Pourquoi lui ?
Parce qu’il a commencé à écrire à l’âge de 7 ans. Parce qu’il s’est tué à l’âge de 77 ans, « Je deviens aveugle. Je me tue », le jour de l’équinoxe de septembre, «quand le jour est égal à la nuit, que le oui est égal au non, qu’il est indifférent que le oui ou le non l’emporte». Un suicide en avalant une pilule de cyanure simultanément en se tirant une balle dans la bouche. Ses cendres seront dispersés par ses amis, Jean-Claude Barat et Gabriel Matzneff, sur les lieux de la Rome Antique.
Où le lire ?
Un été, sur la plage, un jour où vous avez oublié vos lunettes. Parce que la vérité et l’héroïsme de ces pages sont tellement éclatant qu’il rendra le soleil d’août supportable en comparaison.
Le passage à retenir par cœur :
« Les hommes disent qu’ils veulent la vérité et ils ne veulent que des explications. Ils disent qu’ils cherchent un sens à la vie, et ils ne cherchent qu’un but, c’est-à-dire une façon de tuer le temps. »
A qui l’offrir ?
À tout ceux qui disent : « j’ai pas le trop moral, je vais aller faire les magasins ».

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La rédaction
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La joie tardive de Lucy Sante : quand l’écriture libère enfin le corps
Ce n’est pas tous les jours qu’un grand quotidien comme Le Monde consacre un long portrait aussi lumineux à une transition de genre. Pourtant, l’article d’Elise Karlin, intitulé « Une transition de genre heureuse pour l’écrivaine américaine Lucy Sante », respire une rare sérénité.