
Au départ on se dit qu’il y a un côté « Gettyimage » dans ses photos car tout paraît figé dans ses images. Trop méticuleusement mis en scène. Puis, en regardant bien, on se dit qu’on s’est trompé. Qu’Hannah Starkey a su retranscrire des moments du quotidien et simplement les arrêter pour les faire exister différemment. Une certaine prise de conscience ou de détachement relationnel aux paysages urbains. . Sa série sur les jeunes femmes dans la ville, a quelque chose d’artificiel, comme une suspension du temps, télécommandée.
Des arrêts sur images où la banalité de notre existence est saisie sur papier glacé à des moments précis, d’isolement, d’émotions contradictoires ou de réflexions profondes. D’ailleurs ses photos pourraient sortir tout droit d’un film. Un film où la narration prend le temps de s’arrêter le temps d’un questionnement.
Pourquoi ce mur ou cette bouche d’air conditionné prennent-ils autant d’importance dans l’image? Profondeur de champs mais pas seulement.
Hannah starkey, interroge sur la place que prends le monde urbain dans nos vies, sur le fait que nous épousons les décors dans lesquels nous évoluons, que même peut-être ce sont eux qui conditionnent ce que nous sommes et l’image que nous renvoyons.
Quasi-voyeuriste, par son intrusion omniprésente dans des moments d’intimité, elle nous révèle une forme de consommation décomplexée d’un quotidien dont nous sommes de plus en plus déconnectés émotionnellement.
Tout y passe. Les enjeux de classe, les races,le sexe et l’identité sont sous-entendus par l’apparence physique de ses modèles et du choix des lieux.
Les espaces sont souvent divisés, par des tables, ou des miroirs, reflets métaphoriques de nos handicaps et de l’incommunicabilité de nos existences confondues au monde physique.
Entre fragilité personnelle et construction sociale, entre fiction et réalité, le travail d’Hannah Starkey illustre de manière parfaitement évocatrice ces moments où ne ne savons plus si nous sommes acteurs ou spectateurs de notre vie.









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Écrit par
Zoé de Sagan
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