Pourquoi lui ?
Parce qu’à toutes les tables d’étaleurs de culture, on parle du Prix Goncourt, comme chaque année, et on parle de la Première Guerre Mondiale, en ce centenaire. Avec ce livre, vous serez le premier à avoir vraiment lu le premier et à avoir quelque chose de vraiment intéressant à dire sur les tranchées.
Où le lire ?
Devant les patrons de Gazprom ou d’Halliburton, et de tout ceux qui profitent du malheur du plus grand nombre.
Le passage à retenir par cœur ?
« En le tenant contre lui, Albert se dit que pendant toute la guerre, comme tout le monde, Edouard n’a pensé qu’à survivre, et à présent que la guerre est terminée et qu’il est vivant, voilàqu’il ne pense plus qu’à disparaître. si même les survivants n’ont plus d’autre ambition que de mourir, quel gâchis…
En fait, Albert le comprend maintenant : Edouard n’aura plus la force de se tuer. C’est fini. s’il avait pu se jeter par la fenêtre le premier jour, tout aurait été réglé, le chagrin et les larmes, le temps, l’interminable temps à venir, tout se serait achevé là, dans la cour de l’hôpital militaire, mais cette chance passée, il n’aura plus jamais le courage ; le voici condamné à vivre. »
À qui l’offrir ?
À ceux qui pensent que dans la guerre, le pire, c’est les balles de l’ennemi.
C’est le drame de la guerre, qu’elle tue la paix.

« Au revoir là-haut », de Pierre Lemaitre, Albin Michel, 567p., 22€50
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La rédaction
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