Dominique Boutonnat relaxé en appel
Condamné en première instance pour agression sexuelle, l’ancien président du CNC est relaxé par la cour d’appel de Versailles. La culpabilité, dit l’arrêt, n’est pas établie.
Fait judiciaire · justice
Dominique Boutonnat relaxé en appel
Condamné en première instance pour agression sexuelle, l’ancien président du CNC est relaxé par la cour d’appel de Versailles. La culpabilité, dit l’arrêt, n’est pas établie.
Par Lia Sagan · 3 juillet 2026
Il faut savoir écrire les acquittements avec la même rigueur que les mises en cause. Le vendredi 3 juillet 2026, la cour d’appel de Versailles a relaxé Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l’image animée. Il était accusé d’avoir agressé sexuellement son filleul en Grèce, en août 2020. En première instance, le tribunal de Nanterre l’avait condamné à un an de prison. L’appel efface cette condamnation.
Ce que dit l’arrêt
La présidente de la cour a été explicite : « la culpabilité des faits d’agression sexuelle reprochés à Dominique Boutonnat n’est pas établie », relevant des contradictions dans les déclarations du plaignant. Ses avocats parlent d’un homme « exonéré de l’ensemble des faits », au terme d’une procédure de six ans et d’une décision détaillée rendue par trois magistrats. En droit, c’est net : Dominique Boutonnat est présumé innocent, il l’a toujours été, et il l’est désormais pleinement, la justice ayant tranché en sa faveur.
Nous le disons sans détour parce que c’est le devoir d’un média sérieux. Un acquittement n’est pas un demi silence, ce n’est pas une case à cocher du bout des lèvres. C’est une décision de justice, aussi respectable qu’une condamnation. Celui qui a été relaxé a droit à ce que sa relaxe soit dite aussi fort que l’accusation l’a été.
Reste, autour de cette affaire, une réalité plus large qu’on ne saurait effacer : la difficulté immense, pour la justice, de trancher des faits intimes, anciens, sans témoin, où la parole affronte la parole. Cette difficulté ne se résout pas en choisissant un camp d’avance. Elle se résout, précisément, par des procès, des appels, des juges qui pèsent les contradictions. C’est lent, c’est imparfait, c’est parfois douloureux pour tout le monde. C’est aussi tout ce qui nous sépare de la justice de la foule.
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SOURCES · Faits vérifiés par sources ouvertes (franceinfo, Orange/AFP) : le 3 juillet 2026, la cour d’appel de Versailles relaxe Dominique Boutonnat, ancien président du CNC, accusé d’agression sexuelle sur son filleul en Grèce en août 2020 ; condamnation à un an de prison en première instance devant le tribunal de Nanterre ; la cour d’appel juge que la culpabilité n’est pas établie, relevant des contradictions dans les déclarations du plaignant ; présomption d’innocence pleine et entière.
L’Archive · z/S · Lia Sagan
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