Haute trahison : la vente d’Exaion aux Américains, un cadeau empoisonné à la souveraineté française
La France vient de franchir un nouveau cap dans l’abdication de sa souveraineté énergétique et technologique.
La Direction générale du Trésor, sous l’autorité directe du ministère de l’Économie et des Finances, a donné son feu vert à la cession de 64 % d’Exaion, filiale stratégique d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance (HPC), l’intelligence artificielle et les data centers, au géant américain Mara Holdings, leader mondial du minage de Bitcoin.
Coût de l’opération pour les Américains : 168 millions de dollars à la clôture, avec option d’achat supplémentaire pour monter à 75 %. Un prix dérisoire pour un actif qui repose sur l’atout majeur de la France : son parc nucléaire, capable de fournir une énergie abondante, décarbonée et pilotable.
🟥 Info @TheBigWhale_
— Grégory Raymond 🐳 (@gregory_raymond) January 25, 2026
Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF)
👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ?… pic.twitter.com/wCuJt76ybM
Mais le véritable scandale ne réside pas seulement dans cette vente à un acteur étranger. Il est dans les conditions qui l’accompagnent, notamment cette clause de non-concurrence imposée à EDF pendant deux ans, qui interdit à l’énergéticien national de développer toute activité concurrente dans le domaine du HPC, de l’IA et, par extension, du minage de Bitcoin.
Pendant que Mara Holdings aura les mains libres pour exploiter nos infrastructures et notre électricité bon marché, EDF – donc l’État français – sera muselé, pieds et poings liés. Open bar pour les Américains, comme l’a résumé une source proche du dossier.
Cette clause n’est pas un détail technique. Elle est le cœur stratégique de l’opération. En bridant EDF pendant deux ans, Mara s’offre une avance irrattrapable sur un marché qui va exploser dans les années à venir. Les rapports de RTE l’ont pourtant démontré noir sur blanc : la France fait face à une surcapacité croissante de production électrique. Consommation stagnante, nucléaire et renouvelables en hausse, prix négatifs qui se multiplient. Sans nouveaux usages flexibles, notre parc nucléaire, conçu pour produire en base, sera contraint de moduler, au risque de dégrader sa rentabilité et notre indépendance énergétique.
Le minage de Bitcoin et le calcul intensif apparaissent pourtant comme la solution idéale : une consommation pilotable à la seconde près, capable d’absorber les surplus quand l’électricité est abondante et de s’effacer instantanément en période de pointe. Plusieurs pays l’ont compris. Pas la France macroniste, qui préfère offrir ce débouché stratégique à une entreprise américaine cotée au Nasdaq, dont les profits iront directement aux actionnaires de Wall Street.
On nous avait promis la protection de nos pépites technologiques. Sébastien Lecornu, ministre des Armées, s’était pourtant engagé publiquement à « protéger Exaion ». Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie, avait laissé entendre que Bercy veillerait. Emmanuel Macron lui-même, grand défenseur de la « souveraineté européenne », n’a-t-il pas multiplié les discours sur la réindustrialisation et l’indépendance technologique ?
Résultat : silence radio, ou pire, validation expresse par le Trésor. Le gouvernement a choisi de laisser filer un actif qui combine énergie nucléaire, data centers de nouvelle génération et potentiel en IA générative – tout cela au moment où l’Europe prend conscience de sa dépendance viscérale aux États-Unis.
C’est un Alstom bis, en pire. Rappelons-nous : la vente des turbines d’Alstom à General Electric en 2014 avait été présentée comme une « alliance stratégique ». Résultat ? Des milliers d’emplois perdus, une technologie vitale transférée outre-Atlantique, et la France privée de son champion dans l’énergie. Aujourd’hui, avec Exaion, nous livrons non seulement une entreprise, mais un modèle économique entier : utiliser notre surplus nucléaire pour valoriser l’électricité plutôt que de la brader ou de la gaspiller.
Qui sont les responsables de cette capitulation ? Emmanuel Macron, qui porte la responsabilité ultime. Sébastien Lecornu, qui a promis et n’a pas tenu. Roland Lescure et Bruno Le Maire, qui ont laissé passer cette opération sous le radar du contrôle des investissements étrangers, pourtant renforcé depuis des années. Tous ont préféré les intérêts d’un mineur de Bitcoin américain à ceux de la Nation. C’est de la haute trahison en col blanc : vendre les bijoux de famille pour un chèque immédiat, au détriment de l’avenir stratégique du pays.
La France possède l’un des rares parcs nucléaires capables de fournir une énergie abondante pour l’IA et le calcul intensif du futur. Au lieu de bâtir un champion national ou européen, nous offrons ce avantage compétitif unique à Mara Holdings. Dans deux ans, quand la clause expirera, les Américains auront déjà pris une avance colossale, protégés par le droit US, implantés sur notre sol, et profitant de notre électricité.
Il est temps de dire stop. Cette opération doit être annulée tant qu’il est encore temps. Les Français exigent que leurs dirigeants défendent enfin les intérêts nationaux, plutôt que de signer des chèques en blanc aux appétits étrangers. Sinon, l’histoire retiendra les noms de Macron, Lecornu et Lescure comme ceux de traîtres à la souveraineté française.
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