David Lowery, la révélation
L’un des meilleurs court-métrages de l’année a une genèse originale. Après avoir réalisé St. Nick, David Lowery était bloqué dans l’écriture de son prochain court. Il voulait un film d’action, mais la page blanche était en train de le rendre fou. « Je ne savais même plus pourquoi je voulais faire un tel film. Alors j’ai fait ce que je fais toujours quand j’en ai marre, je suis allé courir ». Pendant son jogging, il retouche dans sa tête une scène en particulier, celle où le père et la fille ont une conversation le soir. «Toute l’histoire s’est imposée à moi. Cette scène est devenue le film ».
David rentrer chez lui et écrit le script d’une traite. Pioneer est né. Une seule scène, un plan serré sur un père racontant à son fils une histoire violente sur un soldat et une mère absente. Une plongée dans cet univers particulier des histoires pour dormir, où la sagesse des contes d’adultes côtoie l’imaginaire des enfants. Un film que l’on suit en apnée. Avec un casting parfait. Will Oldham, acteur et musicien, a déjà remporté plusieurs prix et séduit tous les festivals où le film a été projeté. Quand à l’enfant, Myles Brooks, 4 ans, il a tout autant de prix dans son armoire et un charisme incroyable dans le film.
La première du film a eu lieu à Sundance, s’il vous plaît, et a remporté le prix du meilleur court métrage à SXSW, le Indie Grint Festival et le Ashland Independent Film Festival.
Pioneer devrait assurément lancer la carrière de David Lowie. Un passionné. Quand il n’est pas réalisateur, il est monteur. « Travailler sur les films des autres me permet de devenir un meilleur réalisateur ». Et en parallèle, puisque sa passion ne semble pas avoir de limite, David Lowie tient l’un des blogs les plus lus : Drifting : A Director’s Log. « Je tiens un blog depuis 1999, avant même que le mot blog existe. Je n’ai jamais arrêté ». Et on espère qu’il n’arrêtera jamais.

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