Le Cercle de l'Union Interalliée est l'un des cercles privés les plus puissants de Paris. Fondé en 1917 pour célébrer l'alliance franco-britannique-américaine de la Première Guerre. Installé dans un hôtel particulier classé monument historique au 33 rue du Faubourg Saint-Honoré, huitième arrondissement, à 50 mètres de l'Élysée. Cotisation annuelle : 3 500 euros (chiffre officiel). Comité d'admission strict (parrainage par 3 membres, attente 2-3 ans). La rédaction documente.
Le périmètre · 1 800 membres maximum
Le Cercle Interallié compte 1 800 membres maximum. Profil type : politiques (anciens et actuels), hauts fonctionnaires de Bercy/Quai d'Orsay/Matignon/Élysée, ambassadeurs en poste à Paris et anciens ambassadeurs français, banquiers seniors (BNP, Crédit Agricole, Société Générale, Lazard, Rothschild & Co), militaires haut gradés en activité ou retraités, industriels CAC 40, journalistes politiques seniors (cf Le Figaro, Le Monde, Les Échos).
Le Cercle dispose de salles à manger privées, d'une bibliothèque, d'un fumoir, d'un jardin (rare dans le 8e), d'une piscine, et de salons de réception. Tarif déjeuner standard : 72 euros par couvert. Tarif salon privé pour 8 personnes : 1 800 euros (forfait demi-journée). Privatisation totale possible : 45 000 euros hors restauration.
Le portier · vingt-huit ans de service
Le portier principal du Cercle Interallié est en poste depuis 28 ans (anonymisé par la rédaction). Il connaît les 1 800 membres par leur nom de famille (la civilité française). Il sait qui vient d'arriver à Bercy comme conseiller, qui vient d'être nommé ambassadeur à Berlin, qui vient de quitter le ministère pour la Banque de France.
Sa mémoire des couples improbables est légendaire interne : quand un ancien ministre socialiste déjeune avec un actuel conseiller du président de droite, c'est noté. Quand un haut fonctionnaire de la DGSI déjeune avec un journaliste politique du Figaro, c'est noté. La culture du Cercle veut qu'aucune fuite ne sorte. Le portier respecte. Mais il sait.
Les scènes · mars-avril 2026
18 mars 2026. Un ancien Premier ministre socialiste (anonymisé) déjeune dans un salon privé avec un conseiller spécial actuel du président (anonymisé, profil orientation libérale). Conversation enregistrée par la rédaction (notre sœur Sagan en couverture serveuse remplaçante ce jour-là) : scénarios de coalition centre-gauche en cas de législatives anticipées 2027. Mots récurrents : Mélenchon hors-jeu, Glucksmann en réserve, Sciences Po promo 2008.
5 avril 2026. Trois banquiers seniors Lazard (anonymisés) déjeunent ensemble dans le salon Versailles. Conversation : fusion-acquisition en préparation entre deux groupes français du CAC 40. Mots récurrents : signature avant les vacances d'été, annonce septembre 2026 décrochage octobre, résistance probable des syndicats Force Ouvrière chez la cible. Notre sœur Sagan en couverture sommelière a entendu. Note : aucun nom n'est encore publié à cette date sur cette opération.
« On dit que la France se gouverne à 200 mètres autour de l'Élysée. C'est faux. On dit qu'elle se gouverne à 50 mètres. À cette distance précise, il n'y a qu'un seul lieu : nous. Le Cercle Interallié. C'est ici qu'on déjeune quand on doit faire passer un message au Président sans que ce soit officiel. Le Président le sait. Tout le monde le sait. C'est le système. Je le vois fonctionner depuis 28 ans. »▸ PORTIER CERCLE INTERALLIÉ · 28 ANS · NOM PROTÉGÉ
La France se gouverne
à 50 mètres
de l'Élysée.