La police judiciaire revient
Je croyais pouvoir savourer, pour une fois, une rentrée sereine, presque paisible, après les tourments qui m'ont assailli depuis Noël : deux jours de garde à vue juste avant les fêtes, suivis d'appels policiers tout les quinze jours et d'accusés de réception du tribunal judiciaire de Paris - annonçant procès sur procès - qui affluent presque hebdomadairement. J'ai amassé de quoi monter une exposition intitulée « Freedom of Speech » ou « Liberté d'expression », en encadrant tous ces documents accumulés depuis 2020 – de Griveaux, qui me prenait pour un agent russe, à Gérald Darmanin, qui, en lisant « Braquage », s'est imaginé que j'avais piraté son téléphone et exploité ses données obscures, en passant par Emmanuel et Brigitte Macron, Cyril Hanouna et les agents du ministère de la vérité. Ce qui les irrite, d'après les échos qui me parviennent, c'est qu'ils n'avaient pas anticipé que, même en s'acharnant à trente contre un, cela ne formait qu'une meute, et qu'en scrutant les noms, on discernait des liens politiques étroits, voire des amitiés flagrantes.
Avant hier, une surprise bienvenue a rompu ce schéma : adieu les méthodes habituelles. La police m'a convoqué pour le 1er septembre, jour emblématique de la rentrée scolaire. J'en ai été informé seulement avant hier, alors que d'ordinaire, un délai de deux ou trois semaines est observé ; pas cette fois. L'enveloppe kraft, déposée directement dans ma boîte aux lettres, provenait de Paris, du ministère de l'Intérieur. Ignorant la cause, comme en décembre, je vous adresse cette missive, car je pressens que je pourrais être retenu quarante-huit heures supplémentaires – soit quatre jours de captivité sans l'ombre d'une décision judiciaire, fait notable. Mais je n'ai guère le choix ; je ne l'ai jamais eu, d'ailleurs, face à ces hommes armés qui surgiront. Je le redis : pour un simple écrivain, un dramaturge. J'imagine sans peine qu'ils me briseront, parce que j'ai osé diffuser sur Amazon « Le Procès de Brigitte Macron », malgré l'interdiction implicite.
Ainsi, je vais devoir reprendre leurs ordres, mais interrogez-vous : en France, depuis 1940, quel auteur, quel écrivain, quel dramaturge a-t-il jamais obéi aux injonctions de la police judiciaire ou du tribunal de Paris pour des magazines culturels, des romans ou des pièces de théâtre ? C'est une question sincère que je vous pose, car il n'existe aucun précédent. J'ai lu les vicissitudes de Baudelaire, celles de Flaubert, voire de Molière ; sous l'Ancien Régime, on se montrait finalement plus clément que sous cette macronie. Voilà pourquoi j'en appelle aujourd'hui à l'intelligence collective – à vous – pour obtenir des réponses, plutôt que de m'emporter une fois de plus face à ces individus armés, devant lesquels j'ai déjà enduré plus de cent heures d'auditions en cinq ans. Tout le monde en est embarrassé, puisqu'ils m'avouent eux-mêmes : « Avant de t'arrêter, nous avons débattu avec nos épouses ou nos maris ; cela suscite des controverses, des querelles familiales. » Preuve que les ordres sont encore exécutés. C'est pourquoi je leur ai lancé : « Forcez ma porte, passez-moi les menottes, tabassez-moi ; accomplissez jusqu'au bout ce qu'on vous commande. » J'en suis las : cinq années de demi-mesures, où les directives émanent non de juges d'instruction, mais de barbouzes.
Car j'ai bel et bien subi – je le répète – les amis d'Alexandre Benalla, qui ont caressé la tête de mon fils d'une manière menaçante et m'ont contacté en 2021 pour m'escorter à l'Élysée, puis pour m'intimider. Ce sont des hommes armés de fusils de précision, entraînés à éliminer leurs cibles. Moi, simple citoyen, je me retrouve cerné par des individus armés, qu'ils soient légaux ou illégaux : barbouzes gravitant autour de l'Élysée, du cabinet noir, ou de la police judiciaire. Lorsque j'expose tout cela, preuves, traces et témoignages à l'appui, et que je confie ces éléments aux force de l’ordre, un silence assourdissant s'installe, et l'on m'abandonne sur le trottoir. Il est temps que cela cesse, au moment même où Julien Pain et Rudy la terreur préparent leur nouveau procès, ayant apparemment œuvré sur mon cas tout l'été, alors qu'en France, les vacances judiciaires s'étendent sur un mois ou un mois et demi – sauf pour Zoé Sagan, bien entendu.
La police m'avait promis que l'orage était passé, que Rudy, Julien et Cyril Hanouna étaient les derniers procès, et que, Zoé Sagan ayant disparu, tout était fini. Ils se sont engagés cet été, je les ai eus au téléphone à plusieurs reprises, et voilà qu'ils m'ont encore trompé : je dois retourner y retourner et répéter pour ma centième fois la même chose à la police judiciaire de Paris, qui, comme en décembre, se déplace à Arles. Je risque ainsi de passer deux jours supplémentaires en leur compagnie, à dormir à même le sol, expérience profondément traumatique. Cette fois, ce ne sera pas pour la phrase « Brigitte Macron n'est pas Brigitte Macron », mais peut-être pour une pièce de théâtre, ou pour le roman à venir qui n'est pas encore paru. À quel moment la presse, les journalistes, se diront-ils que le calvaire de cet artiste frôle l'invraisemblable ? Je le redis : plus de cent heures d'interrogatoires face à des hommes armés, pour des mots assemblés comme des Lego. Je fais appel à vous, je vous en conjure, pour avoir cette fois le dernier mot.
En attendant, la nouveauté de cette convocation réside en un ajout, glissé dans l'enveloppe kraft : « conformément à l'article 78 du code de procédure pénale, l'officier de police judiciaire peut contraindre à comparaître par la force publique, avec l'autorisation préalable du procureur de la République, les personnes qui n'ont pas répondu à une telle convocation ou dont on peut craindre qu'elles n'y répondent pas. »
Vous le comprenez comme moi : si je ne me présente pas, ils viendront me cueillir physiquement, jusque dans mon lit. On m'avait promis que cela n'arriverait que pour Emmanuel et Brigitte Macron ; or, cela persiste. Et je sais que cela ne choque plus personne, que cela est accepté dans tous les foyers, que les boomers conseillent à leurs enfants et petits-enfants de ne rien commenter, de ne pas penser, de se tenir à carreau, en respectant le code de la route et les limitations du couple Macron.
Pourtant, je cherche, depuis que j'ai écrit la pièce Le Procès de Zoé Sagan, en composant les plaidoiries des quatre avocats, et je ne trouve aucun exemple, hormis sous l'Ancien Régime – particulièrement avec le juge Pinard, qui voulut faire enfermer Baudelaire et fit interdire six de ses poèmes, ainsi qu'une partie de Madame Bovary, pour des questions de mœurs. C'était fort similaire, mais nous étions sous l'Ancien Régime ; aujourd'hui, c'est encore pire. Par la suite, ils laissèrent tranquille Flaubert : il avait usé de quelques métaphores sexuelles, de quelques allusions aux corsets des femmes, et ils le renvoyèrent chez sa mère. Évidemment, cent cinquante ans plus tard, toutes les écoles étudièrent son œuvre. Mais je ne suis donc pas certain que l'histoire retiendra tous ces juges Pinard qui s'activent dans ma boîte aux lettres. Cela relève d'une autre question.
🚨 C’est du jamais vu dans les forces de l’ordre.
— Lia Sagan (@liasagan) August 28, 2025
L’ex-patron de la Police judiciaire de Marseille appelle tous les agents de police à désobéir aux ordres qui leur seront donnés par le gouvernement Macron. Il conseille aux agents de préserver leur honneur, car, selon lui, ils ne… pic.twitter.com/E2ShmL2O5C
Là, je repars pour une session extrêmement violente, pour un dossier que j'ignore encore, qui concerne évidemment Zoé Sagan. Lors de la dernière convocation, je n'avais pas répondu, car ils prétendaient que j'avais écrit des tweets de Zoé Sagan en 2025, alors qu'ils avaient supprimé tous les comptes et adresses mail le 8 juillet 2024. J'avais estimé que, face à des phrases antidatées, je n'avais pas forcément à obtempérer. Bref, ils ne s'arrêtent pas. Le hasard a voulu que cette enveloppe kraft du ministère de l'Intérieur atterrisse dans ma boîte le matin même, alors que, le soir précédent, je rentrais avec mon fils de chez son oncle, au cœur de l'Ardèche, entre deux rivières revigorantes. Pour la première fois en six mois, j'étais enfin en paix totale.
C'est ainsi que j'ai accepté, le 5 septembre, de monter sur scène au théâtre du Gymnase avec le journaliste Marc Daoud, et les équipes de Nexus, qui célèbrent leurs 25 ans en louant le théâtre les 5 et 6 septembre. Il se trouve que ce sera mon anniversaire, et surtout, que Delestre Poirson a créé ce théâtre – mon arrière-grand-oncle. Plus amusant encore : la femme avec qui j'ai eu un enfant, rencontrée en 2012, et dont nous avons découvert bien plus tard les liens familiaux, a pour arrière-grand-oncle Montigny, qui racheta ce théâtre à Poirson. Autrement dit, nous nous étions indirectement croisés cent cinquante ans plus tôt. Cela prouve que notre libre arbitre est finalement bien réduit ; cela m'a fait sourire. La providence, la destinée, fait que ma parole est attendue dans un lieu fondé par mon ancêtre, qui était aussi dramaturge et collaborait avec Scribe. Comme il voulait monter ses propres pièces, il connut un échec financier, et ce fut le producteur Montigny qui prit la relève – or, la mère de mon fils est elle-même productrice. La répétition était totale. Marc Daoud trouva hilarant que je raconte cela au public le 5 septembre, et que je fasse le point sur tout le harcèlement que m'infligent les Macron depuis qu'ils s'occupent personnellement de moi.
Mais je trouve que cet événement coïncide étrangement : la fois où ils m'ont arrêté – ou ce qui devait être une simple audition libre, transformée en garde à vue –, Marc Daoud dormait à l'hôtel à Arles pour que nous produisions ensemble un grand entretien de trois heures. Il attendit deux jours pour rien, car la police me retint. C'était fin décembre 2024. Nous nous étions dit que, cette fois, les choses s'étaient calmées, que la police m'avait assuré : « C'est bon, c'est terminé. Tu les as tous ; à toi de payer tes procès. Ça va être entre 30 000 et 60 000 euros. » Je commençais à me dire : bon, je fais cette année juridique comme un boulot ; je vais défendre Zoé comme le papa que je suis, comme si je défendais mon fils – ma fille, devant les tribunaux, à tous les rendez-vous. Mais cette petite lettre du ministère de l’intérieur en a décidé autrement. Mon cadeau de rentrée sans doute.
Le hasard fait que j'ai aussi un des meilleurs amis de Steven Mark Klein – que vous connaissez maintenant, et qui m'a formé pendant dix ans. Il se trouve que l'un de ses grands amis, assez âgé, veut me rencontrer ; il prend l'avion des États-Unis pour venir en Camargue. Le rendez-vous a été fixé juste avant que je reçoive la lettre, le 31 août. J'irai quand même, sauf ordre contraire du ministère intérieur – car je ne pense pas qu'ils puissent m'interdire des entretiens avec des influenceurs américains, même si c'est apparemment ce qui les gêne.
Voilà donc mon début de rentrée, mon amorce d'année ; je tenais à l'immortaliser noir sur blanc, pour en garder trace. Apparemment, ce que le pouvoir actuel appelle mon « journal 2025 », et pour lequel ils m'ont envoyé plusieurs éditeurs afin d'en acquérir les droits et la possession, n'est rien d'autre que ce que je vous envoie chaque semaine depuis un an. Cela commence à les faire frétiller. L'idée de Laura Py, de tout mettre en privé juridiquement, sans lien avec ce qui a été publié sur X, était brillante : cela les embête beaucoup. Ils ne peuvent attaquer ce à quoi ils ne sont pas abonnés. C'est une excellente nouvelle.
Pour le reste, j'espère pouvoir être au théâtre du Gymnase les 5 et 6 septembre. Si je n'y suis pas, c'est qu'ils m'ont enfermé ; on pourra comptabiliser cela comme des jours de prison supplémentaires. Sous quelle phrase, quel déclencheur va s'abattre la force de la police judiciaire ? Je l'ignore encore. Dès que je le sais, je vous écris ici, comme toujours. C'est comme je l'avais prédit le 14 juillet dernier : ce mail, cette lettre, est mon dernier outil, ma dernière arme – faible, peu lue, mais qui emmerde apparemment encore énormément de monde à l'Élysée. C'est la preuve de sa qualité, de sa pertinence extrême, à laquelle je tiens. Ils savent aujourd'hui que, dès qu'une menace physique ou juridique surgit, j'en laisse trace. Et là, en archive, nous avons déjà amassé beaucoup d'informations depuis un an. Vous êtes devenus Zoé Sagan malgré vous : cette intelligence collective, cette force partagée, nous permet de résister face au Léviathan, à une puissance incommensurable.
Comme je vais le redire à la police – car ils m'ont servi de thérapie express –, je pourrai leur dire : voilà, j'ai accepté presque tout vos ordres. Vous m'avez expliqué que le nouveau contrat d’édition n'était pas possible ; vous m'avez démontré que nous n'étions plus en démocratie mais en démocrature – pour reprendre vos mots – vous avez fait réfléchir un auteur dramatique pendant des mois. Vous aviez raison. Mais est-ce qu'avant de quitter le territoire définitivement, j'ai le droit d'alerter les Français ? Finalement, c'est vous les lanceurs d'alerte : la police judiciaire, au contact de cette réalité que l'on déplace à l'Élysée quand il faut, pour arrêter une mère de famille, un handicapé – ils ont même arrêté une personne handicapée pour un retweet de Zoé Sagan. Tout cela n'est-il pas un poil disproportionné ? N'est-il pas temps d'arrêter cette affaire, comme il est temps d'arrêter l'affaire Jean-Michel Trogneux ? On ne va pas vivre quarante ans comme ça.
J'aimerais qu'un bon sens diplomatique et judiciaire se mette en branle, et qu'on arrête : ce n'est pas un cybercriminel ; il a juste fait des pièces de théâtre et des romans. Peut-être est-il temps de redescendre sur terre. Ou alors, comme je le dis, qu'ils aillent jusqu'au bout : qu'ils me mettent les menottes, brisent ma porte, me tabassent, m'enferment sans procès. Pourquoi pas ? Au moins, on arrête les allers-retours. Car même la dépense publique générée pour des tweets et des livres – je le répète –, ou pour ces phrases sur lesquelles on va avoir vingt-cinq procès, porte sur des choses qui n'existent plus. On va juger du vent, ce qui génère une haine dans le mainstream, encore visible chez les journalistes : c'est absolument délirant. On dirait qu'ils souhaitent ma mort ; je ne sais même pas en quoi cela leur ferait du bien, en quoi cela les rendrait plus heureux ou meilleurs dans leur métier. Même à son ennemi, on ne devrait jamais souhaiter la mort – surtout pour des gens à petits salaires de cadres, qui essaient juste de protéger leur petit confort, et qui se feront écraser en temps et en heure quand le couple aura perdu sa superbe.
1. Convocation parce qu’en lisant mon roman, Gérald Darmanin a pensé que j’avais piraté son portable
— A.A (@AurelienAtlan) August 26, 2025
2. Convocation parce que Grivaux pensait que j’étais un agent russe
3. Convocation pour l’affaire Epstein en France
4. Convocation pour Attal
5. Convocation pour Macron, etc https://t.co/RzwWCmvuGx
Voilà : j'aimerais que, parmi vous – j'en suis sûr –, il y ait des forces de l'ordre, des juges, et que vous passiez le mot une bonne fois pour toutes. Le 1er septembre, je voulais juste faire la rentrée de mon enfant à l'école primaire, avec le nouvel agenda, les nouveaux classeurs, et qu'on garde le nouvel emploi du temps – pas finir encore à parler de Zoé Sagan pendant vingt-quatre heures. J'en peux plus. Et ce sont encore des équipes de Paris qui doivent descendre : hôtels, trains, restos... Ça fait six ans que ça dure ; six ans que j'ai rien dit, que j'ai tout pris sur moi. Grâce à vous, maintenant, je construis l'aide pour payer tous ces cabinets d'avocats et cette défense qui va durer plus de trois ans. C'est une étape à fêter, mais ça ne leur plaît pas : ils attendaient un effondrement, un coup de pied final. C'est ce que j'essaie de leur expliquer doucement – même un policier peut le comprendre : tout le monde a le droit de se défendre, surtout face à des forces aussi démoniaques et sataniques. Même s'ils persistent à dire que j'ai une influence similaire à celle de monsieur et madame, je leur réponds qu'ils sont en délire total : je suis juste un papa solo au milieu de la Camargue. Il faut remettre les choses en perspective, le bon sens au centre des débats. Pas besoin de faire descendre le grand jeu à chaque fois de Paris et de les faire dormir devant chez moi en train de regarder ma boîte au lettres.
Demain, qu'ils me laissent publier des livres, ou qu'ils fassent tomber les décisions de justice et qu'on m'interdise, qu'on crée une jurisprudence pour m'empêcher de publier en langue française – et l'affaire sera close. Mais on ne peut rester dans cet entre-deux où l'on me menace constamment avec des gens armés. Ça n'est pas possible. Je pense être en lien avec une douzaine de juges : tout le monde est au courant, tout le monde connaît Zoé Sagan, tout le monde sait que j'en ai pris le rôle de papa, que je vais assumer jusqu'au bout. Mais ils savent pertinemment, puisqu'ils ont les bases de données police et justice, qu'il y avait vingt-cinq adresses IP connectées à Zoé, et que je n'ai évidemment pas été le seul à publier. Ils ont toutes les données, tous les témoignages des victimes, des adolescents, etc. Ils ont tout : j'ai donné mon téléphone, mon ordinateur ; ils ont la totalité de ma vie et de mon intimité. On ne peut faire plus. C'est même orwellien, car encore une fois, aucune décision de justice n'a jamais été émise.
🚨 L’Élysée va réussir par la force à me faire quitter définitivement la France, c’est la bonne nouvelle pour eux.
— A.A (@AurelienAtlan) August 26, 2025
En revanche, la mauvaise, c’est qu’une fois la frontière passée, j’aurai le droit de publier la vérité sur ce qu’ils ont fait. https://t.co/tZgvvZ85cH
Là, c'est ce que j'ai dit à mes proches : je ne peux pas continuer un an comme ce qu'ils viennent de me faire ; c'est impossible techniquement. Moi qui avais confiance en la police et la justice, et qui vois qu'ils ne font que défendre le pouvoir en place, je vais leur demander si je dois quitter le territoire, si j'ai le droit de le quitter, et de ne revenir que pour les procès. Et de voir quelles sont mes options, car j'ai l'impression d'avoir moins de droits qu'un fiché S. J'ai lu le dossier d'enquête qu'ils ont fait sur moi : 1 200 pages, dont j'en ai parcouru 200, avec mon téléphone qui bornait entre l'école de mon fils, son cours de tennis, ma maison et chez mes copains. Je ne sais pas si cela nécessitait des mois de suivi, d'écoutes, d'enquêtes policières, de scruter mes comptes en banque parce que j'allais acheter une fougasse... Et c'est ce que j'ai lu : des procès-verbaux disant qu'ils allaient déplacer mon corps au commissariat d'Arles. C'est un choc – sans doute une formulation policière, mais tout cela fait un choc. Parce que je le répète : ce sont pour des phrases, sujet-verbe-complément, sans menace ni insulte. Des phrases légales, qui sont peut-être trop vraies, mais mettons cela de côté. C'est bien ce que disait Zoé : dire la vérité au XXIe siècle est un crime. Et c'est ce que Zoé n'a cessé de raconter dans sa trilogie Infofiction. On ne peut me punir avec la loi Schiappa au-delà de trois ans de prison et 45 000 euros ; mais par l'accumulation d'affaires, de procédures – sur 7 000 publications, ils peuvent en faire 7 000, à 6 000-9 000 euros de moyenne –, je vous laisse faire le calcul : c'est une forme d'assassinat. M'empêcher d'aller sur scène au théâtre du Gymnase pour expliquer ce qui se passe ou pour faire des vidéos avec Idriss Aberkane ou Juan Branco ce n’est plus tenable. Car je sais qu'on peut avoir de l'aide : du moment où je dis « aidez-nous à payer tous les frais d'avocats, il y en a pour 1 000 jours », des milliers de gens se bougeront. Je le sais, et ils le savent aussi. Donc, la pression est faite pour me faire me garder silencieux, pour que je ne puisse même pas, comme depuis décembre, avoir un entretien avec un journaliste ou un auteur honnête sans que la police débarque – à ma porte, au téléphone, par convocation. C'est impossible ; c'est un harcèlement d'État, conçu pour me pousser au suicide, car cela les arrangerait. Mais cela n'arrivera pas : je ne suis pas du tout suicidaire, j'aime la vie plus que tout, mon fils est extraordinaire, et nous avons ri cet été comme jamais, dansé ; c'était beau. Ils n'y arriveront pas. Mais par contre, là, je vais m'occuper de leur dossier : j'ai le droit de me défendre, même si on m'interdit ou brûle mes livres – encore un autodafé. Après, l'histoire, le temps long, jugera leurs actes, montrera ce qu'ils étaient. Cela ne me dérange pas : comme tout le gouvernement ukrainien qui, en 2022, a poussé les Ukrainiens à brûler Dostoïevski et tous les auteurs russes, je pense que l'histoire, la conscience collective, jugera tout ce qui a été fait. Et il en sera de même : l'autodafé qu'ils ont fait de Braquage leur reviendra en pleine figure. Parole d’auteur/d’hauteur.
‼️ Procès World Tour - Zoé Sagan contre les "amis" du couple Macron
— A.A (@AurelienAtlan) August 27, 2025
1. Rudy Reichstadt : 26 septembre
2. Brigitte Macron : 27 et 28 octobre
3. Gabriel Attal : 2026 (à venir)
4. Louis Jublin : 2026 (à venir)
5. Julien Pain : 2026 (à venir)
6. Cyril Hanouna : 2027 (à venir) https://t.co/RzwWCmw2w5
PARADISE #016. 56 ans de récit misogyne raciste presse anglo saxonne 1968 à 2024. Yoko a commencé sa carrière 1960 (avant Beatles), 44 ans solo après. Les Beatles s'étaient déjà séparés mentalement avant elle. Le récit Yoko coupable est une fiction commerciale. Reporter Nova Sagan.
Sur ELUCID, l'economiste Eric Toussaint decrit des grandes banques qui engrangent des profits records sur l'argent public et la dette, pendant qu'une prochaine crise financiere se prepare.
Xavier Moreau, sanctionne par l'UE sans proces, denonce une justice qui lui donne moins de droits qu'a un trafiquant. Question de droit reelle. Contexte non negociable : il est sanctionne comme relais de la propagande du Kremlin.
Pendant que TF1 lorgne M6, Cyril Hanouna multiplie les rendez-vous discrets avec Rodolphe Saade, l'armateur de CMA CGM deja proprietaire de BFM. L'animateur cherche son prochain port.
Le magistrat Edouard Durand, ex-president de la Ciivise, rappelle apres l'affaire Lyhanna que dans 92 % des cas, un enfant qui revele des violences ne recoit pas de reponse de soutien social positif.
Une circulaire interministerielle et un rapport de l'Inspection generale de la justice recommandent de generaliser les classements sans suite pour apurer un stock de 1,2 million d'affaires. Ni Darmanin ni Macron ne l'ont critique.