Yoyo est le club nocturne logé au sous-sol du Palais de Tokyo, treize avenue du Président Wilson, seizième arrondissement. Ouvert en 2014. Concept : club électronique alternatif, programmation pointue, public artistes et milieu queer parisien. Capacité 600 personnes. Devenu en dix ans la dernière vraie boîte parisienne où l'argent ne décide pas tout. La rédaction documente la résistance.
Le positionnement · l'antithèse de Boum Boum
Yoyo est l'antithèse exacte de Boum Boum, l'Arc, et l'écosystème nightlife corporate luxe Avenue Champs-Élysées. Pas de privatisation possible (décision politique de la direction). Tarif d'entrée : 15 à 25 euros. Bouteilles à des prix raisonnables (Belvedere : 220 euros vs 650 chez l'Arc). Pas de service VIP. Pas de reconnaissance de célébrités.
Programmation musicale exigeante : techno, house, électro alternative, sets de DJ pointus venus de Berlin, Detroit, Tokyo. Pas de top 40, pas de R'n'B mainstream, pas de variété. C'est précisément ce qui définit le public : la sélection se fait par la musique, pas par la sécurité.
Le public · qui vient
Documentés par Les Inrocks, Society, Trax, Crack Magazine et Magazine Antidote comme habitués du Yoyo : Christine and the Queens (avant reclus), Sébastien Tellier, Yann Gonzalez, Vincent Dedienne, Bertrand Burgalat, Madame, plusieurs scènes drag parisiennes (Cookie Kunty, Lalla Rami), plusieurs artistes du Palais de Tokyo en exposition.
La scène queer parisienne a fait du Yoyo l'un de ses postes principaux après la fermeture de plusieurs lieux historiques (Le Klub, Le 18, Le Tango partiellement). C'est documenté par Têtu, Yagg et la presse LGBTQ+. Le Yoyo accueille régulièrement des soirées drag, des soirées femmes uniquement, des collectifs trans.
Les menaces · combien de temps encore
Le bail du Yoyo avec le Palais de Tokyo court jusqu'en 2027. La direction du Palais a indiqué en off (selon plusieurs sources Les Inrocks 2025) qu'elle ne renouvellera pas dans les conditions actuelles. Argument principal : la cohérence avec la stratégie culturelle de l'institution, qui veut monter en gamme son offre nocturne.
Si le bail n'est pas renouvelé, Yoyo devra trouver un autre lieu, ce qui dans le marché immobilier parisien actuel est quasi impossible pour un projet club alternatif. Plusieurs sources tiennent que Yoyo fermerait alors fin 2027, comme avant lui Le Klub, Le 18, Le Pulp (fermé 2007), et tant d'autres. La rédaction note cette inquiétude documentée.
« Le Yoyo c'est la dernière boîte parisienne où la programmation décide. Pas le marketing. Pas les marques. Pas les attaché.es de presse. Quand on fermera, et on fermera, il restera quoi ? L'Arc. Boum Boum. Maxim's. Le festival mondial du Veuve Clicquot. C'est tout. »▸ PROGRAMMATEUR YOYO · 8 ANS · NOM PROTÉGÉ
Quand Yoyo fermera,
il restera quoi ?
L'Arc. Boum Boum. Maxim's.