Pourquoi lui ?
Parce qu’on pense à beaucoup de monde. Au Big Lebowski, bien sur, mais aussi à Meursault et Ignatius J. Reilly. Mais Fred est bien plus et bien moins que tout ça. Moins glorieux, plus egocentré. Ce premier roman commence comme un énième livre générationnelle, désabusé, perdu, avant de prendre un tournant inattendu comme si un Jay McInerney sans ambition avait pris la plume, et il termine comme une farce absurde (rappelant le cinéma espagnol, cf. Les Nouveaux Sauvages). Bref, pour résumer, c’est inclassable, imparfait, inarrêtable et immanquable.
Où le lire ?
Dans la file d’attente de Pôle Emploi.
Incipit.
Aujourd’hui j’arrête.
Le passage à retenir par cœur.
Mon efficacité et mon sens particulièrement développé de l’organisation me laissaient quelques regrets, caf il me semblait que j’aurai excellé dans une carrière de réceptionniste de nuit ou de gestionnaire logistique. Mais les aléas du quotidien m’avait poussé à devenir un fugitif, un insaisissable brigand, et je devais composé avec. J’ai appelé Cerise pour lui faire part de mes dernières avancées, elle était surprise par mon investissement. C’est ce qu’elle avait dit : qu’elle était surprise par mon investissement.
À qui l’offrir ?
À tous les moins de 40 ans.

Je vais m’y mettre, Florent Oiseau, éd. Allary, 221 p., 17,90 €
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La rédaction
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