Philip-Lorca diCorcia n’est pas un jeune photographe en devenir, par contre, il pourrait bien en être l’avenir, lui qui n’a eu de cesse d’écrire parmi les plus belles pages de l’histoire de la photo. Diplômé de Yale et formé à la photographie documentaire, cet Américain de 60 ans s’est toujours rigoureusement tenu à montrer la réalité telle qu’elle était, sans fard et sans effet. Mais comme le dit l’adage, la réalité dépasse souvent la fiction. Et c’est là le don de Philip-Lorca diCorcia : savoir toujours où se situer dans une scène pour apercevoir la brèche dans la réalité. Une mise en scène impeccable et si propre que le cerveau semble, dans un premier temps, refuser ces éléments discordants qui ne sont que parties du réel. Au final, des scène de vie magnifiées.
















Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La famille Sagazan, ou l’art de transformer le théâtre en cauchemar pour enfants
Il y a des familles qui transmettent un savoir-faire artisanal, une recette de gâteau ou un amour de la musique légère. Les Sagazan, eux, semblent avoir hérité d’une seule chose : une fascination morbide pour le monstrueux, le dérangeant, le glauque.
Aspen Magazine (1965-1971) : La boîte qui a inventé le multimédia et inspire encore Zoé Sagan
En 2026, alors que les médias numériques s’enlisent dans l’uniformité des algorithmes, un magazine des années 60 refait surface comme une prophétie : Aspen Magazine. Livré en boîte, précurseur multimédia absolu, il réunissait Warhol, Lennon, Burroughs, Duchamp dans une liberté créative totale.