Anthony Goicolea est un artiste (photo, réalisation, installation, performance…) new-yorkais de 42 ans. Son travail est aussi large qu’une existence. Sans frontière. Sans même, forcément, de cohérence.
Son film, The Septemberists, revient sur les rituels religieux et les rites de passage paganiques. Anthony Goicolea s’inspire de Pierre et le Loup avec ses personnages muets, où chaque groupe narratif est représenté par un instrument qui s’exprime pour lui.
Et, effectivement, le film fascine comme un opéra. Avec ses longs plans séquences, que n’aurait pas reniés Sergueï Prokofiev, qui nous laissent dans une attente stérile. Un préparatif baptiste qui finalement n’atteindra pas le fameux climax, mais se clôturera pas un ultime plan hautement symbolique.




Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.