
Ozwald Boateng est certainement l’homme le plus innovant de l’année dans la mode masculine. Avec la maison Givenchy il a prouvé un sens du beau, de l’art et des formes qui a secoué toute une planète. Alors forcément, quand on s’aperçoit qu’il est aussi réalisateur, on se jette sur les vidéos. Et nous avons une confirmation, même si ce n’est pas toujours le cas, oui, le talent peut-être transdisciplinaire. A force de nous présenter le monde de la mode comme une vitrine, on en oublierait que les créateurs ne sont pas nés sur papiers glacés et qu’il s’agit là de véritables artistes.
Amoureux fou de cinéma, Oswald Boateng a conçu des costumes sur mesure pour de nombreux films (Arnaques crimes et botanique, Demain ne meurt jamais, Sex and the City, Ugly Betty, The Matrix ou encore Miami Vice) En parallèle, c’est lui, aussi, qui dessinera les uniformes des sportifs masculins français pour les Jeux olympiques d’été de 2012.
Personne ne parle encore de son potentiel en tant que réalisateur. Il reste extrêmement discret sur le sujet. Ses films ne dépassent pas les 1000 vues sur Youtube. Sa modestie a l’air sans faille. Signe du talent sans doute.
Pour l’histoire, sa naissance en tant que réalisateur se joue avec un court métrage intitulé « Catching Dreams », basée dans la région du Grand Canyon. Il commandite ensuite une animation de style manga japonais pour son premier show en tant que directeur créatif chez Givenchy. Il enchaine, toujours pour Givenchy, avec un court métrage remarquable – « No Boundaries » – filmé dans le district de Guilin en Chine. Pour le reste, c’est à voir ici et maintenant.
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Écrit par
Zoé de Sagan
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