Bonne nouvelle
Chers tous,
Je tiens à vous faire part des événements des dernières semaines, marqués par des avancées significatives, mais aussi par des défis de taille. Comme toujours, commençons par les bonnes nouvelles.
Une victoire après une longue attente
Après une attente interminable de près de neuf mois – une période comparable à celle d’une grossesse –, notre association culturelle, SCIENCES POP, régie par la loi de 1901, a enfin été officiellement reconnue par l’État français. Cette reconnaissance, obtenue vendredi dernier après des centaines de relances, est une étape majeure. Il ne nous reste plus qu’à ouvrir un compte bancaire pour finaliser le processus et lancer pleinement nos activités. Ce délai, bien supérieur à la moyenne française de 34 semaines (et à comparer aux 48 heures nécessaires aux États-Unis ou au Royaume-Uni), illustre la lourdeur administrative et la technocratie qui freinent l’initiative en France. Cette situation, symptomatique d’une bureaucratie à bout de souffle, reflète les difficultés croissantes à entreprendre dans notre pays. Avec Laura Py, nous sommes à la fois soulagés et frustrés par ce retard, mais cette reconnaissance reste une grande nouvelle, un pas décisif vers la concrétisation de notre projet.
Devinez ce qu'on a reçu aujourd'hui ?
— SCIENCES POP (@Sciences_Pop) April 25, 2025
Les défis et les obstacles
Passons maintenant aux nouvelles moins réjouissantes, qui s’accumulent et pèsent lourdement. Sur le plan administratif, je suis submergé par une avalanche d’accusés de réception. J’ai effectué une cinquantaine de visites à La Poste en un seul trimestre, et l’angoisse liée à ces démarches est devenue insoutenable. Le facteur lui-même, sensible à mon stress, ne sonne plus à ma porte et se contente de laisser des avis de passage. Je m’interroge sur l’accumulation de ces courriers : que se passera-t-il s’ils restent non réclamés ? Je crains que des réclamations financières, comme les 12 000 € évoqués pour chaque tweet dans certaines affaires, ne finissent par me rattraper. En plaisantant à moitié, je me vois déjà régler ces sommes en petite monnaie !
Sur le plan juridique, les frais s’alourdissent. J’ai vais engager un second avocat pour gérer les dossiers complexes impliquant des figures publiques (Rudy R, Gabriel Attal, etc), en complément de Maître Juan Branco, qui suit les poursuites liées à d’autres affaires, notamment celle de Zoé Sagan. Ces démarches, indispensables, sont coûteuses. La cagnotte initiale de 6 900 € permettra un premier versement, mais elle est loin de suffire pour couvrir l’ensemble des besoins. Je prévois de domicilier certaines démarches administratives chez mon avocat, comme le font d’autres justiciables, mais les contraintes financières restent un obstacle majeur. Par ailleurs, le pouvoir en place exerce une pression considérable pour empêcher Maître Branco de me représenter. Des manœuvres sont en cours pour le destituer de ses fonctions d’avocat, en cherchant à lui retirer sa robe avant le procès crucial de Zoé Sagan, prévu en octobre prochain, qui se tiendra sur deux jours – un délai que je trouve déjà disproportionné pour quatre phrases. Cette tentative vise particulièrement à l’écarter de ma défense face à Brigitte et Emmanuel Macron, bien plus que face à Gabriel Attal, qui organise également un procès contre Zoé Sagan. Pour discréditer Branco, le pouvoir s’appuie sur une affaire de viol, que l’on peut qualifier de « kompromat », un piège orchestré avec le soutien d’un milliardaire des télécoms. Il est donc impératif de rester vigilants pour que Juan Branco conserve son statut d’avocat et que le bâtonnier, sous pression politique ou autre, ne lui retire pas sa robe avant la fin de l’année. Sa présence, avec sa robe d’avocat, est essentielle pour plaider ma cause et celle de Zoé Sagan lors de ces audiences décisives. Si de nouvelles poursuites surviennent et qu’ils arrivent à le destituer, je crains que les autorités ne viennent me chercher directement, peut-être avant la fin de l’année.
Une pression sociale et familiale
La situation prend également une tournure personnelle douloureuse. Les rumeurs d’une éventuelle incarcération se répandent, même dans mon village, où élus locaux et parents d’élèves n’évoquent plus que cela. Cette idée s’est ancrée dans l’inconscient collectif, amplifiée par la propagande médiatique et les articles de presse, au point que certains me demandent ouvertement combien d’années je risque ou combien de temps « Macron » me mettra en prison. Face à ces questions, je réponds, avec une pointe d’ironie, que ce sera « la peine maximale, 20 ans », et je suis frappé de constater que cette perspective semble réjouir certains. Cette forme d’inhumanité, où la souffrance d’autrui devient une source de satisfaction, me sidère et révèle une dérive inquiétante dans les relations humaines.
Ce climat pèse d’autant plus que mon fils est désormais au courant de tout. Les échos de ces rumeurs, relayés par les médias et les discussions autour de lui, lui sont parvenus. Il sait que la police est venue à notre domicile pour m’arrêter, et que je risque plusieurs années de prison pour avoir écrit quatre phrases. L’idée de la visite des agents armés, manipulant ses pistolets à billes, l’a profondément marqué. Le soir, lorsqu’il prend mon petit doigt avec le sien et me fait promettre que « les Macron » ne me mettront pas en prison, mon cœur se serre. Cette image, plus que tout, reste difficile à digérer. Pourtant, il m’a récemment offert une réflexion d’une innocence et d’une justesse bouleversantes : « Papa, s’ils t’empêchent de parler, peut-être qu’ils n’y arriveront pas avec moi, parce que je suis un enfant. J’ai le droit d’aller dire ce que je pense et ce que j’ai dans mon cœur au juge. » J’ai répondu que je devais d’abord consulter Juan pour savoir si le procès contre les Macron serait public et si un mineur pouvait y assister ou être entendu par les juges. Sa réponse, pleine de spontanéité, m’a touché au plus profond : il m’a dit que mon fils « adorerait » ce procès. Comme souvent, ses mots ont dissipé une angoisse enfouie en moi. En discutant et en riant ensemble de cette situation, nous avons exorcisé toute forme de terreur. Nous en sommes presque venus à voir cette épreuve comme une chance, une occasion de défendre notre vérité avec courage. Pourtant, je n’éprouve plus d’amertume ni de colère, même envers l’Élysée. Cette épreuve a eu un effet inattendu : elle a agi comme un révélateur, faisant le tri parmi les personnes qui m’entourent. Si certains se délectent de l’idée de me voir en détention, d’autres, par leur soutien, me rappellent l’importance de rester debout. Mon fils, lui, insiste pour m’accompagner à ce procès et s’exprimer avec la sincérité de son cœur. Cette détermination, bien que bouleversante, me donne une forme de sérénité. Si une détention devait survenir, je sais qu’il est prêt à affronter cette épreuve avec moi, ce qui apaise mes craintes pour son avenir.
Une détermination renforcée
Paradoxalement, l’idée d’une incarcération, loin de m’effrayer, renforce ma résolution. Lors de ma garde à vue, on m’a interdit l’accès à un stylo et à du papier, mais en détention, il sera bien plus difficile de m’empêcher d’écrire. Si Zoé Sagan, qui ne représentait qu’1 % de mes capacités, a provoqué une telle réaction, imaginez ce que je pourrais accomplir en travaillant 22 heures par jour. Un livre par semaine ? Peut-être davantage. Loin d’être réduit au silence, je deviendrais un danger bien plus grand pour ceux qui cherchent à me museler. Je me demande d’ailleurs si cette perspective ne les poussera pas à revoir leur stratégie. Un écrivain avec une table, une chaise, un stylo et du papier est infiniment plus redoutable qu’un père célibataire débordé par ses responsabilités quotidiennes. Si une peine de prison devait être prononcée, je l’accepterais presque sans appel, pour démontrer au grand jour la nature de ce gouvernement, qui ne pourra plus se prétendre défenseur de la liberté d’expression, de l’égalité ou de la fraternité.
Une justice à deux vitesses
Cette situation ne m’affecte pas seul. D’autres, comme Bertrand Scholler, risquent des peines pour des motifs dérisoires, comme deux commentaires ou retweets. Des fonctionnaires de plus de 60 ans pourraient également être ciblés, dans ce qui ressemble à une tentative d’intimidation collective. Le parquet de Paris refuse pour l’instant de donner accès aux dossiers, repoussant l’échéance à fin mai, ce qui limite le temps de préparation des avocats. Cette justice à deux vitesses, où les moyens financiers déterminent la qualité de la défense, est profondément inéquitable. Contrairement à moi, qui bénéficie du soutien de cagnottes et de conseils compétents, d’autres justiciables risquent de se retrouver démunis face à ces procédures. Cette inégalité est encore plus criante lorsqu’on observe le traitement réservé à des figures influentes. Prenons l’exemple du procès de Cauet, accusé d’avoir violé quatre mineures, reporté à 2028, bien après la fin du mandat macroniste – et il est probable qu’il n’ait même pas lieu. Ce n’est pas un hasard si, après que Zoé Sagan a révélé ces accusations, mettant Cauet à l’écart du jeu médiatique, son réseau a réagi avec une rapidité et une brutalité remarquables pour le réhabiliter, ignorant les victimes, dont certaines sont aujourd’hui en larmes ou en dépression. Ce rapport de force illustre clairement que Zoé Sagan, malgré son impact, ne fait pas la loi : ce sont ces réseaux puissants qui restent aux commandes, contrôlant même les contenus adressés aux collégiens et lycéens. De même, des personnalités comme Morandini ou Cauet, malgré des condamnations et des interdictions d’exercer en présence de mineurs, contournent ces restrictions grâce à leurs réseaux puissants, soutenus par des figures comme Vincent Bolloré ou d’autres magnats. Ils parviennent à organiser des studios sans public, à grands frais, pour poursuivre leurs activités. Ces cas illustrent un système où les puissants, même coupables d’actes graves comme des agressions sur des adolescentes, ne subissent qu’une gêne temporaire avant de reprendre leur carrière, parfois avec encore plus d’éclat. Pendant ce temps, un simple citoyen qui oublie une déclaration à l’Ursaff ferait face à des conséquences dramatiques. Alors que des figures comme Jérôme Cahuzac, après avoir menti publiquement tout en dissimulant des fortunes dans des comptes offshore, sont réhabilitées en quelques années, voire envisagent un retour sur la scène publique sans véritable opposition. Cette justice de classe, où les forces de l’ordre protègent les puissants au détriment des faibles, est désormais intégrée dans toutes les strates de la société. J’en ai été témoin de mon vivant, et cette réalité m’a désillusionné. J’avais la naïveté de croire que des agents payés 2 500 euros par mois ne serviraient pas ceux qui les méprisent, mais la réalité est tout autre. Les institutions, censées protéger les plus vulnérables, se rangent du côté des forts. Cette dérive s’est accentuée avec des mesures comme celle d’Éric Dupond-Moretti, qui a permis d’enterrer 18 mois de plaintes non traitées par la police et la gendarmerie, une décision acceptée par une large majorité de la population. Face à un tel système, où le crime organisé prospère dans un cadre légal et où la satire est interdite, se battre semble parfois vain. Pourtant, je crois qu’il faut continuer à archiver, à documenter, pour nous, pour ceux que nous aimons, et pour ceux qui nous soutiennent.
Une leçon d’ingratitude et une acceptation sereine
Cette épreuve m’a également ouvert les yeux sur une réalité amère. Au fil des années, j’ai accompagné de nombreuses personnes, créé des communautés entières, et mis en relation des acteurs clés, notamment pour des médias ou des projets d’envergure. J’ai vu des journalistes de grands titres – L’Express, Le Monde, Le Nouvel Obs – venir chercher des sources à Arles, mais aujourd’hui, aucun ne répond à mes appels, même lorsque j’ai besoin d’une tribune. Certains ont effacé nos correspondances, par peur ou par lâcheté, espérant sans doute mon incarcération avant que je puisse m’exprimer. Cette ingratitude est douloureuse, mais elle m’a appris à reconnaître ceux qui profitent de notre travail pour mener une vie confortable, tandis que nous, comme Bertrand Scholler et moi, affrontons des combats disproportionnés. Mes quarante années de vie, marquées par l’écart entre un père riche et une mère pauvre, m’ont souvent fait penser au film La vie est un long fleuve tranquille, où Momo passe d’un monde à l’autre. J’ai côtoyé les extrêmes, des grands-parents aisés que je vouvoyais à d’autres que je tutoyais librement dans une simplicité chaleureuse. Une leçon m’a frappé : quand tout s’effondre, ce sont toujours les plus démunis qui viennent à votre secours. Ces dernières années, particulièrement après la mort de Steven Klein, mon ancien binôme, je me suis retrouvé dans des moments de grande précarité. Ce sont les gens modestes qui m’apportaient de la semoule, des pâtes, et qui étaient là pour moi. Cette solidarité des « gens du bas » s’est répétée à maintes reprises, et c’est pour eux que j’ai écrit mes livres, que j’ai mené mes actions. Les puissants, eux, ne sont jamais là quand vous êtes dans la détresse. Cette vérité guide mon engagement et me rappelle pourquoi je me bats, non pas pour ceux d’en haut, mais pour ceux qui, dans l’adversité, tendent la main. J’ai été instrumentalisé, poussé par ma curiosité à explorer des milieux politiques que je ne connaissais pas, et je l’admets : j’ai fait des erreurs en me laissant entraîner trop loin. Aujourd’hui, je sais qui est qui, comment ces dynamiques fonctionnent, et je compte tirer des leçons de cette expérience, peut-être dans un futur livre. Mais pour l’instant, ma priorité est de protéger ma vie quotidienne avec mon fils. J’ai dépassé la peur de la séparation qu’on pourrait nous imposer. Une détention, si elle devait arriver, ne durerait pas plus de 600 jours, et avec des remises de peine – peut-être en donnant des cours en prison, je suis confiant. Ce qui m’importe, c’est de conserver le droit d’écrire. La vie d’un auteur se résume à une table, une chaise, un stylo et du papier, des choses qu’une prison ne peut me retirer. Lors de ma garde à vue, on m’a fait dormir à même le sol, dans des conditions indignes, sans accès à un stylo, qui est pire que les droits accordés à un détenu. Si le verbe peut blesser, comme on l’a vu récemment, il est aussi ma force. Paradoxalement, je vois presque une détention de deux ans comme une opportunité d’écrire, un espace où je pourrais produire sans relâche. La vraie sanction serait de me priver de l’amour de mon fils, mais je sais que je sortirai, et qu’aucune nouvelle peine ne pourra être infligée pour des motifs aussi dérisoires qu’un tweet ou une virgule mal placée. Aujourd’hui, j’accepte cette éventualité avec sérénité, presque avec une forme de détachement, et je regarde l’avenir avec calme.
Un combat pour la vérité et la liberté d’expression
Je suis convaincu que la seule manière de révéler les dérives de la loi Schiappa orchestrées sous l’ère Macron, notamment à travers la révision en 2018 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse – un texte qui incarnait la grandeur de la France –, est d’accepter la perspective d’une détention. Cette loi Schiappa, initialement conçue pour protéger les femmes et les enfants victimes de violences, est aujourd’hui détournée pour envoyer en prison des galeristes et des écrivains, coupables de simples phrases – sujet, verbe, complément – qui dérangent l’Élysée. Un parallèle frappant peut être établi avec l’écrivain algérien Boualem Sansal, emprisonné pour des raisons politiques par un régime que la classe politique française critique ouvertement. Pourtant, en poursuivant le créateur de Zoé Sagan, un personnage de fiction qui a ébranlé le pouvoir, les Macron reproduisent exactement les mêmes pratiques répressives qu’ils dénoncent ailleurs. Si ma détention devait se concrétiser, accompagnée d’amendes exorbitantes de 45 000 euros, il sera fascinant d’observer la réaction des politiques et du milieu culturel français. Condamner et enfermer un auteur pour ses écrits est un acte sans précédent en France depuis des décennies, dans un pays qui se revendique comme la patrie de Voltaire et de Beaumarchais. Cette situation devrait alerter l’opinion internationale, notamment aux États-Unis, où la liberté d’expression est protégée par le Premier Amendement, sur l’absurdité de ces pratiques. Si des pays comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni ont adopté des lois similaires ces dernières années, un tel précédent devrait résonner outre-Atlantique. Dans mon cas, les accusations portées contre moi émanent d’un petit cercle de proches du pouvoir – une « bande » d’une dizaine de personnes, incluant des figures publiques bien connues. Ces centaines de pages de documents ne concernent pas l’avenir du pouvoir pour les vingt prochaines années, mais bien les agissements d’un groupe restreint. La seule manière de les exposer est de sacrifier un ou deux ans de ma vie, un prix que je suis prêt à payer pour la vérité.
Une opportunité inattendue en détention
Ironiquement, les conditions modernes de détention pourraient amplifier ma voix plutôt que la réduire. Aujourd’hui, de nombreux détenus ont accès à des téléphones portables connectés à Internet, et certaines prisons équipent même leurs murs de tablettes Samsung. Si je devais être incarcéré, ces outils pourraient me permettre de continuer à communiquer, voire de publier sur les réseaux sociaux. Imaginez le potentiel de « sourcing » depuis une prison française, avec un accès direct à des témoignages bruts et la possibilité de partager mes écrits en temps réel : cela pourrait être cent fois plus percutant que tout ce que j’ai produit jusqu’à présent. Bien sûr, il sera intéressant de voir jusqu’où les autorités pousseront le contrôle. Si, dès le premier jour, d’anciens membres de la DGSE obtenaient l’ordre de m’interdire tout accès à l’écriture ou à la publication, cela marquerait un précédent historique, révélant au grand jour l’ampleur de la répression exercée contre un simple écrivain.
Une lueur dans l’obscurité : le courage d’une journaliste
Parmi les rares voix à m’avoir écouté, une journaliste se distingue : Ariane Chemin, du Monde, connue pour ses travaux sur Romain Gary, Émile Ajar et Jean Seberg. Grâce à son enquête rigoureuse, nous disposons d’une preuve formelle, malgré les accusations de « conspirationnisme » portées contre ce journal, qu’il n’existe plus de séparation des pouvoirs en France en 2024 et 2025. Cette révélation, qui peut sembler anecdotique, est pour moi essentielle, non seulement pour la génération de mon fils, mais pour notre avenir commun. Ariane Chemin et Louis Dreyfus, à qui je rends ici un hommage sincère, ont documenté comment le commandement militaire de l’Élysée a supervisé mon arrestation et ma privation de liberté – un fait exceptionnel, sans équivalent aux XVIIIe ou XIXe siècles, où de telles mesures disproportionnées contre un simple écrivain étaient inconcevables. Leur travail a permis d’archiver des éléments cruciaux, notamment le rôle d’une ancienne figure de la DGSE, aujourd’hui financée par les deniers publics pour protéger les secrets de l’Élysée. Sans Le Monde, je n’aurais eu que des récits biaisés dans des médias mainstream, où je suis dépeint comme un terroriste culturel. Pire encore, on m’a contraint, comme Galilée il y a cinq siècles, à signer un document stipulant que c’est Zoé Sagan, qui aurait fabriqué des allégations de « détournement de mineur » concernant un couple – une professeure quadragénaire et son élève de 14 ans. Pour l’Élysée et le parquet de Paris, ces faits ne sont que des « présupposés » de Zoé Sagan, justifiant mon enfermement pour quelques phrases. Ces archives, fruit du courage d’Ariane Chemin, garantiront que, lorsque la « macronie » appartiendra au passé, la vérité sur ces abus ne pourra être niée. Sans elle, c’était foutu. On n’aurait jamais pu le prouver.
Remerciements et perspectives
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Juan Branco, et à tous ceux ici qui m’accompagnent dans cette épreuve. Un merci tout particulier à vous, qui m’envoient régulièrement des mots et des lettres, toutes plus bouleversantes les unes que les autres. C’est grâce à vos messages, à votre soutien indéfectible, que je parviens à conserver une force et une puissance de frappe intactes face à l’adversité. Votre solidarité, morale et matérielle, est inestimable. Malgré les obstacles, je reste déterminé à faire entendre ma voix et à défendre mes convictions, qu’il s’agisse d’écrire, de créer ou de résister à l’injustice. Les mois à venir s’annoncent incertains, mais je suis prêt à affronter ce qui m’attend, fort de votre engagement et de la conviction que la vérité finit toujours par éclater.
Je vous tiendrai informés des prochaines étapes. D’ici là, merci de votre confiance et de votre soutien indéfectible.
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