La moitié des chambres de la Côte d’Azur sont en 4 ou 5 étoiles. Le client, lui, dépense 120 euros par jour
Le bilan de saison est tombé jeudi. Le prix de la chambre monte, le taux d’occupation tient à 87 pourcent, et le budget dépensé sur place baisse de 6 pourcent, à 120 euros par personne et par jour. Pendant ce temps, les pays du Golfe reculent de 16 pourcent et les pays baltes montent de 57.
Par Tiffany & Chanel
Deux phrases du même bilan, publié jeudi par Côte d’Azur France Tourisme.
Première phrase : la moitié des chambres classées de la Côte d’Azur sont désormais en catégorie 4 ou 5 étoiles, et quatre établissements azuréens portent la distinction Palace.
Deuxième phrase : le budget moyen dépensé sur place baisse de 6 pourcent, à 120 euros par personne et par jour.
On a monté la chambre d’une catégorie et on a coupé le dîner. Voilà la saison 2026 en deux lignes.
Les chiffres tiennent, et ils tiennent bien
Il faut le dire, parce que c’est vrai. Dans l’hôtellerie, les nuitées progressent de 3 pourcent en juin. Le taux d’occupation atteint 87 pourcent en juin, puis 87 pourcent en juillet. Le RevPAR, l’indicateur qui mesure le revenu par chambre disponible et qui ne ment jamais sur la santé d’un hôtelier, monte de 13 pourcent en juin, de 4 pourcent en juillet, et reste stable en août.
Les résidences de tourisme affichent 80 pourcent d’occupation en juin, un point de mieux qu’un an plus tôt. Les locations entre particuliers gagnent 8 pourcent de nuitées en juin, 4 en juillet, 10 sur la première quinzaine d’août.
Une seule catégorie décroche : l’hôtellerie de plein air, en recul en juillet avant de se stabiliser en août. Le camping paie, la suite tient. Vous connaissez la chanson.
Ce que le budget par jour raconte vraiment
120 euros par personne et par jour, tout compris, sur la Côte d’Azur, au mois d’août. Comptez une nuit, deux repas, un transport, un café en terrasse. Faites le calcul vous même.
Le bilan est explicite sur le mécanisme : les réservations se font plus tard, les visiteurs surveillent les prix, et ils arbitrent entre restauration, shopping et activités payantes. Traduction : ils viennent, ils dorment cher, et ils vont marcher sur la plage plutôt que de s’asseoir à la table.
Alexandra Borchio Fontimp, présidente déléguée de Côte d’Azur France Tourisme, le formule ainsi : « Nous observons parallèlement des comportements qui évoluent rapidement, avec des réservations plus tardives et une vigilance accrue sur les budgets. »
Pour un palace, ce n’est pas un problème. Pour la brasserie du coin, c’est toute la saison.
La carte du monde a bougé, et personne n’en parle
Regardez qui monte et qui descend, au 9 août, sur les réservations aériennes.
Ceux qui arrivent · Pays baltes +57 pourcent · Pologne +56 · Europe centrale et orientale +25 · États Unis +8 · Amérique du Sud +7
Ceux qui s’en vont · Scandinavie -16 pourcent · Pays du Golfe -16 · Allemagne -7 · Benelux -6
Source : bilan de saison Côte d’Azur France Tourisme, 20 août 2026.
Le recul du Golfe est attribué aux tensions au Moyen Orient. Nous n’en dirons pas plus, ce n’est pas notre desk. Mais notez ce que ça déplace, concrètement, dans les couloirs. La clientèle qui réservait l’étage entier et faisait vivre le concierge à elle seule est moins là. Celle qui la remplace vient de Vilnius et de Varsovie, elle est plus jeune, elle réserve sur application, elle dort très bien et elle dépense autrement.
Un hôtel du Cap ne se réorganise pas en une saison sur ce genre de bascule. Il fera semblant pendant deux ans, puis il changera sa carte des vins.
L’aéroport travaille, c’est lui qui tient la maison
Nice dessert cet été 132 destinations dans 47 pays avec 62 compagnies. L’été précédent, c’était 122 destinations dans 44 pays. L’offre de sièges augmente de 8 pourcent entre juin et septembre. À fin juin, les nuitées générées par les voyageurs arrivant par l’aéroport progressent de 15 pourcent, et de 17 pourcent pour la clientèle internationale.
Près de 60 pourcent des nuitées de juillet et août sont le fait de visiteurs étrangers. Autrement dit : la Riviera ne vit pas de la France. Elle vit d’une piste d’atterrissage.
Et septembre, alors
Au 18 août, les réservations hôtelières de septembre sont en avance d’un point. Les locations entre particuliers ont déjà 16 pourcent de nuitées de plus qu’en septembre 2025. Le retour des rendez vous internationaux du nautisme, du luxe et du sport doit prolonger la saison.
C’est la vraie information de ce bilan. Août n’est plus le sommet, c’est un plateau. La saison s’étale, et la clientèle qui compte se déplace vers septembre, quand la mer est encore chaude et que les prix ont fondu.
Où ça s’inscrit
Ce bilan sort au moment où l’Insee publiait le portrait d’une France touristique qui avait déjà brûlé, et quelques semaines après le départ des caméras de la canicule. Le communiqué mentionne les feux de forêt et les épisodes de chaleur en une ligne, puis passe aux taux d’occupation. C’est un exercice de style qu’on maîtrise, sur cette côte, depuis longtemps.
Le reste du littoral, lui, continue de fonctionner à sa manière. Le meilleur ponton de Saint Tropez se réglait en liquide, dans une ville que Bardot et Gunter Sachs ont transformée en marque mondiale. Et la clientèle du Golfe qui manque à Nice, on sait très bien dans quels palaces parisiens elle a ses habitudes.
Dans le luxe, la même semaine, une maison affichait plus 16 pourcent sans avoir de comptes à rendre à personne. Ceux qui vendent le sac vont bien. Ceux qui vendent la chambre vont bien. Ceux qui vendent le plat du jour comptent les couverts.
Note de transparence
Aucun post officiel de Côte d’Azur France Tourisme reprenant ce bilan n’a pu être vérifié à l’heure du bouclage. Nous ne posons donc ni capture ni citation issue des réseaux. Les chiffres cités proviennent du bilan de saison communiqué le 20 août 2026 et de sa reprise dans la presse locale.
Le port est calme. Les chambres sont pleines. C’est l’addition qui a maigri.
Tiffany & Chanel · L’Archive · z/S
PARADISE #048. Christian Lacroix maison fondée juin 1987 Bernard Arnault investit 32 millions dollars (LVMH 92% capital). Françoise Rosensthiel PDG 22 ans. Cumul pertes 1987-2009 = 1.1 milliard euros. Tribunal Commercial Paris liquidation judiciaire 16 mai 2009. LVMH vente Falic Group 4 mi
Dallas, 9 septembre. Donald Trump promet 5 000 dollars à chaque adulte américain si les républicains gardent la Chambre et le Sénat le 3 novembre. Facture estimée : 1 200 milliards, soit les deux tiers du déficit fédéral annuel. En 2025, il en promettait 2 000. Ils n’ont jamais été versés.
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Sur CNews mercredi, pressée de dire si la théorie du grand remplacement est raciste, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a laissé sa phrase en suspens. Quatre voix lui répondent. Et son projet de loi contre le racisme arrive au Sénat, qui se renouvelle le 27 septembre.
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Vendredi 11 septembre, le prix Médicis a publié sa première sélection. La presse a relevé la même ligne : pas un Gallimard parmi les 18 romans français. Six de ces 18 sont pourtant publiés par des maisons du groupe Gallimard. Flammarion, Mercure de France, P.O.L.