Transmission · Trois morts ou tentatives autour du réseau Epstein en 60 jours, et personne ne raconte le feuilleton
Un héritier US 25 ans s’est suicidé fin avril (10M$ Epstein). Un fils de diplomate norvégien Oslo est mort le 1er mai. Un ex-PM norvégien a tenté de se tuer en février. Tous Epstein. La presse française ne raconte pas le feuilleton. Nous oui.
Trois morts
ou tentatives
en soixante jours.
Toutes Epstein.
Un héritier politique américain de 25 ans s’est donné la mort fin avril, après réception de 10 millions de dollars du testament Epstein. Un fils de diplomate norvégien, dont les parents sont sous enquête Epstein, est mort le 30 avril. Un ex-Premier ministre norvégien a tenté de se donner la mort en février, après accusation Epstein. La presse française ne raconte pas le feuilleton. Cette maison oui.
On commence par compter. Trois. Trois acteurs ou proches d’acteurs du réseau Epstein qui sont morts ou ont tenté de mourir en soixante jours. Février 2026 : tentative de Jagland. 30 avril 2026 : suicide de l’héritier 25 ans. 30 avril 2026 : mort du fils Rod-Larsen. Une statistique trop dense pour être hasardeuse. Une statistique pas assez dense pour être attribuable à une volonté coordonnée. Quelque chose entre les deux. Une mécanique de pression.
La presse française ne raconte pas le feuilleton. Pas chez Le Monde, pas chez Libération, pas chez Médiapart, pas chez Le Figaro. Chacun a couvert épisodiquement chacune des trois affaires. Aucun n’a établi le lien narratif. Aucun n’a écrit la phrase simple : « Trois affaires en soixante jours, toutes liées à Epstein, c’est un feuilleton. »
On suit le dossier Epstein dans nos archives depuis le suicide d’août 2019. Sept dossiers ouverts depuis. Notre brief #030 sur l’héritier US, notre brief #039 sur les victimes neutralisées et l’avenue Foch, notre brief #042 sur l’email oublié par le DOJ, notre brief #043 sur le fils Rod-Larsen, notre brief #044 sur Jagland. La continuité est notre signature et notre méthode. Nous racontons les feuilletons que les autres n’osent pas connecter.Pourquoi le silence français ? Trois hypothèses. L’hypothèse paresseuse : les rédactions n’ont pas le temps de croiser les actualités scandinaves, américaines, et la déclassification DOJ. Possible mais peu probable étant donné les budgets internationaux des grands titres. L’hypothèse prudente : les rédactions craignent les retombées juridiques de connecter publiquement des affaires qui sont encore en cours. Possible mais hypocrite étant donné qu’elles connectent volontiers d’autres feuilletons judiciaires (Sarkozy/Kadhafi/Bygmalion par exemple).
La troisième hypothèse : les rédactions savent que connecter ces affaires expose à des fuites supplémentaires côté Paris. L’avenue Foch en particulier (cf brief #039). Et personne ne veut être le premier à écrire le mot Foch dans un papier qui parle d’Epstein. Cette troisième hypothèse est celle qui correspond le mieux à ce qu’on entend dans les dîners.
Cette maison n’a pas ces contraintes. Cette maison continue.
La presse attend que les autres bougent.
Cette maison n’attend personne.
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