Oh que ça fait du bien quand les choses sont dîtes sans détour. Après le discours inspirant de Patricia Arquette aux Oscars, Amy Schumer n’a pas laissé retomber la pression. Oui, Hollywood est un milieu éminemment sexiste. Et pourtant, il possède des femmes de talent. D’un talent immense même. Comme Tina Frey, ou Julia-Louis Dreyfus, ou Patricia Arquette justement. Et quand ces trois là se retrouvent autour d’une table pour fêter le « dernier jour baisable » de Julia-Louis, dans un sketch écrit par Amy Schumer, on tombe à la renverse. De rire et d’aise. Du bonheur de la catharsis et de l’énorme doigt d’honneur dressé aux décideurs aveuglés par leur phallus comme on peut l’être par une liasse de dollars. Parce que le féminisme, c’est le communisme des sexes. Et que chez Apar, nous nous sommes faits tatouer une faucille sur le testicule droit, et un marteau sur le gauche. Enfin, pour ceux qui en ont.
Et pour que le propos ne reste pas qu’une vague impression de femmes frustrées, la vidéo pose ce fait indéniable. Le cas Sally Field. Cette impeccable actrice qui joua la fiancée de Tom Hanks dans Le Mot de la fin, en 1988, et qui, par un coup de baguette magique (on vous laisse imaginer la forme de la baguette), se retrouve à jouer sa mère, six ans plus tard, dans Forrest Gump. Entre temps, Sally avait eu 48 ans et s’approchait de ce demi-siècle qui, à Hollywood, tarit la cyprine des actrices aussi surement que le réchauffement climatique assèche la Californie entière.
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La rédaction
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