Images Dissuasives de Samuel Gratacap
Samuel Gratacap est né en France en 1982. Il suit une formation artistique à l’école supérieure des beaux-arts de Marseille. Depuis 2007, il mène une réflexion sur la représentation des enjeux géopolitiques nord-sud, sud-sud, et des espaces transitoires sur la carte des routes migratoires en Méditerranée. Son travail d’investigation et d’immersion s’articule autour de l’image photographiée et filmée.
Il a déjà concrétisé plusieurs projets dans des zones de transit, notamment dans le centre de rétention administrative du Canet (Marseille, 2007-2008), sur l’île de Lampedusa (2010), et vit depuis deux ans entre la France et la Tunisie.
En 2013, il est lauréat du Prix SFR-Le Bal de la jeune création photographique pour son projet réalisé en Tunisie dans le camp de réfugiés de Choucha (projet co-financé par le CNAP / Fonds d’aide à la photographie documentaire, 2012) qui donnera lieu à une exposition personnelle au Bal à la fin de l’année 2014. Aujourd’hui il revient avec des images puissantes exposées à galerie Temple, à Paris, sous le nom d’Images Dissuasives. Et le photographe ne pouvait pas choisir mieux comme « titre ». Comme l’explique Léa Bismuth, l’excellente critique d’art et commissaire d’exposition, dans un court texte pour présenter le projet initial : « L’action se passe lors d’une seule et unique nuit, en Libye, à Tripoli. Entre Minuit et 3 heures du matin. Il fait froid. Il a plu et la nuit est tombée vite. Je suis depuis quelques jours dans un hôtel. Un peu désoeuvré. Un hôtel pour les journalistes, comme on dit ici. J’attends. Ce scénario est une reprise subjective et omnis- ciente des événements de cette nuit-là, d’après mé- moire, et nécessairement reconstruits pour créer ce qui pourrait bien devenir une fiction, l’écriture d’une histoire qui n’a jamais eu lieu… Mais, que se passerait-t-il si, précisément, il ne s’y passait rien ? »
















Le 12 octobre, l’équipe rouge d’Anthropic publie ses tests : de petits modèles d’IA seraient à quelques mois de se copier seuls sur des appareils connectés. Le même jour, la société fait le point sur la lutte contre les copies de Claude, qu’elle reproche à trois labos chinois.
Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des pirates ont poussé jusqu’à 50 °C les régulateurs de froid connectés de centaines de supermarchés français. Environ 150 Intermarché et 80 Carrefour touchés, des rayons vidés, et un firmware que Danfoss dit dépassé.
Le 13 octobre, Donald Trump publie les images d’un homme attaqué par un tigre dans un zoo anglais, puis une vidéo IA où il lutte avec la bête sur « The Lion Sleeps Tonight ». La famille demande qu’on arrête.
Les sœurs Sagan parlent depuis une station en orbite entre la Terre et Mars. Le numéro zéro lit le ciel du 15 au 21 octobre calculé par le moteur de L'Oracle, dont la nuit où Pluton redevient direct, veille du samedi 17.
Un ingénieur d’Anthropic publie le mode d’emploi pour demander plus aux machines. Ce qu’il dit, ce qu’il tait, et le prompt que nous en avons tiré.
Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.