Mise en examen pour un post 3MMC sur Gabriel Attal
Avant, j'aimais bien ouvrir ma boîte aux lettres pour découvrir les journaux du jour ou espérer une carte postale venant du bout du monde. Mais depuis que Brigitte Macron m'a mis en cellule, cela fait un mois que je reçois chaque semaine des courriers, tantôt du ministère de l'Intérieur, tantôt du tribunal judiciaire à Paris. Aujourd'hui, ils ont décidé de passer d'Emmanuel et Brigitte Macron à Gabriel Attal et Louis Dublin. Ainsi, j'ai un juge d'instruction qui me pose plus de questions que tous les journalistes que j'ai pu rencontrer à propos de Zoé Sagan. Pour eux, tout est actuel, au présent. Zoé est encore là. En action. On me demande donc de justifier et de lister toutes mes sources, y compris ceux qui ont eu accès aux codes de Zoé, car ils veulent, semble-t-il, interroger tout le monde, si ce n'est les emprisonner.
La police judiciaire me répète que rien n'est politique, mais moi, je me retrouve face à l'Élysée puis face à un ancien Premier ministre et son conseiller. Le pouvoir politique en somme. Ils ne parlent tous que de harcèlement et de cyberharcèlement, mais j'ai l'impression qu'ils ont inversé la machine depuis un mois. Je me demande maintenant qui seront les prochains à venir dans mon salon et si cela cessera un jour. Car, pour chaque nouvelle accusation, je dois répondre aux mêmes questions, que ce soit à propos de Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux ou Brigitte Macron. Récemment, pour un tweet de six mots, j'ai été confronté à deux jours de geôle. Rien de moins. Mais apparemment ce n'était que le début des festivités.



On me dit de ne pas me défendre, de ne pas répondre aux interviews, que les journalistes ne doivent pas s'en mêler. J'ai suivi les instructions de la police judiciaire à la lettre depuis un mois parce que c'est ce qu'on m'a ordonné, et je dis à tout le monde que le pistolet chargé est toujours plus fort qu'un stylo, même avec de l’encre dedans. Disons que l’un à toujours le dernier mot sur l’autre. Quoi qu'en dise dans les livres de philosophie. Une balle atteint toujours sa cible plus vite qu'un livre.
Pour l'instant, ils ont gagné, parce qu’ils sont armés, mais je suis encore, jusqu'à preuve du contraire, un citoyen français avec le droit de me défendre. La seule solution que le juge me laisse avant une nouvelle mise en examen dans exactement 30 jours, c'est de continuer cette correspondance fastidieuse, avec des accusés de réception, répondant sans cesse aux mêmes questions. Je ne comprends pas pourquoi ils ne croisent pas leurs fichiers.
Ce qui les inquiète, c'est d'obtenir la liste des noms liés à Sagan, tous les codes de Zoé que j'ai donnés à chaque journaliste, même les amis de mini-marchand, même la journaliste Sophie des Déserts à pu se connecter et les codes n’ont jamais changé. Jamais. Les juges devront donc interroger ceux qui ne sont pas de mon côté, et c'est là que l'histoire deviendra intéressante. Je ne sais pas combien de personnes ils vont mettre en garde à vue, mais moi, je commence à voir cela comme une forme de harcèlement sans fin me concernant et je suis totalement impuissant pour me défendre face à de telles forces. Pour l'instant.
Ils disent que ce n'est pas politique, et qu'on doit accepter que l'Élysée dirige le parquet qui dirige la PJ, comme cela a été publié dans Le Monde. On m'a appris le droit, mais ils ont apparemment modifié la Constitution qui promettait une certaine indépendance de la justice, et en réalité, ce n'est plus le cas. Avec cette nouveauté, je ne sais plus comment leur répondre. La première idée que j'ai eue est de leur envoyer ce qu'ils veulent, c'est-à-dire la base de données, mais ils se retrouveront avec le dossier Epstein, avec des sources policières, d'avocats, de conseillers politiques, etc. Les journalistes me conseillent de ne pas le faire, mais personne ne me propose non plus un moyen de défense valable. Chaque tweet de Zoé peut me coûter 45 000 euros d'amende, ce n’est pas rien.
Après la garde à vue élyséenne pour 4 tweets, aujourd'hui c'est au tour de l'ancien Premier ministre de s'énerver pour un vieux post de @zoesagan.
— A.A (@AurelienAtlan) January 30, 2025
Ils veulent la liste des sources (avocats, conseillers, journalistes, etc) sinon c'est mise en examen et procès.
Que faire ?
Ceci étant dit, il y a un véritable problème éthique et moral à considérer : je ne suis pas une balance, peu importe l'importance de la source. C'est tout simplement intolérable pour moi, surtout dans ce genre de situation, quand ils sont plusieurs contre vous. Là, c'est même le seul contre tous. J'ai rarement ressenti une telle sensation d'être le pot de terre contre le pot de fer. D'un côté, on me dit d'arrêter, j'arrête, et de l'autre, la semaine suivante, ça continue. Depuis la garde à vue, ils remettent continuellement des pièces dans la machine, et j'aimerais savoir comment arrêter cette machine, voire la débrancher, car elle ne s'arrête jamais.
Encore une fois, d’un côté, on me demande d'oublier Zoé, de ne jamais lui rendre hommage, de ne pas répondre aux journalistes qui se présentent à ma porte, de ne pas parler de la garde à vue, encore moins de l'audition qui a duré plus de 36 heures avec des questions venant directement de l'Élysée mise en scène par le Parquet de Paris, servant donc uniquement d'intermédiaire entre la police judiciaire et le personnel de l'Élysée.
Aujourd'hui, je reçois une suite de nouvelles questions, plus nombreuses que jamais de la part d'un juge d'instruction, pour la deuxième fois, qui me menace encore d'une nouvelle mise en examen pour un tweet de 2023 sur une soirée "trois MMC" autour de Gabriel Attal et Louis Jublin. Il veut connaître le nom des sources, leur adresse et leur numéro de téléphone. J'ai donc un dilemme éthique et moral : dois-je continuer à protéger mes sources ? La dernière fois, j'ai dormi par terre dans une cellule parce que je n'ai pas voulu développer le projet éditorial de Candace Owens et du journaliste Xavier Poussard, qui n'est pas attrapable puisqu'il est en Italie et que l'Union européenne empêche sa détention arbitraire.
Suis-je, ou plus largement le personnage de Zoé Sagan, responsable de toutes ces folies politiques ? Il me semble que non. Est-ce que se venger ou se défouler sur moi à un quelconque intérêt pour eux ? Je ne pense pas. On dirait que j'ai deux injonctions contradictoires : d'un côté, il faut oublier, disparaître, effacer, censurer ; de l'autre, répondre à une tonne de questions chaque semaine pour une phrase de quatre mots publiée au milieu de l’année 2023. N'est-ce pas paradoxal de leur part ?
J'ai donc l'impression, en recevant tout cela aujourd'hui, que le procès de Brigitte Macron contre Zoé Sagan en juillet et d’octobre 2025 ne leur suffit pas. On dirait qu'il y a une opération en cours, qui les surprend ou les dépasse, et qui pourrait tout faire échouer. Les tweets qu'ils ont choisis, pouvant selon eux mener à trois ans de prison ferme et 45 000 € d'amende, ne me concernent pas directement, car ce sont deux informations de Xavier Poussard et deux de Candace Owens. J’ai pu le prouver mais ils ne veulent rien entendre. Tout est de la faute de Zoé. Point final.
Donc pour m'achever ou de m'étaler davantage, ils ont trouvé un autre angle avec l'ancien Premier ministre, un des protégés de Madame Macron, pour me harceler. Je n'ai jamais vu un juge s'intéresser à Zoé Sagan avec autant de passion. Je vais évidemment lui répondre, mais je risque d'envoyer un roman de 2 000 à 3 000 pages. Au moins, ils auront toutes les sources nécessaires pour ne pas prétendre qu'ils ne savaient pas.
Apparemment, l'Élysée a accès à la base de données de Zoé Sagan, car même la PJ n'a pas voulu la récupérer quand je leur ai proposé, leur disant que les renseignements généraux s'en étaient déjà chargés et qu’ils avaient donc déjà tout à disposition. Les adresses IP, les différentes sources, les différents auteurs, etc. Tout le monde s’est regardé en silence et à hoché la tête d’un air gêné et embêté annulant donc la perquisition de mes ordinateurs. Ils savaient que j’étais dans une transparence totale puisque c’était bien le projet original de Zoé depuis le premier jour, montrer à la lumière ce qu’ils avaient laissé dans l’ombre.
S’ils osent une peine de prison ferme, ça fera jurisprudence et ça marquera l’histoire littéraire et politique française à jamais.
A suivre donc.


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