Le grain de peau de Marielsa Niels
« Le corps est la demeure de la conscience. L’un et l’autre dialoguent ensemble, parfois parallèlement mais généralement s’entremêlent. »
S’il y a bien une tendance de fond en ce début de 21ème siècle, c’est celui de botter enfin les fesses aux principes du siècle des Lumières. Que les Montesquieu, Voltaire et autres Diderot ne s’offusquent pas, mais faire prévaloir l’intellect est une chose. Renier et mépriser le corps en est une autre.
Le corps fait donc son grand retour. Un retour que nous appellerons l’effet Pennac ici.
Marielsa Niels redonne la voix à l’épiderme dans sa série À Fleur de Corps. Un grain de photo qui donne l’impression, juste en regardant, de sentir le grain de peau sous la pulpe de nos doigts. Des gros plans (le jeu des échelles étant un leitmotiv du travail de la photographe) qui nous rappellent d’abord que, évidemment, la beauté est dans le détail, mais surtout qu’il s’agit du seul accès au corps.
Un corps dans son ensemble n’est qu’une attitude. C’est-à-dire, le reflet d’une personnalité, pour ne pas dire d’une âme pervertie par les peurs de la réalité.
Mais, dans le détail, chaque organe retrouve sa légitimité, son identité.
Il serait criminel de penser que l’humanité n’est pas composée d’individu différenciés, chacun porteur d’une poésie propre. Il en va de même pour le corps humain.








Un ingénieur d’Anthropic publie le mode d’emploi pour demander plus aux machines. Ce qu’il dit, ce qu’il tait, et le prompt que nous en avons tiré.
Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.