L’ancien Prix de Flore 2011 condamné à de la prison pour un « resto basket »
Écrivain-poète à la précocité remarquable, ancienne gloire littéraire du début des années 2010, Marien Defalvard fait aujourd’hui parler la chronique judiciaire pour des faits de toute petite criminalité. Il lui est en effet reproché d’être parti sans payer d’un restaurant orléanais, laissant derrière lui une note de 73 €.
Le jeune homme n’en était pas à son coup d’essai et avait été condamné à une peine avec sursis pour des faits similaires un mois plus tôt, en août 2023. Il avait également été placé sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de se rendre dans des restaurants et des débits de boissons.
Examiné par un psychiatre dans le cadre de son procès, Marien Defalvard semble, selon l’expert, n’avoir aucun trouble psychique. Le parquet avait requis pour lui une peine cinq mois d’emprisonnement : « On est ici face à une personnalité très atypique qui se joue de nous. […] Il prend tout ça pour un jeu. Lorsqu’il ne paye pas dans un restaurant, il attend sur place, son but étant de finir en garde à vue. »
L’auteur, domicilié à Orléans, ville où il a grandi, ne s’est pas présenté à l’audience du lundi 27 mai. En son absence, il a été condamné à quatre mois de prison ferme, sans possibilité de bénéficier d’un aménagement de peine à domicile sous bracelet électronique.
Du Prix de Flore jusqu’à la geôle
Marien Defalvard s’est fait connaitre du milieu littéraire à l’âge de 19 ans seulement, après avoir remporté le Prix de Flore et le Prix du premier roman en 2011 pour Du temps qu’on existait. Remarqué pour sa prose maniérée et qui détonne pour son jeune âge, l’écrivain divise les lecteurs et les critiques littéraires.
Son succès précoce sera cependant entaché par sa vie personnelle. Entre plusieurs séjours en hopital psychiatriques, effectués à partir de 2008 sur la demande de ses parents, et une condamnation de six mois avec sursis pour avoir violenté sa mère, Marien Defalvard n’a publié que deux autres oeuvres qui n’ont pas eu le même retentissement que son premier roman : Narthex (Exils) en 2016 (358 exemplaires vendus, selon Edistat), et Architecture (Fayard) en 2021 (607 exemplaires vendus, selon Edistat).

Source : actualitte
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