son art n’est pas un gadget , il transmet toujours un message profond auquel s’attache souvent une connotation politique. Martin Garde Abildgaard
https://vimeo.com/173604774
Partager cet article
Écrit par
La rédaction
Rejoindre la conversation
Lettre ouverte au coronavirus par l’artiste Ai Weiwei
L’artiste et activiste chinois Ai Weiwei, qui a soutenu dernièrement pour nous notre collaboratrice Zoé Sagan dans l’aide qu’elle a apporté au jeune Joshua Wong, a réfléchit aujourd’hui à la manière dont les systèmes politiques autoritaires ont été en mesure de lutter plus efficacement contre la
L’artiste Ai Weiwei a détecté des dispositifs d’écoute cachés dans son studio d’art
Ce que vous allez lire n’est pas une fiction. Malheureusement. Le week-end dernier, l’artiste chinois dissident Ai Weiwei a téléchargé des photos sur son Instagram et son Twitter révélant l’existence de dispositifs d’écoute (pour ne pas dire mouchard) cachés dans les murs de son studio de