Le coffre-fort fantôme de Benalla et l’ombre de l’Élysée qui refait surface
Huit ans après les violences du 1er mai 2018, l’affaire Benalla ressurgit brutalement. Une enquête journalistique exclusive met au jour des éléments inédits du dossier policier sur la disparition mystérieuse du coffre-fort personnel de l’ancien chargé de mission de l’Élysée.
Malgré un non-lieu prononcé en 2024, les détails révèlent une opération nocturne impliquant des proches du président, ravivant les soupçons d’une protection orchestrée depuis les sommets du pouvoir. À un an de la présidentielle, ce scandale dormant menace de redevenir l’arme fatale de l’opposition.
EXCLUSIF - The Big Picture.
— Marc Endeweld (@marcendeweld) January 28, 2026
Révélations sur l’enquête policière concernant la disparition du coffre-fort d’Alexandre Benalla (alors que la justice a ordonné un non-lieu en 2024). https://t.co/guFraPPZtn pic.twitter.com/V3zXtM4w4c
Près de huit ans après les faits, l’affaire Alexandre Benalla continue de hanter la République. Le 28 janvier 2026, le journaliste Marc Endeweld publie sur son Substack une enquête exclusive révélant des éléments inédits de l’investigation policière sur la disparition mystérieuse du coffre-fort personnel de l’ancien chargé de mission de l’Élysée, en juillet 2018.
Malgré un non-lieu prononcé en juin 2024, ces détails, tirés d’un compte-rendu judiciaire, ravivent les soupçons d’une opération orchestrée depuis les plus hauts niveaux du pouvoir macroniste.
Rappel des faits. Le 18 juillet 2018, Le Monde révèle les violences commises par Benalla le 1er mai place de la Contrescarpe.
Deux jours plus tard, le 20 juillet au soir, les policiers de la BRDP tentent une perquisition au domicile du couple Benalla à Issy-les-Moulineaux.
Benalla, en garde à vue, prétend ne pas avoir les clés et refuse d’aider. Incapables d’entrer, les enquêteurs posent des scellés et reviennent le lendemain : le coffre-fort, qui contenait selon Benalla des armes légales, a disparu.
Benalla explique alors aux enquêteurs qu’il a demandé à « un ami » de mettre en sécurité sa compagne Myriam et « tout ce qui pouvait être volé, des objets de valeur et notamment les armes », invoquant la pression médiatique.
Cet « ami » n’est autre que Ludovic Chaker, conseiller à l’Élysée et proche du chef d’état-major particulier du président, l’homme qui a publié BRAQUAGE [DATA NOIRE] de Zoé Sagan chez Robert Laffont.
Chaker reconnaît avoir exfiltré la famille vers un appartement avenue Foch appartenant à Pascale Jeannin-Perez, femme d’affaires liée à plusieurs figures politiques, mais nie formellement avoir touché au coffre.
Les bornages téléphoniques montrent pourtant une intense activité entre Benalla, Chaker et Ismaël Emelien, conseiller communication de Macron, dans la nuit du 18 au 19 juillet.
L’enquête, ouverte en 2019 pour « soustraction d’objet » et « entrave à la manifestation de la vérité », mobilise des moyens considérables : auditions, géolocalisations, recoupements.
Les policiers retracent les mouvements du coffre (un modèle FP-HSB105 de 50 cm et 18 kg) sur plus de trois mois. Malgré ces éléments, la juge prononce un non-lieu en 2024 : « Le contenu des coffres déplacés […] susceptibles de contenir des éléments de preuve […] n’a pu être établi avec certitude », explique le parquet.
Traduction : sans preuve que le coffre contenait autre chose que des armes déclarées, pas de délit.
C’est précisément ce non-lieu qu’Endeweld met en lumière en publiant des extraits du dossier policier. Il révèle un « nouveau protagoniste » et souligne l’énergie déployée pour faire disparaître un simple coffre de 18 kg.
Mais les noms déjà connus – Chaker, Emelien, peut-être Christian Guédon (garde du corps soupçonné d’avoir joué les serruriers) ou d’autres – suffisent à poser la question : pourquoi tant d’efforts de proches de l’Élysée pour protéger Benalla, si le coffre n’était vraiment « imaginaire » ?
Prédiction : ce énième rebondissement ne restera pas lettre morte. À un an de la présidentielle de 2027, l’opposition – de gauche comme de droite – va s’en saisir pour relancer le narratif d’un « État Macron » opaque, où des conseillers de l’ombre organisent des exfiltrations au nez et à la barbe de la justice.
Les réseaux sociaux, déjà actifs sur le sujet, amplifieront les soupçons de dissimulation de documents compromettants (contrats russes ? enregistrements ?).
Même si aucune réouverture judiciaire n’est probable – le non-lieu est solide –, l’effet politique sera réel : une tache supplémentaire sur la fin de mandat d’Emmanuel Macron, déjà fragilisé par les crises successives.
Car l’affaire Benalla n’a jamais été qu’un symptôme : celui d’un pouvoir naissant qui croyait pouvoir gérer en interne ses dérives.
Huit ans plus tard, le coffre-fort disparu continue de peser plus lourd que ses 18 kilos. Il symbolise ce que la macronie n’a jamais voulu assumer : ses zones d’ombre. Et tant que ces zones existeront, le scandale, lui, ne disparaîtra pas.
Heart of the Beast, le film de survie de David Ayer avec Brad Pitt et un berger allemand, démarre en tête en France avec 502 865 entrées, mieux que Bullet Train. Aux États-Unis, il finit deuxième derrière une ressortie d’Avengers.
Le 1er octobre, Chemena Kamali signe chez Chloé une collection saluée debout et un carnet d’archives qui finit par « Forever Chloé. Love, Chemena ». Depuis juillet, Glitz annonce son départ. Aucune confirmation. Et 54 millions d’euros de pertes en 2025, selon Glitz.
L’Odyssée de Christopher Nolan franchit 8 012 314 entrées en France, deuxième film de 2026 au-dessus des 8 millions après Spider-Man. La même semaine, Disney ressort Avengers: Endgame et fait 220 616 entrées avec un film de 2019.
Enfance, services publics, argent et pouvoir : 21 articles documentés, plus les nouveautés de l’Oracle.
Une transmission frauduleuse de données a été reconnue. Une offre de vente visant environ 700 dossiers à 300 000 dollars a ensuite été signalée. Entre incident établi et publicité de criminels, chaque mot compte.
Le corps d’un ancien agent municipal a été découvert dans un local du stade des Rigondes. La durée exacte de sa présence reste à établir. Au-delà de l’effroi, il faut examiner le suivi des bâtiments et préserver la dignité d’une vie que nous ne connaissons pas.