La reine des Punks vient de s’éteindre. Sans bruit. Peut-être parce qu’elle en a trop entendu tout au long de sa vie de noctambule. Elle a tout vu. Tout connu. Gobé une partie de l’enfer et du paradis. Sniffé l’irrespirable. Tout en roulant des pelles régulières aux chanteuses Sade ou Grace Jones.
Avec ses cheveux platines et son petit tatouage à la cheville, les créateurs en étaient fous. Elle avait été photographiée par Helmut Newton ou Pierre et Gilles. Et avait défilé pour Jean-Paul Gaultier ou Thierrry Mugler. Tout en faisant la couverture du magazine underground «Façade» embrassant Andy Warhol. Et c’est tout naturellement qu’elle s’est ensuite dirigée vers New York, où elle est devenue directrice artistique du Standard Hotel, tout en vivant à Brooklyn. Parce que pour elle comme pour nous, il faut maintenant se l’avouer en 2015, New York, c’est Paris qui ose.
Alors où que tu sois Edwige Belmore, qu’elle que soit la décoration dans l’au-delà, qu’elle que soit la musique qui passe, qu’elle que soit le public qui t’entoure, ce soir nous danserons, en passant à toi, princesse éternelle…
Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
Une Pussy Riot retourne volontairement en prison pour alerter sur la progression de l'autoritarisme
Imaginez-vous enfermé dans une cellule étroite, sous l’œil constant de caméras de surveillance, sans intimité ni répit. Pour Nadya Tolokonnikova, cofondatrice du collectif punk féministe Pussy Riot, ce n’est pas une simple imagination, mais une réalité qu’elle a choisi de revivre volontairement.