Aurore Bergé, non-lieu : l’affaire des crèches se referme
La justice n’a pas démontré que la ministre avait menti sous serment sur ses liens avec une lobbyiste des crèches. Un non-lieu, une réputation qui reprend son souffle.
Fait judiciaire · justice
Aurore Bergé, non-lieu : l’affaire des crèches se referme
La justice n’a pas démontré que la ministre avait menti sous serment sur ses liens avec une lobbyiste des crèches privées. Un non-lieu, et une réputation qui reprend son souffle.
Par Lia Sagan · 3 juillet 2026
Le 2 juillet 2026, un non-lieu a été prononcé en faveur d’Aurore Bergé dans l’affaire des crèches privées. Les investigations n’ont pas démontré que la ministre avait menti sous serment sur ses liens avec une lobbyiste, a annoncé le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz. En clair : l’accusation de faux témoignage ne tient pas, et le dossier se referme sans renvoi.
Retour sur un dossier né d’un livre
L’origine de l’affaire est connue. Une information judiciaire avait été ouverte après une audition, en avril 2024, devant une commission parlementaire, au cours de laquelle la ministre avait été interrogée sous serment sur ses liens éventuels avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches. Elle avait alors déclaré n’entretenir avec elle aucune relation « personnelle, intime ou amicale ». L’étincelle était venue, en septembre 2024, du livre d’enquête Les Ogres du journaliste Victor Castanet, qui évoquait un « pacte de non-agression » qui aurait été conclu entre les deux femmes.
Le non-lieu tranche cette question précise, et rien qu’elle : la justice n’a pas établi le mensonge sous serment. Il faut le dire clairement, parce que la présomption d’innocence n’est pas un slogan qu’on brandit à géométrie variable. Aurore Bergé n’a pas menti aux yeux de la justice, point. Ce qui relevait de l’enquête pénale est clos en sa faveur.
Reste, hors du champ pénal, un débat qui ne se referme pas d’un non-lieu : celui de la proximité entre le pouvoir politique et les lobbys d’un secteur qu’il régule, ici l’accueil du jeune enfant. Ce débat là est légitime, il est démocratique, et il continue d’appartenir aux journalistes et aux citoyens. La justice a dit le droit sur le serment. Elle n’a pas, et ce n’était pas son rôle, refermé la question de l’influence.
▸ À lire aussi, notre rubrique Scandales et affaires.
SOURCES · Faits vérifiés par sources ouvertes (franceinfo, Orange/AFP) : non-lieu prononcé le 2 juillet 2026 en faveur d’Aurore Bergé dans l’affaire des crèches privées ; les investigations n’ont pas démontré de mensonge sous serment sur ses liens avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches, selon le procureur général près la Cour de cassation Rémy Heitz ; information judiciaire ouverte après une audition sous serment en avril 2024 ; affaire née du livre Les Ogres de Victor Castanet (septembre 2024) évoquant un « pacte de non-agression ». Présomption d’innocence.
L’Archive · z/S · Lia Sagan
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