Dani Olivier est un ovni dans la photographie de nus, une sorte de Lucien Clergue électrifié ou de Man Ray 2.0. Le photographe qui s’exerce l’oeil sur des modèles féminins depuis sa plus tendre enfance (son père était collectionneur de photos de nus) a cherché un moyen différent de montrer les courbes de la femme.
Graphiques, abstraites, lumineuses, ces femmes sans visages laissent une empreinte indélébile dans la rétine, comme une lumière projetée en pleine face sans crier gare. Sans retouches, sur fond noir pour plus de densité, les images sont un mélange de plusieurs techniques dont certaines n’existaient pas, et qu’il a donc fallu baptiser. Linéogramme pour les projections de lignes, projogramme pour les images ou mouvogramme pour les photos en mouvement. Les titres des chapitres de son livre sont évocateurs et laissent deviner l’évolution des abstractions testées : « corps en ligne », « corps célestes », « corps magnétiques », « vague à l’âme », « âme fractale », « corps scannés », « âme de fer », « corps intérieur » et « âmes vagabondes » . 9 styles, 9 chapitres et 9 invitations au voyage, car les femmes de Dani Olivier sont des paysages que l’on visite au risque de s’y perdre.
Découvrir absolument son livre Nu corps et âme, publié chez Passage des Soupirs.
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La rédaction
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