Pourquoi lui ?
Parce que dans ce livre, Camus part d’une vie heureuse mais égoïste, qui s’écroule quand l’homme fait face à sa propre lâcheté. Jamais sa philosophie ne se ressent avec plus d’égotisme que dans ce monologue. Sa dernière œuvre littéraire fait écho à cette phrase de son livre posthume : « je me révolte donc nous sommes ».
Et quand un homme comme Camus finit sa vie en pensant que le combat est le sens de la vie… qu’aurait-il pensé à notre époque ?
Un livre qui condamne l’humanité sans distinction. Une sorte de pêché originel athée.
Où le lire ?
Là où le narrateur parle : un bar d’Amsterdam. Mais n’importe quel bar fera l’affaire.
Le passage à retenir par cœur :
« Les hommes ne sont convaincus de vos raisons, de votre sincérité et de la gravité de vos peines, que par votre mort. Tant que vous êtes en vie, votre cas est douteux, vous n’avez droit qu’à leur scepticisme ».
À qui l’offrir ?
À votre voisin qui dit qu’il « aime bien Jean-François Copé, mais qu’il est un peu mou, alors que Marine, elle ne dit pas que des conneries. »

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La rédaction
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Ce n’est pas tous les jours qu’un grand quotidien comme Le Monde consacre un long portrait aussi lumineux à une transition de genre. Pourtant, l’article d’Elise Karlin, intitulé « Une transition de genre heureuse pour l’écrivaine américaine Lucy Sante », respire une rare sérénité.