Le portrait, en photo, c’est un peu comme un Picasso. La première impression c’est de se dire que n’importe qui peut dessiner cette gueule cassée, à commencer par vous. Et puis, soit on analyse et on réalise qu’il n’en est rien, soit on essaie de faire de même et on déchire rapidement le résultat sans ne rien dire à personne.
Dans cet art, Martin Schoeller est certainement le plus grand actuellement. Au point, d’ailleurs, d’avoir été contacté pour tenter de dresser le portrait de l’homme de 2050.
Dans son résumé le plus simple, d’un visage face objectif, regard droit, Martin Schoeller fait ce que le cinéma appelle des gueules. Un visage qui dit le temps, qui raconte son histoire, qui dit l’amour et l’angoisse.
Et quand il s’agit de mise en scène, c’est l’oeil du photographe qui dit l’histoire de son sujet et dans ces cas là, on doit l’avouer, avec Martin Schoeller, la réaction est toujours la même : mais bien sûr, pourquoi je ne l’avais pas vu ?
Et oui, le génie est une évidence.





















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Écrit par
Zoé de Sagan
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