L’échéance approche
Chers tous,
Après ces quelques jours et semaines particulièrement intenses, je tiens à vous donner des nouvelles. Je prépare actuellement mon voyage à Paris, où je me rendrai au tribunal correctionnel pour une audience prévue toute la journée du 10 juillet. Cette audience concerne la mise en état de ma situation pénale – c’est ainsi que cela s’appelle – en vue d’une potentielle condamnation à deux ans de prison.
Je regrette de ne pas pouvoir vous transmettre l’ensemble des documents que nous avons obtenus, notamment les 900 pages de l’enquête policière me concernant. Cette affaire ressemble à s’y méprendre à une série Netflix, sauf qu’elle est bien réelle. Nous n’avons toujours pas eu accès à la plainte initiale déposée par Brigitte Macron. Par ailleurs, nous avons pu établir que le parquet de Paris, tout comme l’ensemble des médias depuis le 10 décembre, relaie des informations erronées. Malheureusement, il est peu probable que nous puissions obtenir une condamnation à ce sujet.
Ce procès s’annonce d’une ampleur considérable. Neuf personnes ont été placées en garde à vue, certaines pendant plus de 36 heures, y compris des parents de famille, totalement innocents, pour avoir publié deux plaisanteries sur X. J’aimerais pouvoir partager tous ces éléments avec vous, mais cela s’avère extrêmement compliqué avant le 10 juillet, et même avant le procès final. On me le déconseille vivement. À noter également que le 10 juillet, nous connaîtrons le verdict de l’appel de Natacha Rey.
J’ai consulté une flopée de conseillers différents pour préparer ma défense. Je m’installerai prochainement à Paris, pour quatre à cinq jours, afin de finaliser le dossier avec Maître Branco.
Organiser ce voyage – billets de train, réservations d’une chambre à Paris, où tout est hors de prix – représente un budget conséquent. J’ai commencé à consigner ces dépenses dans un petit carnet noir, comme un « Moleskine des frais pour sauver la République ». Cela m’agace profondément de devoir consacrer autant d’énergie et de ressources à cela, mais c’est une obligation.
Tout le monde ne pourra pas être présent, mais cette audience sera pour moi l’occasion d’échanger pour la première fois avec de véritables juges. Jusqu’à présent, j’ai été confronté à des ordres émanant soit de barbouzes proches d’Alexandre Benalla, soit de la police judiciaire – des individus armés qui ne sont ni éditeurs, ni directeurs de publication, ni rédacteurs en chef, ni metteurs en scène. Cette année, j’ai été victime d’un harcèlement d’une intensité inédite, parfois à un niveau extrême.
De nombreux avocats, y compris à l’étranger, suivent ce procès avec passion, le considérant comme l’un des derniers combats pour la liberté d’expression. Beaucoup estiment qu’une défaite marquerait la fin de cette liberté. En réalité, nous avons déjà perdu beaucoup de terrain, et jusqu’en mai 2027 au moins, il est préférable de ne pas placer trop d’espoir dans cette bataille.
J’ai pourtant les deux meilleurs avocats de Paris, reconnus et respectés, mais je crains qu’ils ne puissent pas faire grand-chose. Notre dossier est pourtant solide, et nous avons des idées audacieuses, comme faire venir Candace Owens à Paris.

Cependant, il est probable qu’elle soit, elle aussi, placée en garde à vue, comme Pavel Durov, ce qui risque de tendre davantage les relations internationales. Cela pourrait pousser les États-Unis, pays du premier amendement, à déclarer officiellement que la France est devenue une « démocrature ». Nous n’en sommes pas loin.
Je vous écrirai évidemment dès que possible, probablement pas le soir du 10 juillet, car l’audience risque de se prolonger considérablement. A priori, il n’y a pas de risque que je sois placé en garde à vue ou en détention provisoire – cela serait inconcevable, même si certains semblent en rêver. J’espère toutefois qu’il ne m’arrivera rien, car la tension est palpable. Sur les réseaux sociaux, je constate une recrudescence d’attaques à l’approche de chaque événement important. Après des semaines de relatif calme, des signaux faibles réapparaissent : notifications manipulées par des algorithmes, articles de presse ciblés. Par exemple, *Vanity Fair, Radio France et France Inter affirment désormais que j’aurais orchestré une stratégie en 2023 en lien avec Donald Trump, contacté la Trump Organization, et que mon objectif aurait été de pousser Elon Musk à s’emparer de l’affaire. Ces allégations, montées de toutes pièces sans jamais me contacter, sont sidérantes.

Heureusement, Maître Juan Branco a commencé à adresser des mises en demeure à ces médias. Dès que l’affaire prend une tournure pénale et juridique, les rédactions – du rédacteur en chef au directeur de publication – répondent dans la seconde, prétendant comprendre la situation. Ils invoquent souvent le nom d’Emmanuelle Anizon, une journaliste présentée comme ma « porte-parole officielle » et autoproclamée biographe. Cette femme, que j’ai rencontrée une seule fois pour lui transmettre des informations sur l’affaire Cauet et Kassowitz. Elle m’a qualifié de « très talentueux » en privé, mais dans les médias, depuis un an, elle me décrit comme un « danger conspirationniste toxique et radioactif ». Cette contradiction révèle la fabrication orchestrée de leur narratif.

Je pense que cette journaliste sera convoquée au procès, car ses propos, comme ceux d’autres acteurs, ont été enregistrés. Le positionnement des uns et des autres est chaotique : certains craignent les représailles de l’Élysée, d’autres se présentent comme des alliés de « Monsieur et Madame » tout en étant prêts à les trahir pour peu. Grâce à l’action de Maître Branco, les médias sont contraints d’admettre que le principe du contradictoire n’a pas été respecté. Ils me dépeignent comme un individu déchu de sa citoyenneté, presque apatride, un « flou » juridique. Maître Branco envisage de poursuivre ces organes de presse, ce qui les oblige à répondre. Leurs justifications, surréalistes, seront sans doute un point clé du procès.

À partir du 10 juillet, attendez-vous à une intensification des attaques médiatiques, notamment de la part de France Info, Radio France and co, qui me qualifieront de « cybercriminel » ou de « cyberharceleur ». L’enquête elle-même frise l’absurde : le procès-verbal évoque des volets fermés à 5 heures du matin, des projets de « transporter mon corps » au commissariat d’Arles quinze jours avant mon arrestation. On dirait le traitement réservé à un terroriste d’envergure, tout cela pour quatre phrases de six mots concernant Brigitte Macron, dont deux attribuées à Candace Owens. Cette dernière, d’ailleurs, n’a toujours pas pleinement compris qu’elle est poursuivie pour ces propos.
Pour les avocats, cette affaire est inédite et suscite l’intérêt de plusieurs pays. Elle dépasse le cadre national pour devenir un enjeu mondial, révélant une disproportion et une humiliation évidentes. Certains Américains semblent vouloir s’en servir pour dénoncer, une fois pour toutes, les dérives du système français. L’Élysée, avec son appareil militaire et judiciaire, s’engage pleinement dans cette bataille. Des juges devront trancher sur la véracité de faits, exposant ainsi au monde entier les failles du système judiciaire français, en crise profonde. La justice, crainte par tous, ne semble plus rendue équitablement. Ce qui était un combat pour la liberté d’expression s’est transformé en une lutte entre mensonge et vérité, un phénomène juridique nouveau.
Je me rends à ce procès avec détachement. Pendant ces deux jours, je défendrai ce que j’ai écrit. Quoi qu’il arrive, la « mauvaise surprise » est déjà anticipée, car les dés semblent jetés. Cependant, nous réservons quelques surprises à nos adversaires. Compte tenu des ressources colossales déployées – des centaines d’agents judiciaires et policiers mobilisés pendant des années pour dissimuler les secrets de Madame Macron –, notre défense est prête. Contrairement à Natacha Rey, qui a été laissée seule, je bénéficie des conseils exceptionnels de deux avocats parmi les meilleurs. Ils ont préparé des dossiers et des plaidoiries dignes d’un chef d’État.
Cela dit, mes avocats ne peuvent adopter une posture « complotiste » comme la mienne. Après huit ans d’analyse du système judiciaire français, je suis convaincu que ma condamnation est déjà actée. Le scénario probable ? Six mois de suspension supplémentaires – alors que je suis déjà suspendu depuis un an –, un stage pour « ne plus harceler les mamies », et une peine de prison avec sursis. Ainsi, au moindre article satirique ou pièce de théâtre, je risque la détention. L’objectif est clair : instiller la peur chez tous les Français. Cette stratégie n’aura aucun impact aux États-Unis, où la liberté d’expression, protégée par le Premier Amendement, est une réalité intangible. C’est précisément ce qui rend les autorités françaises furieuses : elles ne peuvent pas imposer leur loi outre-Atlantique. Même en modifiant la Constitution américaine – ce qui relève de l’utopie –, elles ne pourraient emprisonner ou arrêter Candace Owens. Les États-Unis, avec leur histoire d’indépendance, résistent à ce couple que vous qualifiez de « diabolique », incapable de réécrire leur Constitution.
🚨Les avocats des Macron passent à la vitesse supérieure pour livrer @RealCandaceO à la justice française.
— Lia Sagan (@liasagan) July 3, 2025
Elle va découvrir, grâce à la loi Schiappa, qu'elle encourt 2 années de prison et 45 000$ d'amende.
Trump devra lui offrir une grâce présidentielle https://t.co/I7CQUIju4f pic.twitter.com/Pvrd4tyFiO
Vous avez probablement vu cette semaine que Candace Owens a révélé un enregistrement téléphonique datant de février, au cours duquel le président des États-Unis, Donald Trump, s’est entretenu avec elle. Selon ses dires, après une visite d’Emmanuel Macron, ce dernier lui aurait demandé d’empêcher la diffusion des révélations et de la série de Candace Owens sur Brigitte Macron. En cas de refus, des « millions de vies » seraient en jeu, Macron menaçant de bloquer un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, soutenu par les États-Unis. Cette affaire, d’une gravité extrême, n’a été relayée par aucun média français. Pas un seul journaliste n’a osé en parler, par crainte d’être blacklisté ou, pire, éliminé par l’Élysée. À 500 ou 600 jours de la fin de ce mandat, leur véritable peur réside ailleurs : ils redoutent le jugement de leurs lecteurs et du public dès demain.
Les rédactions, en particulier celles de la presse de gauche, vivent dans la terreur d’être accusées d’avoir cautionné un détournement de mineurs ou propagé des fausses informations. Ils craignent un retournement de l’opinion publique. Pour eux, il est préférable que la justice confirme que tout cela n’était qu’une « fake news », que les allégations de détournement de mineurs relevaient d’une simple présomption de Zoé Sagan – comme nous l’avons vu dans la dernière pièce Le procès. Ainsi, ils se retrouvent entre eux, une infime minorité – 0,1 % de la population – face aux 99,9 % restants. Ce petit monde, confiné à trois ou quatre arrondissements parisiens, détient un contrôle financier, médiatique, politique et culturel sur l’ensemble de la société.
J’avais déjà identifié les 500 personnes responsables de ce que j’appelle le « réchauffement culturel ». Aujourd’hui, grâce à Maître Branco, nous sommes en mesure de lister les 500 familles à l’origine de l’effondrement civilisationnel. En réalité, il s’agit d’un groupe extrêmement restreint. Ceux qui exécutent leurs ordres ne sont que des serviteurs, des valets rémunérés entre 6 000 et 10 000 euros par mois, prêts à tout sacrifier pour conserver leur place au troisième rang des défilés mondains. Voilà où nous en sommes.
🚨Comme Juan Branco est finalement rentré en vie du Congo, ils réactivent la procédure de radiation du barreau pour qu’il ne puisse pas représenter ma sœur les 27 et 28 octobre 2025 face à l’Élysée. La décision de lui retirer sa robe sera, coïncidence oblige, rendue le 16 octobre https://t.co/fq6jEZxATS
— Lia Sagan (@liasagan) July 2, 2025
Parallèlement, nous attendons une décision cruciale le 16 octobre. Les autorités font tout pour retirer définitivement sa robe à Maître Branco, dans le but évident de l’empêcher d’assister à ce dossier et, surtout, de relayer l’affaire médiatiquement. Maître Branco est aujourd’hui l’avocat le plus suivi de France. J’ai d’ailleurs publié ce jour son programme complet et je prépare un livre sur lui, que je vous invite à consulter. Cela représente environ 50 minutes de lecture, mais c’est d’une grande richesse et pose les jalons d’une partie de l’avenir. Les autorités chercheront également à faire échouer ce projet.
Voici vos devoirs de vacances.
— Lia Sagan (@liasagan) July 4, 2025
48 minutes de lecture seulement. https://t.co/IVSvWbISlm
Avant-hier, la police judiciaire a recontacté Maître Branco pour l’informer d’une possible future garde à vue le concernant désormais. J’ai l’impression qu’ils ne savent plus comment se dépêtrer de cette situation. La police, envoyée pour accomplir le « sale boulot », est sur nos talons depuis un an. Une semaine, ils contactent l’un ; la suivante, l’autre. Récemment, une plainte déposée par Cyril Hanouna visait à la fois Maître Branco et Zoé Sagan. Nous devions comparaître devant les juges, mais nous n’avons toujours aucune nouvelle.
La loi que Marlene Schiappa a fait passer afin de niquer Zoe Sagan pour protéger ses potes arrive jusqu'à secret story et devinez c'est pour protéger qui encore ? https://t.co/SaYQV6YN1q
— Feminine Angel🥛 (@abondanceking) June 28, 2025
Il semble qu’ils attendent la première condamnation, celle de la « patronne des patronnes », Brigitte Macron, avant de s’attaquer aux « petites personnes ». Le prochain procès, probablement celui de Gabriel Attal, portera sur un tweet lié à une soirée et à l’usage de 3-MMC. Il nous faudra alors exhumer les archives, expliquer qui a fait quoi, avec qui, identifier les sources, révéler quels conseillers l’ont trahi, et ainsi de suite. Ce procès, très médiatique, captivera sans doute la jeune génération. Il permettra également de mettre en lumière le 3-MMC comme un véritable phénomène de société. Ce produit cause des ravages, notamment dans la communauté homosexuelle, où il est responsable de nombreux décès. Pourtant, personne n’en parle. Le discours dominant se limite à nier son existence : « Non, ça n’existe pas », « Palmade n’a rien pris », « Ce n’est pas nous, ce sont les autres ». Tout le monde est dans un déni absolu.
Ce procès sera l’occasion de rendre hommage à toutes les victimes d’overdoses ces dernières années. Avant-hier encore, l’ancien conseiller de Douste-Blazi a été retrouvé mort, à la suite d’une soirée de « chemsex ». Deux hommes sont actuellement en garde à vue. Quel que soit le fil de la pelote que l’on tire – celle de Zoé Sagan ou une autre –, tout mène invariablement à l’Élysée ou à Matignon. C’est à la fois amusant et fortuit.

Rdv donc après le 10 juillet. Cette date est capitale. Pour la première fois, sauf empoisonnement ou autre stratagème d’ici le 10 juillet, Maître Branco et moi-même serons en action ensemble. Depuis six ans, des moyens colossaux ont été déployés pour empêcher cette collaboration. C’était un ordre élyséen explicite. Comme je l’ai dit à Juan, j’ai beaucoup perdu au cours de ces six dernières années, mais j’ai gagné quelque chose d’inestimable : une grande amitié. Certaines amitiés n’ont pas de prix. Pour tout le reste il y aura bientôt Zoé face à "Brigitte".
À très vite. Et encore merci d’être là, de jour comme de nuit, le corps chaud comme le corps froid. On n’oubliera jamais cette année et encore moins celle qui vient.








